Lavercantière

Lavercantière
Lavercantière
Le château de Lavercantière et l'église Saint-Quirin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Gourdon
Intercommunalité CC Cazals-Salviac
Maire
Mandat
Gérard Besombes
2025-2026
Code postal 46340
Code commune 46164
Démographie
Population
municipale
234 hab. (2023 en évolution de −4,1 % par rapport à 2017)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 38′ 18″ nord, 1° 19′ 11″ est
Altitude Min. 192 m
Max. 355 m
Superficie 14,99 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Gourdon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Gourdon
Législatives 1re circonscription du Lot
Localisation
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Lavercantière
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Lavercantière
Liens
Site web https://www.lavercantiere.com/

Lavercantière est une commune française, située dans l'ouest du département du Lot en région Occitanie.

Cette commune rurale de la Bouriane dispose d'un patrimoine naturel remarquable composé d'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Géographie

La commune se trouve dans la Bouriane, une région naturelle sablonneuse et collinaire couverte de forêt avec comme essence principale des châtaigniers.

Elle est située à 16 km de Gourdon.

La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Gourdon ainsi que dans son bassin de vie, et dans la zone d'emploi de Cahors[I 1]

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Dégagnac, Gindou, Peyrilles, Rampoux et Thédirac.

Communes limitrophes de Lavercantière[1]
Rampoux Dégagnac
Gindou Lavercantière[1] Peyrilles
Thédirac

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 14,99 km2 ; son altitude varie de 192 à 355 mètres[2].

Hydrographie

Carte hydrographiqie et des infrastructures de trabnsport de la commune.

La commune est située dans le bassin de la Dordogne

Elle est drainée par le ruisseau de l'Ourajoux et par divers autres petits cours d'eau.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[5] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Aquitaine, Gascogne » et « Ouest et nord-ouest du Massif Central »[6]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 921 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 6,8 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Gourdon à 12 km à vol d'oiseau[9], est de 13,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 823,0 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −19 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[12], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité

Espaces protégés

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[13],[14].

La commune fait partie de la zone de transition du bassin de la Dordogne, un territoire d'une superficie de 1 880 258 ha reconnu réserve de biosphère par l'UNESCO en [15],[16].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

Carte de la ZNIEFF de type 1 localisée sur la commune.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Une ZNIEFF de type 1[Note 3] est recensée sur la commune[17] : les « landes, bois et zones tourbeuses du Frau de Lavercantière, hauts-vallons des ruisseaux du Degagnazès, de la Malemort et du Rivalès » (1 406 ha), couvrant 6 communes du département[18].

Urbanisme

Typologie

Au , Lavercantière est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2].

Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Gourdon, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 22 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (61,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (59 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (57,7 %), zones agricoles hétérogènes (34,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,4 %), prairies (2,2 %), terres arables (1,4 %), mines, décharges et chantiers (0,4 %)[19].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement

En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 173, alors qu'il était de 164 en 2016 et de 162 en 2011[I 5].

Parmi ces logements, 65 % étaient des résidences principales, 31,6 % des résidences secondaires et 3,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 98,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0,5 % des appartements[I 6].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Lavercantière en 2022 en comparaison avec celle du Lot et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (31,6 %) supérieure à celle du département (18,3 %) et à celle de la France entière (9,7 %).

Le logement à Lavercantière en 2022.
Typologie Lavercantière[I 6] Lot[I 7] France entière[I 8]
Résidences principales (en %) 65 71,5 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 31,6 18,3 9,7
Logements vacants (en %) 3,4 10,2 8

Voies de communication et transports

La commune est excentrée par rapport aux grands axes de communication du secteur, et est desservie par la RD 6, qui la relie aux localités avoisinantes.

La commune est traversée par la ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon, dont la station la plus proche est la gare de Gourdon, desservie par :

Risques naturels et technologiques

Le territoire de la commune de Lavercantière est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[20]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[21].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Ourajoux. La cartographie des zones inondables en ex-Midi-Pyrénées réalisée dans le cadre du XIe Contrat de plan État-région, visant à informer les citoyens et les décideurs sur le risque d’inondation, est accessible sur le site de la DREAL Occitanie[22]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993 et 1999[23],[20].

