De haut en bas, de gauche à droite : panorama de la baie de Somme ; le train à vapeur de la baie de Somme ; la promenade Jules Noiret ; l'église Saint-Firmin ; l'hôtel Les Tourelles ; la statue de Jeanne d'Arc ; la sortie du port ; les moutons des prés salés ; le panorama du Crotoy depuis le bassin de chasse.
La superficie de la commune est de 16,32 km2 ; son altitude varie de 2 à 14mètres[4].
Le Crotoy est une station balnéaire proche du littoral de la Manche située sur le rivage nord, au fond de la baie de Somme. Sa caractéristique est d'être une plage de sable fin exposée plein sud (d'où le nom de plage blanche, ou le slogan contemporain : « Le Crotoy, plage plein sud » se substituant à "Seule plage du Nord exposée au Midi.").
Hydrographie
Réseau hydrographique
Le quai Courbet au Crotoy.Réseau hydrographique du Crotoy.
Au nord, le territoire communal est limité par le lit du petit fleuve côtier la Maye.
Elle est drainée par la Maye, le canal de la Maye, le canal du Marquenterre, le ruisseau de Becquerelle, la Course de la Mayette[5], la Bassée[6], la Course des routieux[7], la Course du bas broutel[8], la rivière du Dien[9], le Crotoy[10], le fleuve la Maye[11], le fossé des plainières[12], le noc bout d'homme[13] et divers autres petits cours d'eau[Carte 1].
La Maye, d'une longueur de 38 km, prend sa source dans la commune de Fontaine-sur-Maye,à l'altitude de 40 mètres, et se jette dans la baie de Somme en limite des communes de Saint-Quentin-en-Tourmont et du Crotoy, après avoir traversé dix communes[14]. Les caractéristiques hydrologiques de la Maye sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 1,01 m3/s[Note 3]. Le débit moyen journalier maximum est de 5,17 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 7,3 m3/s, atteint le [15].
Le canal de la Maye, d'une longueur de 11 km, prend sa source dans la commune de Bernay-en-Ponthieu et se jette dans la baie de Somme au niveau du port de plaisance du Crotoy, après avoir traversé quatre communes[16].
Le canal du Marquenterre, d'une longueur de 11 km, prend sa source dans la commune de Quend et se jette dans le canal de la Maye au niveau du port de plaisance du Crotoy, après avoir traversé quatre communes[17].
Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : Foraines de Saint-Firmin (215,7 ha) et les étangs des Morettes (0,8 ha)[Carte 1],[18].
Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Somme aval et Cours d'eau côtiers ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 835 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Somme canalisée. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte d'aménagement hydraulique du bassin versant de la Somme (AMEVA)[19].
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[20]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[21]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[22] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[23]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[24],[25].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 772 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 8,3 jours en juillet[20]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cayeux-sur-Mer à 10 km à vol d'oiseau[26], est de 11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 761,1 mm[27],[28].
La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,8 °C, atteinte le [Note 4].
Des plans d'eau sont situés dans le marais communal. Des nichées de cygnes, colverts, poules d'eau, foulques et occasionnellement des cigognes, aigrettes, spatules, hérons… y évoluent en liberté.
Les carrières d'extraction de galets, de l'autre côté de la route, forment un plan d'eau de plusieurs kilomètres de long.
Les zones humides locales constituent une partie du site Ramsar de la Baie de Somme et des marais arrière-littoraux (28 communes) dont l'avifaune atteint 365 espèces d'oiseaux sur plus de 19 000 hectares[30].
Urbanisme
Typologie
Au , Le Crotoy est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[31].
La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[34]. Des dispositions spécifiques d'urbanisme s'y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l'équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d'urbanisme le prévoit[35].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de donnéeseuropéenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (67,1 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (43,3 %), prairies (16,6 %), eaux continentales[Note 5] (15,3 %), zones urbanisées (9,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (9,1 %), mines, décharges et chantiers (3,1 %), zones humides côtières (1,7 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1,3 %)[36].
L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].
Lieux-dits, hameaux et écarts
La commune du Crotoy est composée de deux agglomérations, Le Crotoy et Saint-Firmin-lès-Crotoy qui dispose d'une mairie annexe. Jusqu'en 2014, ce hameau était doté d'un adjoint spécial et d'une école. Saint-Firmin a été rattaché au Crotoy entre 1790 et 1794[4]. La Bassée et Bihen sont les autres hameaux de la commune.
Le hameau de Saint-Firmin-lès-Crotoy
L'école.
La salle communale.
