Lazare Goujon
| Lazare Goujon | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (7 ans, 11 mois et 30 jours) |
|
| Élection | 29 avril 1928 |
| Réélection | 8 mai 1932 |
| Circonscription | Rhône |
| Législature | XIVe et XVe (Troisième République) |
| Groupe politique | SOC |
| Prédécesseur | Circonscription créée |
| Successeur | Georges Lévy |
| Maire de Villeurbanne | |
| – (10 ans, 6 mois et 18 jours) |
|
| Prédécesseur | Michel Dupeuble |
| Successeur | Camille Joly |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Lazare Goujon |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Le Creusot |
| Date de décès | (à 90 ans) |
| Lieu de décès | 3e arrondissement de Lyon |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | SFIO |
| Profession | Instituteur |
Lazare Goujon, né le au Creusot (département de Saône-et-Loire)[1], mort le à Lyon (3e arrondissement)[2], est un homme politique français.
Entre 1924 et 1935, puis entre 1947 et 1954, il est élu maire de Villeurbanne.
Biographie
Son père, Philibert Goujon, est ouvrier aux aciéries du Creusot. D'abord ouvrier puis instituteur, Lazare Goujon effectue des études de médecine et exerce, à partir de 1895, à Lyon (cours Lafayette) puis à Villeurbanne (cours de la République)[3].
Durant la Grande Guerre, Lazare Goujon est mobilisé comme médecin-major, en 1914 à l'hôpital de Briançon puis celui de Vienne, à celui de Noisy-le-Sec en 1915, puis, en 1916, sur l'île de Lesbos, en Grèce, lors de l'expédition de Salonique. En 1918, il est démobilisé et se retire à Villeurbanne, cours de la République[4].
Il adhère à la SFIO à sa création en 1905[5]. Conseiller d'arrondissement[5], il entre au conseil municipal de Villeurbanne en , il en est ensuite élu maire en . En cette période, la ville connait de profondes mutations, avec l'installation de nombreuses usines[6]. Lazare Goujon planifie alors un aménagement d'envergure[6] avec la création d'un centre-ville moderne avec un hôtel-de-ville, une grande place, une piscine et des bains-douches, un palais du travail, un théâtre (l'actuel TNP) et comprenant le quartier des Gratte-ciel avec ses nombreux logements sociaux. L'ensemble de ces travaux seront menés en à peine 4 ans[6]. Mais avec la crise économique[7] et les manques de fonds pour poursuivre son projet urbain (prévu rue Paul-Verlaine, un ensemble d'immeubles ne sera jamais construit)[7], il est battu par les communistes lors des élections de 1935[7].
Il est député socialiste[5] du Rhône de 1928 à 1936.
Lors des élections municipales de 1947, il obtient un second mandat de maire, qu'il conserve jusqu'en 1954.
Distinctions et hommage
La place devant l'hôtel de ville de Villeurbanne est nommée en son honneur en 1966.
Notes et références
- ↑ Archives départementales de Saône-et-Loire, « État civil du Creusot, registre des naissances de 1869, vue 103 / 120, 5 E 153/35 »
, sur https://www.archives71.fr (consulté le )
- ↑ Archives municipales de Lyon, « État civil du 3e arrondissement de Lyon, registre des décès du 16 mars au 11 juillet 1960, vue 1 / 1, 2E3118 »
, sur https://www.fondsenligne.archives-lyon.fr (consulté le )
- ↑ Le Progrès, « Lazare Goujon, un maire constructeur et novateur »
, sur https://www.leprogres.fr, (consulté le )
- ↑ Archives départementales de Saône-et-Loire, « Registres matricules militaires, bureau de Chalon-sur-Saône, classe 1889, fiche GOUJON Lazare »
, sur https://www.archives71.fr (consulté le )
- Notice sur le site de l'Assemblée nationale : [lire en ligne].
- "Lazare Goujon, un maire constructeur et novateur", leprogrès.fr, 11 janvier 2015.
- "Les Gratte-Ciel du docteur Goujon" par Didier Mereuze, lacroix.com, 18 novembre 2005.
- ↑ « Lazare Goujon », base Léonore, ministère français de la Culture.
Articles connexes
Liens externes
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