Lavercantière est exposée au risque de feu de forêt du fait de la présence sur son territoire du massif Ouest. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies a été approuvé par arrêté préfectoral le pour la période 2015-2025. Les propriétaires doivent ainsi couper les broussailles, les arbustes et les branches basses sur une profondeur de 50 mètres, aux abords des constructions, chantiers, travaux et installations de toute nature, situées à moins de 200 mètres de terrains en nature de bois, forêts, plantations, reboisements, landes ou friches. Le brûlage des déchets issus de l’entretien des parcs et jardins des ménages et des collectivités est interdit. L’écobuage est également interdit, ainsi que les feux de type méchouis et barbecues, à l’exception de ceux prévus dans des installations fixes (non situées sous couvert d'arbres) constituant une dépendance d'habitation[24].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Lavercantière.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines), des éboulements, chutes de pierres et de blocs, des glissements de terrain et des tassements différentiels[25]. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[26].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 98,4 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,7 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 164 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 161 sont en aléa moyen ou fort, soit 98 %, à comparer aux 72 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[27],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[26].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 2011 et 2020 et par des mouvements de terrain en 1999[20].

Risques technologiques

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une infrastructure ferroviaire. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[28].

Toponymie

Le toponyme Lavercantière est basé sur le mot occitan lo vèrnhe issu du gaulois verno qui désigne un arbre : l'aulne. Lavercantière désigne un taillis d'arbres et d'osiers[29].

La commune est dénommée Lavercantièra en occitan.

Histoire

Moyen Âge

En 1200 dans les Coutumes de Lavercantière Alphonse de Poitiers, seigneur de Lavercantière, donne le Frau, terre boisée de chênes, aux habitants de Lavercantière. UIltérieurement, le bois de cette forêt est utilisée pour la fabrication du fer, les vestiges de fours sont nombreux. Totalement déboisée, ce n'est que depuis quelques décennies[C'est-à-dire ?] que le Frau a fait l'objet de mesures de plantations de forêts.[réf. nécessaire]

Auparavant, le Frau n'était qu'une lande de fougères et de bruyères.[réf. nécessaire]

Temps modernes

Le eu lieu à Lavercantière un évènement remarquable pour cette petite paroisse : Pierre-Joseph de Lastic-Lescure, oncle de la marquise de Lavercantière et évêque de Rieux, en l'absence de l'évêque de Cahors, alors à Paris, y ordonne cinq prêtres, trois diacres séculiers, trois chartreux et deux chanoines réguliers, qui y sont venus de Cahors pour cela[30].

Révolution française et Empire

La commune, instituée par la Révolution française, absorbe dès les années 1790-1794 celle de Saint-Martin-le-Désarnat[2].

Époque contemporaine

En 1821, la commune s'étend à nouveau en absorbant une partie de celle de Dégagnazès, le surplus étant intégré à Peyrilles, Rampoux, Thédirac et Uzech[2].

Politique et administration

La mairie.

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement de Gourdon du département de du Lot[I 1].

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Salviac[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Gourdon[I 1].

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription du Lot.

Intercommunalité

Lavercantière était membre de la petite communauté de communes du Pays de Salviac, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1995 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Conformément aux prescriptions de la loi de réforme des collectivités territoriales du , qui a prévu le renforcement et la simplification des intercommunalités et la constitution de structures intercommunales de grande taille, celle-ci a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes Cazals-Salviac dont est désormais membre la commune[I 1].

Liste des syndics d'Ancien Régime et des maires

Liste des consuls de Lavercantière
sous l'Ancien Régime[31]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1734   Pierre Boisset    
1737   Maury Potenegre    
1738   Maury Pousille    
1739   Marc Bonafous    
1740   M. Rosières    
1741   M. Besson    
1742   François Cabanes    
1748   Martin de Poutery    
1750   M. Cassan de Pedamié    
1753 1754 M. Berrié    
1755   M. Boisset    
1756   Marc Maury    
1757   Antoine Delmon    
1758   Marc Course    
1759   M. Pouteau    
         