L'étang de la Bassée.
La mairie.
Le monument aux morts
Morphologie urbaine
Les carrières de Saint-Firmin.
L'agglomération du Crotoy est composée de plusieurs quartiers :
le Bourg c'est-à-dire l'ancien village qui constitue le centre-ville concentrant les commerces, les services hôteliers, les services publics, l'église…
les quartiers de villégiatures qui enserrent le bourg. Ils se sont développés le long de la plage : quartier balnéaire, quartier de l'Aviation ou le long d'une voie principale : quartier des Mollières.
L'extraction de matériaux dans les carrières de Saint-Firmin-lès-Crotoy (toujours en activité) a conduit au creusement d'un important plan d'eau, étendu du Crotoy aux limites communales avec la ville de Rue. Une base nautique y a été active à La Bassée.
Habitat et logement
En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 3 070, alors qu'il était de 3 059 en 2016 et de 2 835 en 2011[I 2].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements au Crotoy en 2022 en comparaison avec celle de la Somme et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (64,6 %) supérieure à celle du département (8,5 %) et à celle de la France entière (9,7 %).
Le plus ancien nom du Crotoy semble être Creta, attesté en 663[40].
Les Celtes emploient le terme « crot » pour désigner un banc de sable formant abris[40]. Sur le littoral du Marquenterre, le terme désigne aussi un banc sorti des eaux et rendu élevé par le vent, ou par extension toute forme de dune[40].
La première ville du Crotoy, d'origine celtique, se nommait « Mayoc », port de la Maye. Un des bras de la Maye se jetait à la mer en longeant un massif de galets, nommé « barre-mer », lequel formait un havre, ou « hoc », d'où le nom de « Maye-hoc», puis « Mayoc ». Lors d'une tempête, une tranche du banc fut entamée. Le barre-mer sectionné comprenait deux parties : celle tronquée accueillit la construction de nouvelles habitations et conserva le nom de « Mayoc » ; l'autre, qui formait une butte isolée, fut nommée « Crotoy »[40].
En 1150, le comte de Ponthieu fait construire un château fort au Crotoy. Hugues III de Campdavaine, comte de Saint-Pol fait assassiner le comte de Ponthieu au XIIe siècle. Ce méfait et bien d'autres sont à la base de la légende de la « Bête Canteraine ». Le terrible comte de Saint-Pol aurait été transformé en loup puis lesté de chaînes, condamné à hanter les lieux qu'il avait désolés en tant qu'homme[41].
En 1290, le comte du Ponthieu, Édouard, roi d'Angleterre, achète de la commune du Crotoy-Maiocq-Berteaucourt une rente dont le capital est appliqué aux besoins de cette commune[42].
En 1362, le mayeur du Crotoy, Jehan Vadicoq, et son épouse, Marguerite Dorémus, font une donation qui permet la fondation d'un hôpital au Crotoy.
Durant la guerre de Cent Ans, la commune est alternativement sous domination anglaise et française. Le , lors de la chevauchée d'Édouard III, la place est pillée et incendiée par un détachement anglais et ses défenseurs massacrés[43].
Édouard III d'Angleterre séjourne au Crotoy et y fait construire en 1366 une très importante forteresse.
En 1372, une armée anglaise, aux ordres de Robert Knolles, envahit le Ponthieu et vient brûler la ville du Crotoy avant de traverser la Somme au gué de Blanquetaque.
Le Crotoy est le lieu de résidence, durant ces périodes troublées, d'un gouverneur et d'une garnison. Jacques d'Harcourt est le gouverneur le plus célèbre du Crotoy : il le défend avec audace et courage contre les armées anglo-bourguignonnes. Une rue éponyme lui rend hommage dans le centre-ville. Assiégée, Le Crotoy, dernière position française de la baie de la Somme, capitule le . Après la bataille de Verneuil, Jean II d'Alençon y est interné durant trois ans.
Jeanne d'Arc est emprisonnée au château du Crotoy du au avant de traverser la baie de Somme et être conduite à Rouen pour son procès.
En 1589, un arrêt de la Chambre du Conseil des États ordonne qu'il soit établi au Crotoy un bureau pour recevoir les droits sur toutes les marchandises venant de Hollande, Zélande et Espagne en France.
La forteresse du Crotoy, « qui estait place imprenable » selon Leprêtre, a soutenu pas moins de vingt-cinq sièges dans son histoire[44].
En 1674, en application des clauses du Traité d'Aix-la-Chapelle de 1668, le château du Crotoy est détruit. La ville s'endort jusqu'au XIXe siècle et devient un simple port de pêche.
