Laurent-Joseph Murith

| Naissance | |
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| Décès |
(à 74 ans) Martigny |
| Nom de naissance |
Laurent-Joseph Murith |
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| Formation | |
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| Famille |
Descendance au Brésil (famille Mury) |
| Abréviation en botanique |
Murith |
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| Notaire apostolique |
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Laurent-Joseph Murith, né le à Sembrancher et mort le à Martigny, est un savant suisse, chanoine de la congrégation du Grand-Saint-Bernard[Note 1].
Auteur de nombreuses découvertes archéologiques au Mont-Joux[Note 2], il s'est illustré dans les sciences naturelles, notamment la minéralogie et la botanique.
Biographie
Famille et formation
Laurent-Joseph Murith naît du mariage de Joseph Murith, tanneur, et d'Anne-Marie Castella. Il étudie au collège de Barnabites, à Aoste, puis chez les pères jésuites à Sion.
Entré au noviciat de l’hospice du Grand-Saint-Bernard le [1], il participe aux fouilles archéologiques sur le Plan-de-Jupiter. Il prononce ses vœux solennels le .
Recherches scientifiques et ascension
Laurent-Joseph Murith est ordonné prêtre le . En 1775, il devient prieur claustral de l’hospice du Grand-Saint-Bernard. Il entretient une correspondance scientifique suivie avec le savant genevois Horace-Bénédict de Saussure.
Le , il réalise la première ascension du mont Vélan (3 727 m). En 1781, il guide Saussure au glacier d'Otemma, où le savant observe pour la première fois la structure veinée de la glace.
En , il accompagne le Premier consul Napoléon Bonaparte lors du célèbre passage de l'armée française au col du Grand-Saint-Bernard.
En 1810, il publie son œuvre majeure, Le Guide du botaniste qui voyage dans le Valais, recensant environ 1 930 espèces. En 1815, il figure parmi les membres fondateurs de la Société suisse des sciences naturelles (aujourd'hui l'Académie suisse des sciences naturelles)[2].
Postérité et hommages
Botanique et l'Artemisia murithii
En reconnaissance de ses travaux sur la flore des zones glaciaires, l'espèce alpine Artemisia genipi (génépi noir) a été nommée par des botanistes du XIXe siècle sous le synonyme de Artemisia murithii. Bien que ce nom soit aujourd'hui considéré comme un synonyme historique, il témoigne de son influence durable sur la botanique alpine.
Sociétés savantes
En 1861, la « société murithienne du Valais » est fondée en son honneur, devenue aujourd'hui La Murithienne, société valaisanne des sciences naturelles[3].
Ouvrages
- Laurent-Joseph Murith, Le guide du botaniste qui voyage dans le Valais, avec un catalogue des plantes de ce pays et de ses environs, Lausanne, Henri Vincent, , 107 p. (DOI 10.3931/e-rara-8477, lire en ligne).
- Catalogue géologique (manuscrit décrivant les roches du Valais).
- Catalogue des monnaies romaines et gauloises (plus de 500 pièces trouvées au Grand-Saint-Bernard).
Notes et références
Notes
- ↑ La congrégation du Grand-Saint-Bernard porte officiellement le nom de congrégation des chanoines réguliers des saints-Nicolas-et-Bernard-de-Mont-Joux.
- ↑ Le col du Mont-Joux est l'ancien nom du col du Grand-Saint-Bernard
Références
- ↑ « Archives du Grand-Saint-Bernard : Laurent-Joseph Murith », sur www.digi-archives.org (consulté le )
- ↑ Article Laurent-Joseph Murith dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.
- ↑ « Historique de la Murithienne », sur lamurithienne.ch (consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
- La Murithienne
- Artemisia genipi
- Hospice du Grand-Saint-Bernard
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