Laurent-Olivier David

Laurent-Olivier David
Illustration.
Fonctions
Sénateur de Mille Isles

(23 ans, 2 mois et 4 jours)
Prédécesseur Louis François Rodrigue Masson
Successeur Napoléon Kemner Laflamme
Député à l'Assemblée législative du Québec

(3 ans, 8 mois et 3 jours)
Circonscription Montréal-Est
Prédécesseur Louis-Olivier Taillon
Successeur Abolition du district
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Montréal
Date de décès
Lieu de décès Outremont
Sépulture Cimetière Notre-Dame-des-Neiges
Parti politique Parti libéral du Québec,
Parti libéral du Canada
Entourage Famille David
Profession Avocat et journaliste

Laurent-Olivier David, né à Montréal le et mort à Outremont le , est un avocat, journaliste, homme politique et historien canadien-français.

Biographie

Journaliste

Natif de Sault-au-Récollet (Montréal) et fils de Stanislas David et d'Élisabeth Tremblay, il étudie au Séminaire de Sainte-Thérèse et fait son droit au Collège Sainte-Marie de Montréal[1]. Il est admis au barreau du Bas-Canada en 1864. Parallèlement à sa pratique du droit, qu'il exerce avec Joseph-Alfred Mousseau, il mène aussi une carrière journalistique.

Il collabore au journal L'Union nationale (1864-1867) et fonde une succession de journaux auxquels il collaborera avec notamment Ludger Labelle, Louis-Victor Sicotte, Joseph-Adolphe Chapleau, George-Édouard Desbarats et Joseph-Alfred Mousseau : Le Colonisateur (1862-1863), L'Opinion publique (1870-1873), Le Bien public (1874-1876), et Le Courrier de Montréal (1874-1876). Il collabore également à La Tribune et Le Temps.

Carrière politique

David brigue les suffrages à plusieurs reprises en tant que candidat libéral. Il est défait en 1867 et en 1875, avant d'être finalement élu à l'Assemblée législative en 1886 dans Montréal-Est. Il ne se représente pas à l'élection provinciale de 1890. Sur la scène fédérale, il est défait en 1878 dans Hochelaga, en 1891 dans Montréal-Est et dans Napierville à l'occasion d'une élection partielle en 1892. En 1903, il devient le sénateur de Mille-Isles. On lui propose d'être le lieutenant-gouverneur des Territoires du Nord-Ouest, offre qu'il refuse.

Traducteur à la Chambre des communes du Canada de 1876 à 1878 et greffier du conseil municipal de Montréal, de 1892 à 1918, il préside la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal de 1887 à 1893. Il fonde le Monument-National, est membre de la Société royale du Canada, dont il a présidé la section francophone, et participe aux réunions du Club canadien.

David est l'auteur de plusieurs ouvrages historiques concernant la rébellion des Patriotes, Charles-Michel d'Irumberry de Salaberry, Wilfrid Laurier et les hommes de son temps. En France, pays qui lui remit la Légion d'honneur en 1911, il érige un monument en mémoire du général Montcalm.

David apparaît comme une figure représentative du catholicisme libéral du Québec à la fin du XIXe siècle. Il s'insurge contre les attaques des orangistes envers les Canadiens français mais réprouve presque autant les directives de son propre évêque, Ignace Bourget. Les principes qu'il défend sont condamnés dans l'encyclique Mirari Vos.

Il meurt à Outremont le , à l'âge de 86 ans. Il est enterré au cimetière Notre-Dame-des-Neiges[2].

Il est le père de l'homme politique Athanase David, le grand-père du cardiologue et sénateur Paul David et l'arrière grand-père du professeur de sciences politiques à l'UQAM Charles-Philippe David, de la députée de Québec solidaire Françoise David[3]et de la ministre Hélène David.

Ouvrages

  • Biographies canadiennes, 1872
  • Sir Louis-Hippolyte Lafontaine, 1872
  • Monseigneur Plessis, 1872
  • Monsieur Isaac S. Desaulniers, 1883
  • Biographies et portraits, 1876
  • Il y a cent ans, 1876
  • Le Héros de Châteauguay, 1883
  • Les Patriotes de 1837-1838, 1884[4]
  • Mes contemporains, 1894
  • Les Deux Papineau, 1896
  • Le Clergé canadien, sa mission et son œuvre, 1896
  • L'union des deux Canadas, 1841-1867, 1898
  • Le Drapeau de Carillon, 1902
  • Laurier et son temps, 1905
  • Histoire du Canada depuis la Confédération, 1909
  • Souvenirs et biographies, 1911
  • Mélanges historiques et littéraires, 1917
  • Laurier, sa vie, ses œuvres, 1917
  • Les Gerbes canadiennes, 1921
  • Au soir de la vie, 1924

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. Jean Landry, Dictionnaire biographique du Canada (lire en ligne), « David, Laurent-Olivier »
  2. Répertoire des personnages inhumés au cimetière ayant marqué l'histoire de notre société, Montréal, Cimetière Notre-Dame-des-Neiges, 44 p.
  3. « La famille David », sur Radio-Canada.ca
  4. Jules Verne utilise cet ouvrage pour rédiger les parties historiques de son roman Famille-Sans-Nom où L.-O. David est cité dans le premier chapitre de la deuxième partie. Cf. Alexandre Tarrieu, Dictionnaire des personnes citées par Jules Verne, vol. 1 : A-E, éditions Paganel, 2019, p. 243-244
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