À la fin du XVIIIe siècle, une controverse éclate au sujet du lieu, Saint-Valery ou Le Crotoy, où doit déboucher le canal de la Somme en projet et se créer un grand port. C'est finalement Saint-Valery qui est choisi[40].
Pierre Guerlain, futur parfumeur de l'Impératrice Eugénie, y achète de nombreux terrains et une grande maison en bord de mer, qu'il appelle son « petit manoir ». Cette maison, souvent confondue avec l'Hôtel des Tourelles, édifice qui, lui, date de la toute fin du XIXe siècle, existe toujours. En 1850, Pierre Guerlain fait construire au Crotoy le Grand Hôtel (les derniers vestiges de ce bel hôtel ont été démolis au début des années 1970 pour faire place à une résidence d'appartements) : la station balnéaire est lancée. Une tradition orale indique que l'impératrice Eugénie aurait effectué une visite au Crotoy ; une rue à son nom commémorerait cet événement. Elle aurait voulu faire du Crotoy une station balnéaire complémentaire de celle de Deauville, station lancée par le demi-frère de Napoléon III, le duc de Morny. Hypothèse peu vraisemblable, car l'impératrice séjournait régulièrement à Biarritz où l'empereur Napoléon III avait fait construire, dès le début de leur mariage, une grande résidence d'été.
Fernand Poidevin (1868-1919), photographe, écrivain, ami des frères Caudron, fut le témoin de son époque, immortalisant dans ses clichés la vie des Crotellois. Humaniste, durant la première guerre mondiale, il organisa des soirées théâtrales et des concerts au profit des blessées et veuves de guerre. Peu soucieux de sa santé, Fernand Poidevin décède dans sa cinquante et unième année au Crotoy. Il laissa un précieux témoignage de la vie locale.
L'écrivain Jules Verne s'installe, dans une maison, « La Solitude », qui existe toujours, à côté du port. Il passe près de huit ans au Crotoy et y rédige notamment Vingt Mille Lieues sous les mers. Une légende locale veut que la maquette du Nautilus soit enfouie dans le port du Crotoy. Pendant la guerre franco-prussienne de 1870, Jules Verne était capitaine de la garde locale et patrouille à bord de son voilier le Saint-Michel.
Horaires des lignes Le Crotoy-Noyelles et Noyelles-Cayeux-Brighton, en 1936.
De nombreux peintres sont fascinés par les paysages du Crotoy : Alfred Sisley séjourne à de nombreuses reprises au Crotoy et y réalise quelques toiles, Toulouse-Lautrec effectua à la fin de sa vie de nombreux séjours de 1887 à 1900 dans une maison du centre-ville, « Les mouettes blessées », Georges Seurat vient en 1889 au Crotoy où il peint deux toiles : Le Crotoy amont représentant le bourg et Le Crotoy aval représentant la plage. Alfred Manessier « enfant » du Crotoy peint de très nombreuses toiles des port et paysages crotellois pendant un demi-siècle.
Marie-Claire Lefébure : Quai Courbet à Le Crotoy (2014).
Pierre Risch, aquarelle : Pêcheur dans la baie du Crotoy.
Colette séjourne cinq ans au Crotoy, à partir de 1906, notamment durant l'été, dans la villa Belle-Plage, en compagnie de la fille du duc de Morny, Mathilde de Morny, et dans la « villa des Dunes »[45]. Elle y rédige Les Vrilles de la vigne et La Vagabonde.
L'écrivain Paul Eudel, natif du Crotoy, y séjourne régulièrement et y rédige certaines de ses œuvres (parfois sous le pseudonyme de Paul du Crotoy).
Une des vastes maisons construites à l'emplacement de l'ancien château fort du Crotoy a été le manoir de la famille du poète élégiaque, Charles-Hubert Millevoye.
La commune fut également la terre d'élection des frères Caudron pionniers de l'aviation. De nombreux vols d'essais eurent lieu sur la plage. Le premier vol validé a lieu le . Dès 1910, les frères Caudron créent la toute première école de pilotage du monde, (école de pilotage Caudron du Crotoy) attirant dans la Somme de futurs grands aviateurs. En 1912, ils créèrent aussi le premier hydravion de l'histoire.
En 1913, l'école de pilotage se double d'une école militaire de pilotage. Cette école d'aviation militaire est l'une des plus importantes de la Première Guerre mondiale, avec celles situées sur les terrains proches des villes de Chartres, d'Istres, de Châteauroux, ou encore, d'Avord[46].