1761   M. Boisset    
         
1763   Maury Delrat    
1767   Boisset Poucillhou    
1769   M. Coulas    
1770   M. Tandon    
1775   Jean Rosières    

Depuis la Révolution française, la commune est administrée par des maires successifs, qui sont :

Liste des maires successifs[32]
Période Identité Étiquette Qualité
1802 1815 Charles Boisset    
1815 1819 Antoine Raynal    
1819 1820 François Sourdes    
1821 1822 Pierre Manhes    
1822 1830 Jean Pierre Galan    
1830 1830 Pierre Manhes    
1830 1846 Antoine Bargues    
1846 1871 Raymond Galan    
1871 1874 Aquilin Sourdes    
1874 1876 Pierre Galan    
1876 1878 Pierre Galan    
1878 1884 Aquilin Sourdes    
1884 1896 Pierre Galan    
1896 1908 Aquilin Sourdes    
1908 1914 Clément Sourdes    
1914 1919 Amédée Bouat    
1919 1925 Antoine Galet    
1925 1964 Amédée Floirac    
1964 1983 Léopold Pezet    
1983 février 2025[33] Gilles Vilard[34] PS Démissionnaire
février 2025[35] en cours
(au 17 janvier 2026)
Gérard Besombes   Ancien salarié chez "Renault trucks" à Cahors

Équipements et services publics

Population et société

Les habitants sont appelés les Vercantiérains ou Vercantiéraines.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[37].

En 2023, la commune comptait 234 habitants[Note 5], en évolution de −4,1 % par rapport à 2017 (Lot : +1,52 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5911 505889553539657672594608
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
643619604590606927903569560
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
555519504358335326302334212
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
209177160145152183237253235
2018 2023 - - - - - - -
248234-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Revenus

En 2018, la commune compte 102 ménages fiscaux[Note 6], regroupant 223 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 17 710 [I 9] (20 740  dans le département[I 10]).

Emploi

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 11] 7,4 % 11,6 % 8,8 %
Département[I 12] 7,3 % 8,9 % 9,6 %
France entière[I 13] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 148 personnes, parmi lesquelles on compte 69,6 % d'actifs (60,8 % ayant un emploi et 8,8 % de chômeurs) et 30,4 % d'inactifs[Note 7],[I 11]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et département, alors qu'en 2008 il était supérieur à celui du département et inférieur à celui de la France.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Gourdon, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 14]. Elle compte 83 emplois en 2018, contre 79 en 2013 et 77 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 91, soit un indicateur de concentration d'emploi de 91,2 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 50,2 %[I 15].

Sur ces 91 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 25 travaillent dans la commune, soit 28 % des habitants[I 16]. Pour se rendre au travail, 82,4 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 5,5 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 12,1 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 17].

Activités hors agriculture

21 établissements[Note 8] sont implantés à Lavercantière au [I 18]. Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 23,8 % du nombre total d'établissements de la commune (5 sur les 21 entreprises implantées à Lavercantière), contre 29,9 % au niveau départemental[I 19].

Agriculture

1988 2000 2010 2020
Exploitations 20 7 6 6
SAU[Note 9] (ha) 303 343 404 548

La commune est dans la « Bouriane », une petite région agricole occupant une partie de l'ouest du territoire du département du Lot[39]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 10] sur la commune est l'élevage de bovins, pour la viande[Carte 4]. Six exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020[Note 11] (20 en 1988). La superficie agricole utilisée est de 548 ha[41],[Carte 5],[Carte 6].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Château

Le château de Lavercantière, construit au XVIIe siècle et XVIIIe siècle, est inscrit au titre des monuments historiques depuis le protégeant : les façades et toitures, la salle dite des Gardes au rez-de-chaussée, l'escalier principal[42].

Le château se compose de deux bâtiments perpendiculaires l'un à l'autre, dotés de trois niveaux. Sur la façade extérieure des imbrications de pierre laissent penser que le plan initial n'a pas été complètement réalisé.

Le château de Lavercantière est une propriété privée, qui ne peut pas se visiter.

Entre 1942 et 1944 ce château a abrité et caché des juifs[43]. Louis Forestier, instituteur au château à cette époque, a contribué à cette action, il sera reconnu "Juste parmi les nations" par le comité français pour Yad Vashem.
Le , une cérémonie officielle a lieu à la mairie de Cahors pour lui rendre hommage, que soient associés celles et ceux qui ont accompagné ces actes généreux face à l'occupation nazie[44].

