Le Corsaire (torpilleur)
| Le Corsaire | |
Un de ses sister ship, Le Hardi au mouillage | |
| Autres noms | Sirocco (1er avril 1941) |
|---|---|
| Type | torpilleur |
| Classe | classe Le Hardi |
| Histoire | |
| A servi dans | |
| Chantier naval | Forges et chantiers de la Méditerranée, La Seyne-sur-Mer |
| Commandé | 24 mai 1937 |
| Quille posée | 31 mars 1937 |
| Lancement | 14 novembre 1939 |
| Commission | 1er juillet 1941 |
| Statut | Sabordé le 27 novembre 1942 |
| Équipage | |
| Équipage | 187 officiers et hommes du rang |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 117,2 m |
| Maître-bau | 11,1 m |
| Tirant d'eau | 3,8 m |
| Déplacement | 1800 tonnes |
| À pleine charge | 2577 tonnes |
| Propulsion |
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| Puissance | 58000 ch (42659 kW) |
| Vitesse | 37 nœuds (69 km/h) |
| Caractéristiques militaires | |
| Armement |
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| Rayon d'action | 3100 milles marins (5700 km) à 10 nœuds (19 km/h) |
| Pavillon | Royaume d'Italie |
Le Corsaire est l’un des douze torpilleurs de classe Le Hardi construits pour la Marine nationale française à la fin des années 1930. Pendant la bataille de France, le bâtiment navigue vers l’Algérie française pour éviter d’être saisi par les Allemands, bien qu’il soit encore en construction. Toujours en construction, il a été rebaptisé Sirocco au début de l’année 1941. Il a été achevé plus tard cette année-là et immédiatement placé en réserve. Le torpilleur était l’un des navires sabordés pour empêcher leur capture en lorsque les Allemands occupèrent la France de Vichy. Le Sirocco a été récupéré par la Regia Marina (Marine royale italienne) et remorqué en Italie en 1943. Capturé par les Allemands après l’armistice signé par les Italiens en septembre, le bâtiment a été sabordé par les Allemands à la fin de l’année 1944 et démoli plus tard.
Conception
La classe Le Hardi a été conçue pour escorter les cuirassés rapides de la classe Dunkerque et pour contrer les grands destroyers des classes Navigatori italienne et Fubuki japonaise[1]. Ces bâtiments étaient longs de 117,2 mètres, larges de 11,1 mètres[2] avec un tirant d'eau de 3,8 mètres. Déplaçant 1 772 tonnes (lège) et 2 577 tonnes à pleine charge, ils étaient propulsés par deux turbines à vapeur à engrenages, chacune entraînant un arbre d'hélice, utilisant la vapeur fournie par quatre chaudières à circulation forcée Sural-Penhoët. Les turbines ont été conçues pour fournir 58 000 chevaux (42 659 kW), procurant une vitesse maximale de 37 nœuds (69 km/h). Avec 470 tonnes de mazout, leur autonomie était de 3 100 milles marins (soit 5 700 km) à 10 nœuds (19 km/h). L’équipage était composé de 10 officiers et de 177 marins[3].
L’armement principal des torpilleurs de la classe Le Hardi consistait en six canons de 130 mm modèle 1932 dans trois tourelles jumelées, une à l’avant et les deux autres (dont une surélevée) à l’arrière des superstructures. Leur armement antiaérien se composait d’un affût double pour les canons de 37 mm modèle 1925 sur la superstructure arrière et de deux mitrailleuses Hotchkiss de 13,2 mm modèle 1929 antiaériennes sur le toit des treuils d’obus pour la tourelle avant de 130 mm. Ces bâtiments étaient dotés d'une plateforme triple et de deux plateformes doubles de tubes lance-torpilles de 550 millimètres, toutes au-dessus de la ligne de flottaison. Une paire de rampes de lancement de grenades anti-sous-marines était montée à l’arrière, dotée d'une douzaine de grenades anti-sous-marines de 200 kilogrammes[4].
Carrière
Commandé le , le Corsaire a été construit par les Forges et chantiers de la Méditerranée dans leur chantier naval de La Seyne-sur-Mer. Il a été mis en chantier le et lancé le . Le navire était achevé à 82 % et dépourvu de ses canons lorsque les Français se rendirent le . Néanmoins, le Corsaire rejoignit ce jour-là un convoi à destination d’Oran, en Algérie française. Après l’attaque de Mers el-Kébir menée par les Britanniques le contre les navires de la marine française, le Corsaire rejoignit son navire jumeau le Casque et ils atteignirent Toulon le [5].
Le , le Corsaire est rebaptisé Sirocco en mémoire du torpilleur du même nom coulé en 1940 lors de l’évacuation de Dunkerque. Il est rentré en service le , bien qu’il ait été placé en réserve. Lorsque les Allemands occupèrent la France de Vichy le , le Sirocco fut sabordé par son équipage. Les Italiens le renflouèrent le et le rebaptisèrent FR32. Le navire est remorqué le à Gênes, en Italie, où il est capturé par les Allemands en septembre. Il y est sabordé une seconde fois le en tant que blockship et démoli ensuite[6],[7],[8].
Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « French destroyer Siroco (1939) » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Jordan & Moulin, p. 180-181.
- ↑ Roberts, p. 270.
- ↑ Jordan & Moulin,, p. 181-186, 190.
- ↑ Jordan & Moulin, p. 186-190.
- ↑ Jordan et Moulin 2015, p. 182, 231-233, 236.
- ↑ Jordan et Moulin 2015, p. 182, 236-237, 249.
- ↑ Rohwer 2005, p. 272.
- ↑ Whitley 1988, p. 52.
Bibliographie
- (en) Roger Chesneau, Conway's All the World's Fighting Ships 1922-1946, New York, Mayflower Books, (ISBN 0-8317-0303-2), p. 255-279.
- (en) John Jordan et Jean Moulin, French Destroyers: Torpilleurs d'Escadre & Contre-Torpilleurs 1922-1956, Barnsley, UK, Seaforth Publishing, (ISBN 978-1-84832-198-4).
- (en) Jürgen Rohwer, Chronology of the War at Sea 1939–1945: The Naval History of World War Two, Annapolis, Maryland, Naval Institute Press, (ISBN 1-59114-119-2).
- (en) M. J. Whitley, Destroyers of World War Two: An International Encyclopedia, Annapolis, Maryland, Naval Institute Press, (ISBN 0-87021-326-1).
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