Durant l'année 1913, Gaston Caudron crée en Chine la première école de pilotage de ce pays. Il est le premier pilote à survoler la Cité interdite, lors de la livraison de douze biplans type G3 commandés par la Chine. 4 700 pilotes sont diplômés de l'école Caudron du Crotoy. C'est ici que la première femme américaine de couleur, Bessie Coleman, passe son brevet de pilote, ce qui lui est alors interdit aux États-Unis. Le roi des Belges Albert Ier vient visiter la plage et ses terrains d'aviation en 1920. L'École d'aviation quitte le Crotoy en 1928. L'entreprise de construction d'avions des frères Caudron est finalement rachetée en 1933 par le groupe Renault.
Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Rue[4]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Après dissolution du conseil précédent, président de la délégation spéciale par décret du 13 décembre 1963, avec Denis Landrieu et Jean Moinot, jusqu'à son élection en 1964. Ancien militaire de carrière dans l'aviation.
La ville fait partie des villes et villages labellisés Pays d'art et d'histoire qui œuvrent à mettre en avant leur patrimoine[59],[60]
Enseignement
L'école intercommunale Jules Verne.
La communauté de communes Ponthieu-Marquenterre gère l'école primaire intercommunale Jules-Verne qui accueille les élèves du Crotoy et une partie de ceux des villages environnants. Ce regroupement pédagogique concentré concerne en effet également les villages de Favières, Saint-Quentin-en-Tourmont et Saint-Firmin-lès-Crotoy depuis [61].
Un service de transport scolaire achemine les écoliers vers leur lieu d'enseignement.
La scolarité obligatoire se poursuit au collège de Rue. Le lycée Boucher de Perthes d'Abbeville accueille la suite des études qui peuvent se prolonger à l'université d'Amiens.
Justice, sécurité, secours et défense
À l'instar de Saint-Valery-sur-Somme, la ville a instauré le stationnement payant sur tout son territoire. Les procès-verbaux dressés par la police municipale ne sont pas sans incidence sur les activités commerciales, artisanales et de restauration[62]. Par ailleurs, cela permet un turn-over des véhicules dans les zones concernées. Cela permet d'avoir une plus grande affluence au niveau de la clientèle et de laisser aux touristes la chance de trouver une place de stationnement proche des commerces et du centre-ville, en évitant que les véhicules ne fassent ventouse toute la journée au même endroit.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[64]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[65].
En 2023, la commune comptait 1 958 habitants[Note 6], en évolution de −2,68 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population [ modifier ]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
924
887
1 196
961
1 152
1 248
1 211
1 171
1 176
Évolution de la population [ modifier ], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
1 216
1 411
1 509
1 567
1 585
1 761
1 962
2 041
2 262
Évolution de la population [ modifier ], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
2 342
2 562
2 556
2 724
2 654
2 547
2 894
2 719
2 726
Évolution de la population [ modifier ], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2007
2012
2 481
2 412
2 429
2 347
2 440
2 439
2 331
2 314
2 138
Évolution de la population [ modifier ], suite (4)
La population de la commune est relativement âgée.
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 27,9 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,4 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 39,4 % la même année, alors qu'il est de 26,0 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 965 hommes pour 1 037 femmes, soit un taux de 51,80 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,49 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[67]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,7
90 ou +
1,3
9,5
75-89 ans
13,5
27,1
60-74 ans
26,5
20,8
45-59 ans
18,9
13,4
30-44 ans
12,6
14,8
15-29 ans
15,5
13,7
0-14 ans
11,8
Pyramide des âges du département de la Somme en 2022 en pourcentage[68]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,7
90 ou +
1,8
6,9
75-89 ans
9,5
17,4
60-74 ans
18,3
19,8
45-59 ans
19
18,1
30-44 ans
17,4
19,3
15-29 ans
17,9
17,7
0-14 ans
15,9
Manifestations culturelles et festives
Festival de l'oiseau
Cette manifestation d'ornithologie se déroule chaque année depuis 1991 au mois d'avril, en baie de Somme (festival de l'oiseau et de la nature). Célèbre dans ce domaine, elle présente des films naturels principalement basés sur l'observation des oiseaux, mais s'étendant aussi à d'autres espèces animales.
Peinture
La tradition artistique se perpétue aujourd'hui par des galeries d'artistes et le Local à chalut[69], lieu authentique réhabilité par la commune pour des expositions de peinture.
Des stages de peinture en baie sont proposés toute l'année.