Églises

L'église Saint-Quirin

Le village a deux églises :

  • Église Saint-Quirin de Lavercantière. Dans le bourg, une église romane connue sous le vocable de Saint-Quirin fut une doyenneté de l'abbaye Saint-Pierre de Marcilhac-sur-Célé. L'édifice est référencé dans la base Mérimée et à l'Inventaire général Région Occitanie[45].
  • Église Saint-Martin-le-Désarnat de Saint-Martin. Au lieu-dit de Saint-Martin, cette ancienne paroisse est rattachée à la précédente. Elle porte le vocable de Saint-Martin-le-Désarnat. Cette église devait faire partie d'une ensemble abbatial fondé par l'abbaye d'ObazineAubazine, région du Limousin) vers 1150 et aujourd'hui disparu. Cette fondation sera un échec, une seconde fondation réussie est réalisée au XIIIe siècle à Léobard (département du Lot). L'abbaye prend le nom de Sainte-Marie de Gourdon, mais est plus connue sous la dénomination d'abbaye Nouvelle.

Monument aux morts

Le monument aux morts

Le monument aux morts de Lavercantière situé au cœur du village a été érigé en 1924 : il rend hommage aux poilus morts lors de la Première Guerre mondiale et à leurs familles[46].

Ce monument, réalisé par le sculpteur lotois Émile Mompart (1898-1972)[47], est un exemple de monuments aux morts dits pacifistes[48].

Le sculpteur a représenté une humble femme, le visage baissé et les mains jointes dans une attitude de recueillement. Sur le socle deux faces sont sculptées et représentent deux militaires. Émile Mompart a privilégié la langue d'oc, « langue du quotidien d'ordinaire jamais gravée », pour rédiger son inscription « Paoures droles » (pauvres enfants en français et « paures dròlles » en orthographe occitane normalisée)[47].

Le Frau

L'Office national des forêts et la commune ont réalisé un sentier d'interprétation dans le Frau. Ce circuit de promenade allie la découverte de l'environnement naturel et une étape sportive.

Le Frau possède une loge typique, qui est un abri végétal, construction rurale par l'homme en matériel végétal. Elle servait d'abri pour les animaux, elle a même servi d'habitation au début du XIXe siècle (au lieu-dit de Laville).

Personnalités liées à la commune

Pour approfondir

Bibliographie

  • Jean-Luc Obereiner, Contribution à la connaissance des couvertures végétales en haut Quercy, 2e partie : la chaumière de Laville (Lavercantière), dans Quercy-Recherche, No 43, novembre-, p. 11-19
  • Christian Lassure, Jean-Luc Obereiner, Une loge d'habitation du début du XIXe siècle à Laville, commune de Lavercantière (Lot), in L'architecture vernaculaire, CERAV, Paris, t. 5, 1981, p. 59-65
  • Christian Lassure, Les loges végétales de Lavercantière (Lot) : tradition locale ou apport extérieur ?, in L'architecture vernaculaire, CERAV, Paris, t. 14, 1990, p. 31-48

Articles connexes

Liens externes

Références

Site de l'Insee

  1. Insee, « Métadonnées de la commune de Lavercantière ».
  2. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  3. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Gourdon », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  5. « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Lavercantière - Section LOG T1 » (consulté le ).
  6. « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Lavercantière - Section LOG T1 bis » (consulté le ).
  7. « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans le Lot - Section LOG T1bis » (consulté le ).
  8. « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans la France entière - Section LOG T2 » (consulté le ).
  9. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Lavercantière » (consulté le ).
  10. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 dans le Lot » (consulté le ).
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Autres sources

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  47. Le monument aux morts de Lavercantière sus Lavercantiere.com
  48. Monument aux morts de Lavercantière « Le monument aux morts est inauguré en 1924 et fait actuellement partie des rares monuments aux morts dits pacifistes. ».

Notes et cartes

  • Notes
  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  6. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  7. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  8. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  9. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  10. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  11. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[40].
  12. Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).
  3. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
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