Le Coup de l'escalier
| Titre original | Odds Against Tomorrow |
|---|---|
| Réalisation | Robert Wise |
| Scénario |
Abraham Polonsky Nelson Gidding |
| Acteurs principaux |
Harry Belafonte Robert Ryan Shelley Winters |
| Sociétés de production | HarBel Productions |
| Pays de production |
|
| Genre |
Film noir Thriller |
| Durée | 96 min |
| Sortie | 1959 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Le Coup de l'escalier (titre original : Odds Against Tomorrow) est un film américain réalisé par Robert Wise (1914-2005), sorti en 1959.
Synopsis
Dave Burke (Ed Begley), ancien policier licencié injustement, veut cambrioler une banque avec un plan qui semble facilement réalisable. Pour cela, il réunit Earle Slater (Robert Ryan), un ancien soldat ne réussissant pas à retrouver sa place dans la société, et de Johnny Ingram (Harry Belafonte), un chanteur noir criblé de dettes. Le film s’intéresse plus à la psychologie des personnages, à commencer par Earle Stater, un raciste qui ne supporte pas Johnny Ingram, qu’au casse proprement dit qui ne dure que quelques minutes et vire au fiasco.
Fiche technique
- Titre français : Le Coup de l'escalier
- Titre original : Odds Against Tomorrow
- Réalisation : Robert Wise
- Scénario : Abraham Polonsky (sous le nom de John O. Killens) et Nelson Gidding d'après le roman de William P. McGivern
- Décors : Leo Kerz
- Costumes : Anna Hill Johnstone
- Photographie : Joseph C. Brun
- Montage : Dede Allen
- Musique : John Lewis
- Production : Robert Wise ; Harry Belafonte (coproducteur) ; Phil Stein (producteur associé)
- Société de production : HarBel Productions
- Société de distribution : United Artists
- Pays de production :
États-Unis - Langue : anglais
- Format : Noir et blanc — 35 mm — 1,37:1 — Son : Mono (RCA)
- Genre : Drame, policier, thriller
- Durée : 96 minutes
- Dates de sortie :
- États-Unis :
- France :
Distribution
- Harry Belafonte (VF : Georges Aminel) : Johnny Ingram
- Robert Ryan (VF : Claude Bertrand) : Earle Slater
- Shelley Winters (VF : Claire Guibert) : Lorry
- Ed Begley (VF : Jacques Berlioz) : Dave Burke
- Gloria Grahame : Helen
- Will Kuluva (VF : Stéphane Audel) : Bacco
- Kim Hamilton : Ruth Ingram
- Mae Barnes (VF : Mona Dol) : Annie, la chanteuse dans le bar
- Richard Bright : Coco
- Carmen De Lavallade : Kittie
- Lew Gallo (VF : Serge Sauvion) : Moriarty
- Paul Hoffman (VF : Henry Djanik) : Garry
- Fred J. Scollay (VF : Jean Amadou) : Ed Connoy
- Lois Thorne : Edie Ingram
- Wayne Rogers (VF : Jean-Pierre Duclos) : le soldat dans le bar
- Zohra Lampert : la fille dans le bar
- Allen Nourse (VF : Albert Montigny) : Melton
- Diana Sands : l'hôtesse du club (non créditée)
Genèse et changement de la fin originelle
Dans l'histoire originelle, le raciste et le noir finissaient par s'entraider, mais cela ressemblait trop au dénouement de La Chaîne de Stanley Kramer sorti peu de temps avant. Le racisme est donc montré ici sous son côté le plus destructeur. « Le racisme est le sujet de Odds against tomorrow, a expliqué Robert Wise. C’est Harry Belafonte qui m’a contacté pour que je réalise le film car sa compagnie en possédait les droits et il avait déjà développé un scénario. Je me suis senti très concerné par ce thème. À la fin du script original et du roman, le blanc et le noir, au lieu de s’entretuer, devenaient amis. Cela ressemblait trop à The Defiant ones (La chaîne, avec Tony Curtis et Sidney POITIER). Pourquoi ne pas dire que la "haine détruit » ? ai-je demandé à Harry. Et j’ai changé le dénouement. Je ne suis pas sûr d’avoir eu raison, mais le film bénéficie d’une bonne atmosphère. »[1]
Postérité
Jean-Pierre Melville se vantait d'avoir vu ce film 120 fois. Il était un de ses préférés[2],[3].
Titre français du film
Le titre français du film vient d’une expression tombée en désuétude qui aurait signifié «jouer à l'aveugle» ou «à quitte ou double».
Notes et références
- ↑ Danièle Grivel et Roland Lacourbe, Robert Wise, Filmo 11 – Ed. Edilig, .
- ↑ (en) Philip French, « Philip French's classic DVD: Odds Against Tomorrow », sur The Guardian, (consulté le ).
- ↑ Jean-Michel Frodon, « The Filmmaker as Undercover Dandy. », Cineaste, vol. 45, no 3, , p. 8-15.
Voir aussi
Bibliographie
- Gisèle Montbriand, « Le Coup de l’escalier (analyse) », Séquences, no 33, , p. 61-66 (lire en ligne).
Liens externes
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- Portail du cinéma américain
- Portail des années 1950