Sports et loisirs
La chasse au gibier d'eau est une activité traditionnelle. Soit à la botte, soit à la hutte ou au hutteau (trou de la longueur d'une personne sur 1,20 m de large et de 0,30 m de profondeur où on dépose de la paille, et recouvert d'une toile couleur sable, la toile est posée sur 3 à 4 tiges de bois piquées dans le sable en forme d'arceau pour donner une forme bombée au hutteau). Le chasseur installe un hutteau à environ 20 mètres d'un cours d'eau ou d'une flaque d'eau où il dépose des appelants plastiques et vivants. Il peut y passer la nuit ou la journée. Il est possible de découvrir cette chasse ancestrale auprès de chasseurs mais aussi de guides nature (voir rubrique Tourisme).
Le Crotoy est une station de chars à voile, vols à voile et autres sports de glisse, un plan d'eau douce pour la voile, un port de plaisance, un club de navigateurs, des associations de randonnées en baie de Somme.
Un club de football et un centre équestre fédèrent les amateurs de ballon rond et d'équitation.
La transhumance des moutons
Le Crotoy vivait, chaque année, un événement particulier, suivi par des milliers de personnes, appelé la transhumance des moutons de prés salés de la baie de Somme. Les éleveurs faisaient remonter les animaux de leurs pâtures salées de la baie, sur la terre ferme afin de les mettre à l'abri pour l'hiver. C'était l'occasion d'une grande fête sur le port avec notamment des stands d'éleveurs locaux qui présentaient leurs produits. Réputé pour son goût et sa finesse, l'agneau de prés salés de la baie de Somme est une appellation d'origine contrôlée (AOC). Pour des raisons essentiellement administratives, cette fête n'existe plus depuis 2008.
Les moutons devant Le Crotoy.
La transhumance des moutons de prés salés à l'approche de l'hiver.
La Transbaie
Chaque année, aux environs du mois de juin, Le Crotoy abrite également une course à pied, mobilisant des milliers de sportifs amateurs, appelée Transbaie. Celle-ci consiste à effectuer un aller-retour à travers la baie de Saint-Valery-sur-Somme au Crotoy, soit un peu plus d'une quinzaine de kilomètres aller-retour.
En 2009, la Transbaie s'est déroulée le et près de 5 000 coureurs ont pris le départ de la course.
La course est ensuite limitée à 6 500 coureurs pour des raisons de sécurité.
En 2018, après 98 ans d'existence, le club local de football s'associe à celui de Rue pour continuer d'exister[70].
Économie
La localité est aujourd'hui une station balnéaire. Son centre-ville, son activité à l'année, sa plage, son port, ses activités touristiques, ses capacités d'hébergement, son site protégé, le parc du Marquenterre, et la réserve naturelle de la baie constituent des atouts importants. Un réseau de pistes cyclables dessert Le Crotoy.
Le centre-ville offre les commerces et artisanats de proximité, hôtels, restaurants, galeries d'art, services de santé, écoles…
Une dizaine de chalutiers de pêche mouillent dans le port du Crotoy. À cela s'ajoutent des activités de pêche à pied, de cueillette de salicorne, d'aster maritime dans les mollières (nom picard des prés-salés) de la baie de Somme.
Secteur de la pêche et de la conchyliculture
L'une des activités historiques du Crotoy est la pêche, pêche en mer et surtout pêche à pied pour les coques, salicornes.
Moules : depuis 1981 à l'initiative de MM. Godefroy et Tessier (conchyliculteurs respectivement originaires du Cotentin et de Vendée), la mytiliculture s'est développée sur le littoral picard[71]. Il s'agit ici d'une culture de moule de bouchots, considérée comme l'une des alternatives au recul du poisson (notamment lié à la pollution de la Somme, à la surpêche et/ou à l'ensablement de la baie, car l'ensablement constant de la baie a limité l'accès des chalutiers au port de pêche du Crotoy, au profit du port du Tréport où ils vont s'amarrer). En 1983, une Coopérative Maritime Conchylicole de la Baie de Somme (CMCS) réunit 30 personnes : des professionnels promouvant l'expérience et quelques hénonniers volontaires, sélectionnés par les Affaires Maritimes ; elle sera dissoute en 1995 à la suite de mésententes entre ses membres Tout à la fin du XXe siècle, après une vingtaine d'années de développement, la zone mytilicole mesure 5 à 6 km de long et s'étend au nord de la baie de Somme (sur la zone intertidale des communes de Quend-Plage et de Saint-Quentin-en-Tourmont) y rappelant le paysage littoral d'Utah Beach (dans l'Est-Cotentin)[71]. Les bouchots sont installés en alignements de 100 m de long environ, perpendiculaires au trait de côte. Plus d'une dizaine de concessions se suivent avec en leur centre plusieurs vestiges d'épaves.
