Le Cheval blanc (Gauguin)
Cheval blanc dans une rivière • Cavaliers sous bois

| Artiste | |
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| Lieu de création | |
| Type | |
| Technique | |
| Dimensions (H × L) |
140 × 91,5 cm |
| No d’inventaire |
RF 2616 |
| Localisation |
Le Cheval blanc est un tableau que Paul Gauguin réalise en 1898 à Tahiti, représentant un cheval en train de boire dans une petite rivière sous les ombrages, devant deux autres chevaux avec leurs cavaliers. Ce tableau est conservé au musée d'Orsay, à Paris.
Historique
Ce tableau est peint par Paul Gauguin en 1898 à Tahiti, pendant son deuxième séjour dans l'île[1].
Les titres de ce tableau sont Cheval blanc dans une rivière ou Cavaliers sous bois. Le Cheval blanc est un titre plus récent[2].
Il est une commande du pharmacien Ambroise Millaud[2], de Tahiti, qui refuse l'œuvre à cause des couleurs, trouvant le cheval trop vert[1].
Il figure ensuite dans la collection de Daniel de Monfreid jusqu'en 1927[1], quand il est acquis par les Musées nationaux[1], malgré l'opposition d'une partie du Comité des musées nationaux ; il intègre alors les collections du musée du Luxembourg jusqu'en 1932[3]. Il entre ensuite au musée du Louvre, puis il est affecté depuis 1986 au musée d'Orsay[1].
Description
Le tableau est réalisé en peinture à l'huile sur une toile de 140 × 91,5 cm[2].
Gauguin aime beaucoup l'arrière-pays de Tahiti où il a l'habitude de se promener[1]. Pourtant il ne représente pas ici la réalité d'une scène observée, mais bien sa vision idéalisée et imaginaire[1].
Un cheval blanc boit au milieu d'une rivière qui traverse l'ensemble du tableau, sous les ombrages qui donnent une teinte verte au cheval[1]. L'ensemble, vu en plongée, sans ciel ni horizon, est en vase clos[1]. Le premier plan est garni de lys et de fleurs imaginaires[1]. L'arbre dont on voit les branches est un Hibiscus tiliaceus appelé aussi bourao[1] ou purau.
Ce cheval blanc a sans doute un caractère symbolique, lié aux croyances tahitiennes, le blanc étant pour eux associé à la mort et au culte des divinités[1].
Derrière le cheval blanc figurent deux autres chevaux, montés à cru par des cavaliers nus[1], l'un tournant le dos et s'éloignant, l'autre passant de droite à gauche.
Le tableau a peu de profondeur, par l'échelonnement des plans et la verticalité qu'ils donnent[1]. Les couleurs sont hautement décoratives, avec des verts lumineux, des bleus profonds, des tons orangés contrastant, du rose, du cuivre[1].
L'ensemble dégage une grande sérénité, la composition en est « devenue une véritable icône »[1].
Notes et références
- « Le Cheval blanc », sur musee-orsay.fr, Musée d'Orsay (consulté le ).
- « Le Cheval blanc ; dit autrefois Cheval blanc dans une rivière ou Cavaliers sous bois », sur pop.culture.gouv.fr, Ministère de la Culture - POP : la plateforme ouverte du patrimoine (consulté le ).
- ↑ Bernard Gorski, Trois tombes au soleil : Gauguin, Stevenson, Gerbault, éditions l'Ancre de Marine, (lire en ligne).
Bibliographie
- Gabriele Mandel Sugana, Tout l'œuvre peint de Gauguin, Paris, Flammarion, , no 395.
- Isabelle Compin, Geneviève Lacambre et Anne Roquebert, Musée d'Orsay. Catalogue sommaire illustré des peintures, vol. 1, Paris, Réunion des musées nationaux, , p. 202-203.
- Stéphane Guégan, Gauguin, Paris, Musée d'Orsay, Skira et Flammarion, coll. « Little M'O », , p. 24-25 ; reproductions p. 25 (détail) et p. 33.
Liens externes
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