Le Chemin solitaire
| Le Chemin solitaire | |
| Auteur | Arthur Schnitzler |
|---|---|
| Genre | Drame |
| Nb. d'actes | 5 |
| Dates d'écriture | 1903 |
| Version originale | |
| Titre original | Der einsame Weg |
| Langue originale | allemand |
| Pays d'origine | Autriche |
| Date de création | 13 février 1904 |
| Lieu de création | Deutsches Theater, Berlin |
| Date de création en français | 10 octobre 1989 |
| Lieu de création en français | Théâtre du Rond-Point (compagnie Renaud-Barrault) |
| Metteur en scène | Luc Bondy |
| Scénographe | Richard Peduzzi |
Le Chemin solitaire (allemand : Der einsame Weg) est une pièce de théâtre du dramaturge autrichien Arthur Schnitzler écrite en 1903, créée en 1904 à Berlin.
Argument
À Vienne, au début du XXe siècle, le peintre Julian Fichtner retrouve Gabriella, une ancienne maîtresse qu’il avait quittée pour mener sa vie d’artiste en toute indépendance. Gabrielle a épousé le professeur Wegrat, avec qui elle a eu deux enfants désormais adultes, Felix et Johanna. Gabriella souffre d'une maladie incurable et se sait condamnée ; elle avoue la vérité à ses enfants : Felix est en réalité le fils de Julian.
Julian veut d'essayer d'être un bon père pour Felix, mais le jeune homme est désormais profondément attaché au père qui l'a élevé. Johanna pour sa part se rebelle contre les souhaits de sa mère, refuse de se fiancer avec le docteur Reumann, car elle est amoureuse de Stephan von Sala, un ami de la famille qu'elle connaît depuis l'enfance. Mais von Sala est gravement malade et agonisant ; Johanna se suicide : la seule façon d'être avec son aimé est de mourir. Bouleversé par ce geste et désireux d'éviter une fin lente et douloureuse, von Sala se suicide lui aussi. Finalement, Wegrat et Julian perdent aussi Gabrielle et se retrouvent seuls face au chemin solitaire vers la vieillesse[1],[2].
Personnages
- Le professeur Wegrat, directeur de l'Académie des Beaux-Arts
- Gabriela Wegrat, son épouse
- Johanna Wegrat, leur fille
- Felix Wegrat, leur fils
- Stephan von Sala, ami des Wegrat
- Julian Fichtner, un artiste
- Irene Herms
- Franz Reumann, médecin
- Un domestique de Fichtner
- Un domestique de von Sala
- La camériste de Gabriela Wegrat[1]
Genèse
Arthur Schnitzler avait commencé à travailler sur sa pièce en 1900, créant les bases de l'action. Elle devait tourner autour du personnage d'un égoïste, celui de Julian. Il va ensuite progressivement faire évoluer sa trame pour intégrer le personnage de Félix pris entre deux pères. Il va aussi développer la psychologie de Julian.
Entre 1901 et 1903, Schnitzler remanie souvent le manuscrit et change plusieurs fois le titre, passant de Junggesellen (Célibataires) à Egoisten (Égoïstes), puis de Einsame Wege (Chemin solitaire) à Wege ins Dunkle (Chemin vers l'obscurité), avant d'aboutir au titre définitif de Der Einsame Weg (Le Chemin solitaire). Au fil de ces révisions, il a élargi le rôle de Felix afin de mettre davantage en avant le tourment du jeune homme et sa relation compliquée avec ses deux pères ; il la regroupe avec sa pièce Professor Bernhardi, écrite en 1899, pour arriver au texte actuel[3].
Mises en scène
- La pièce est créée en allemand le à Berlin au Deutsches Theater.
- 1962 : mise en scène d'Heinrich Schnitzler (de)[4].
- 1989 : mise en scène de Luc Bondy, adaptation de Michel Butel, décors de Richard Peduzzi, avec Édith Scob, Laurent Grévill, Didier Flamand, André Dussollier, Didier Sandre ; Bulle Ogier, Théâtre du Rond-Point (compagnie Renaud-Barrault) dans le cadre du Festival d'automne à Paris[5],[2].
- 2007 - 2012 : mise en scène du collectif Tg Stan à Anvers, puis tournée en France, notamment au Théâtre de la Bastille dans le cadre du Festival d'automne à Paris[8],[9],[10].
Notes et références
- Michel Butel 1989.
- « Arthur Schnitzler, l'explorateur », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Sol Liptzin 1931.
- ↑ Wolfgang Sabler, « Heinrich Schnitzler, passeur entre les cultures et les héritages », Études Germaniques, vol. 252, no 4, , p. 737 (ISSN 0014-2115, DOI 10.3917/eger.252.0737, lire en ligne
, consulté le ).
- ↑ « Le Chemin solitaire », sur Les Archives du Spectacle (consulté le )
- ↑ « Le chemin solitaire » (présentation de l'œuvre), sur l'Internet Movie Database.
- ↑ « Le Chemin solitaire : la Sept, 21 h. Le quatuor des solitudes », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « De Eenzame Weg (Le Chemin solitaire) », sur Les Archives du Spectacle (consulté le )
- ↑ « Le Chemin solitaire, d’Arthur Schnitzler », sur Radio France - Trois coups, (consulté le ).
- ↑ Fabienne Darge, « Dans les clairs-obscurs de l'inconscient. Le Chemin solitaire, d'Arthur Schnitzler, par la troupe d'acteurs tg STAN. Une réussite », Le Monde, (lire en ligne).
Bibliographie
Éditions, traductions
- Michel Butel (adaptateur, traducteur), Le Chemin solitaire, Paris, Actes Sud Papier, coll. « Théâtre », , 79 p. (ISBN 2-86943-218-6 et 978-2-86943-218-5, lire en ligne
). - (de) Anna Lindner (éditeur scientifique) et Isabella Schwentner (éditeur scientifique), Der einsame Weg : Historisch-kritische Ausgabe, Berlin, De Gruyter, , 2 vol. (VIII-1243 p.) (ISBN 9783111331737)Avec fac-similés de manuscrits.
Études
- (de) Alfred Doppler, « "Der Ästhet als Bösewicht—?" (Schnitzlers Schauspiel Der einsame Weg) » [« "L'Esthète comme méchant—?" (La pièce Le chemin solitaire de Schnitzler) »], Modern Austrian Literature, vol. 12, no 1, , p. 1-18 (lire en ligne
). - (en) Sol Liptzin, « The Genesis of Schnitzler's Der Einsame Weg » [« La genèse de Le Chemin solitaire de Schnitzler »], The Journal of English and Germanic Philology, vol. 30, no 3, , p. 392-404 (ISSN 0363-6941, lire en ligne
, consulté le ).
Liens externes
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