Depuis 2010, un centre conchylicole est destiné à un groupement d'intérêt économique (GIE), « Produits de la mer », qui regroupe 14 mytiliculteurs (donnée 2015) venant y purifier - avant la vente - leurs moules de bouchot des gisements de Quend-Plage (nord de la baie de Somme)[72]. Il est géré par Veolia (délégataire de service public)[72], qui connait périodiquement des problèmes sanitaires liés à un phénomène printanier dit « placage de vase », connu depuis 1996 comme cause de mortalité massive de moules (80 % de pertes en 1996). Il s'agirait en réalité d'une prolifération d'une annélide tubicole de la famille des spionidae du genre Polydora, espèce commune qui ici présente un comportement inexpliqué de prolifération sur les pieux à moules (jusqu'à 500 000 vers par m2)[71]. À marée montante, ces moules baignent dans le « fleuve marin côtier » d'eau saumâtre constitué des eaux de l'estuaire de la Somme emportées vers le nord. La production est passée de 174 tonnes (sur 7 500 pieux d'origine) en 1983 à 350 t en 1985 puis 1 000 t en 1986.
Coques : La baie de Somme, avec ses « hénonnières » (nom provenant de celui des colonies de coques parfois dites « hénons ») est la première zone de production française. La récolte a lieu d'octobre à fin mars, par environ 200 pêcheurs à pied professionnels. Le port du Crotoy doit à cette pêche sa première place nationale[73].
Cueillette
La commune vit aussi au rythme de la cueillette d'une plante marine, la Salicorne (Salicornia europea), que l'on peut consommer comme légume tel les haricots verts, ou comme condiment préparé comme les cornichons.
On cueille également les « Oreilles de cochon », feuilles jeunes de l'Aster maritime. Elles sont préparées en légume comme les épinards pour accompagner viandes rouges, poissons, etc. On peut aussi, comme pour la salicorne, les préparer comme condiment.
Ces plantes sont caractéristiques des « prés salés » appelés aussi « mollières » en baie de Somme.
Tourisme balnéaire
Le magazine L'Express l'a classé en 2004 parmi les plus beaux et recherchés villages de France. La commune a une longue tradition balnéaire (premier établissement de bains en 1846, création du Syndicat des baigneurs en 1907, et du Syndicat d'initiative en 1922). Elle offre aujourd'hui toutes les prestations d'une station balnéaire: bains de mer sur la plage orientée plein sud, une résidence « Pierre et vacances » avec piscine, de nombreux hôtels, chambres et maisons d'hôtes… Le tourisme naturel s'est aussi développé à travers de nombreux guides nature qui se sont installés au Crotoy et proposent notamment de réaliser des traversées de la baie de Somme ou la découverte des phoques.
Cabines de plage au Crotoy.
La Baie de Somme.
Coucher de soleil sur la Baie de Somme depuis Le Crotoy.
Randonnée en baie de Somme
le long du Marquenterre et de la Maye
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Église Saint-Pierre, reconstruite en 1863. La tour-façade est du XIIIe siècle. À l'intérieur, on peut découvrir un plan ancien du Crotoy avec sa forteresse, un retable du XVe retraçant la vie de saint Honoré, des ex-voto sous forme de navires…
Église de Saint-Firmin, située dans le hameau de Saint-Firmin-lès-Crotoy dont le cimetière comporte le monument aux morts des deux guerres mondiales.
Vestiges du château fort : Il ne reste que quelques vestiges de la forteresse où fut détenue Jeanne d'Arc : les bases d'une tour dite « tour Jeanne d'Arc » avec les restes de remparts du XIIe siècle.
Le cimetière communal du Crotoy allée des bouleaux
Le cimetière communal du Crotoy - Commonwealth : Le cimetière contient quatre sépultures du Commonwealth de la Première Guerre Mondiale et quatre de la Seconde Guerre Mondiale. - Victimes identifiées de la Première Guerre Mondiale : Royaume-Uni 4. - Victimes identifiées de la Seconde Guerre Mondiale : Royaume-Uni 3, Pologne 1.
Le cimetière communal du Crotoy s’étire de l’entrée du 86 rue Carnot, en passant par l’Allée du Souvenir Français qui conduit au cimetière Militaire pour aboutir à l’entrée du 23 avenue Charles de Gaulle, face à l’Espace Sportif Michel Maquet dont la sépulture se trouve Allée des Noyers (Michel Maquet, 1932-2002, recordman de France du javelot de 1954 jusqu’en 1979, 56 sélections internationales, participations à trois jeux olympiques, et capitaine de l’équipe de France d’athlétisme dans les années 1950 à 1960). Au long des allées poétiquement nommées par des noms de fleurs ou d’arbres, il est possible de remarquer, allée des Bouleaux, la stèle de Florentin Lefils (1805-1878), écrivain et historien du Crotoy, qui fut notamment à l’origine de la création du bassin de chasse chargé de lutter contre l’ensablement de la baie et permettant l’accès des bateaux au port du Crotoy. Allée des Daturas, dans le carré des Marins, la stèle des Marins évoque le terrible naufrage de deux bateaux du Crotoy, le Volonté de Dieu et le Saint Valéry, qui virent périr le dans la tempête 15 marins embarqués. Un monument fut érigé en mémoire des naufragés et inauguré le . De nombreuses sépultures de héros, résistants, combattants, victimes des guerres passées ou paisibles enfants du Crotoy et de la mer, peuplent ce cimetière au charme si particulier. Ici c’est l’ami pêcheur à pied, qui en revenant de son travail dans la baie, passe avant de rentrer, saluer ses parents, là ce sont les trois sœurs qui redressent et rafraichissent les fleurs chamboulées par le vent, même l’employé municipal qui entretient avec affection son cimetière vous accueille comme l’un des siens… L’on comprend alors la magnifique citation prêtée à Jeanne d’Arc, prisonnière au château du Crotoy en 1430 : « Que voici un bon peuple. Plût à Dieu que je fusse si heureuse lorsque je finirai mes jours que je puisse être enterrée en ce pays. »
Port
Le port de pêche avec son estacade, et les étals de poissonneries.
Le port de plaisance et un bateau de visite touristique de la baie.
Grand bassin de chasse : Contigüe au port, sur 66 hectares, cette « chasse d'eau » se vide à marée basse pour désensabler la baie.
L'église Saint-Pierre.
Locomotive à vapeur à la gare.
Port du Crotoy.
Quai Léonard.
Monuments commémoratifs :
Le monument à Jeanne d'Arc, dont la statue est due au sculpteur Athanase Fossé. Elle fut inaugurée le , avec dédicaces lyriques, bombardes et canons.
Monument aux Frères Caudron réalisé sur les plans de l'architecte Albert Polart, le décor étant sculpté par Athanase Fossé. Le monument aux frères Caudron est situé dans le jardin public devant un kiosque à musique de la fin XIXe siècle. Le monument actuel en pierre remplace une première sculpture représentant La Chute d'Icare par Athanase Fossé, inaugurée en 1923. Le , pendant la Seconde Guerre mondiale, la sculpture fut démontée puis fondue par les Allemands. La statue et les médaillons de bronze ont été remplacés par une sculpture et des médaillon de marbre blanc, œuvre d'Augustin Lesieux. Le nouveau monument rénové a été inauguré, le . Son bas-relief représente les premiers vols de l'Oiseau bleu. En médaillon, les portraits des frères Caudron.
Stèle à Florentin Lefils, située non loin du monument aux frères Caudron. Elle reproduit à l'identique le médaillon en bronze réalisé en 1903 par Raoul Delhomme.
Lieux de villégiature
Ancien chalet « Félix-Suzanne-Madeleine », aux bow-windows d'Émile-Alexandre Taskin, chanteur d'opéra comique proche d'Offenbach, édifié en 1880.
Maison Millevoye, à l'emplacement de l'ancien château (ne se visite pas) en centre-ville, face à la baie.
La « Solitude », la villa de Jules Verne (ne se visite pas), en centre-ville.
« Les Tourelles » (hôtel-restaurant)
Ancien hôtel de voyageurs, dit « Le Picardy », construit au cours du 2e quart du XXe siècle. L'édifice, actuellement divisé en appartements, occupe l'emplacement de l'Hôtel de la Marine, détruit lors d'un incendie le (source : le Crotoy d'hier). Édifice établi en angle et à l'aplomb de la rue, le gros œuvre, en brique, est recouvert d'un badigeon rose pâle, hormis la base du mur, recouverte d'un enduit peint de couleur blanche et mise en valeur par des bossages. Le toit, en ardoise, est couvert à longs pans et croupes brisés. Un bandeau marque la séparation entre le rez-de-chaussée et les étages. Chaque travée est amortie par une fenêtre de lucarne dont les couvertures alternent régulièrement (deux pans et un pan)[74].
« Villa Marguerite », construite entre 1904 et 1907 pour un avocat parisien, elle offre un exemple de l'architecture résidentielle crotelloise de style flamand avec un pignon à redents qui domine la rue Carnot, au niveau de l'Office du tourisme. Bâtie en briques sur une structure métallique, elle est ornée de céramiques de style Art Nouveau. Elle est considérée comme une des maisons pittoresques du Crotoy[75] et est inscrite à ce titre à l'Inventaire général du patrimoine culturel. Elle ne se visite pas.
Ancienne villa de Gustave Lecoq, rue Guerlain, devenu hôtel-restaurant.
Promenade Jules-Noiret, le long de la plage, sur 2 km.
Roger Reboussin, peintre animalier, commença en 1935 au Crotoy son travail d'une durée de trente ans de recensement par la gouache de tous les oiseaux de France[77].
Le peintre Alfred Manessier séjourne au Crotoy et y réalise de nombreuses peintures dès sa jeunesse, s'inspirant par la suite des paysages de la baie de Somme dans ses œuvres non-figuratives. La table d'orientation du belvédère du Crotoy et une promenade lui sont consacrés.
Pierre Risch peintre et sculpteur réalisa différentes séries d'aquarelles du Crotoy, s'installant régulièrement "chez Mado" face à la baie.(Madeleine Poncelet dite Mado), 1904-1997.
Le Crotoy dans les arts et la culture
Dans le film Un idiot à Paris (1967), dialogué par Michel Audiard, un patron harangue ses ouvriers pour les convaincre de cesser leur grève et cite « les vacances au Crotoy »[78] (avec « la petite auto » et « le tiercé ») dans les loisirs qu'ils perdraient s'ils étaient au chômage.
Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze. Citation à l'ordre du régiment du 11 novembre 1948 : « vaillante commune atteinte à plusieurs reprises par des bombardements et des destructions. A conservé durant toutes ces épreuves, un patriotisme élevé et une foi constante en la victoire manifestée, en particulier, par l'aide apportée aux jeunes gens cherchant à rallier les Forces françaises libres. » En 1971, la commune adopta officiellement ces armoiries qui sont la forme moderne des armes du Ponthieu. Au XIXe siècle, les armes du Crotoy se blasonnaient : d'azur à la galère équipée d'or, au chef d'or à trois bandes d'azur, à la bordure de gueules. Dans les années 1950 et 1960, la ville du Crotoy utilisait encore les armes anciennes du Ponthieu, en inversant les couleurs[82].
Pour approfondir
Bibliographie
Le Crotoy d'hier, vie quotidienne au Crotoy de 1860 à 1940, Chemins de traverses, 1988
Hélène Braeuener, Les peintres de la baie de Somme, La Renaissance du livre, 2001
Marie-Noëlle Craissiti, Sur les pas des écrivains, balade dans la Somme, Éditions alexandrines, 2007
Florence Delacampagne, La seule plage du nord exposée au Midi, Christophe Chomant, 2005
Pierre Devismes, Jeanine Bourgau, Une vie de pêche en baie de Somme, Engelaere édit., imp. New Golf -9030 Gent, , (ISBN978-2 917 621 042)
Paul Eudel, Le Crotoy, 1909, réédition, Le Livre d'histoire, 2007
Caroline Fayaud-Zigurs, Reflets, la baie de Somme, Graphos, 2008
Annie Jacques, La vie balnéaire en baie de Somme : Le Crotoy au temps de Guerlain, Jules Verne, Colette et Toulouse Lautrec, Engelaere éditions, 2011
Annie Jacques et Carole Koempgen, Le Crotoy architectures d'hier et d'aujourd'hui, Association de la Sauvegarde de la Mémoire du Crotoy, 2009
Florentin Lefils, Le Crotoy (réédition), Office d'édition du livre d'histoire, 1994
Florentin Lefils, Histoire de la ville du Crotoy et de son château, réédit. la Vague verte, 80460-Woignarue, 1999, (ISBN2-908 227-93-2)
Alain Minard, Les Femmes et la Mer et Brave fille, Elise et la baie de Somme, (réédition du roman de Fernand Calmettes), Aquadec, 2010
↑Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
↑Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 28/07/2024 à 02:04 TU à partir des 352 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/07/1993 au 01/06/2024.
↑Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI10.37053/lameteorologie-2022-0012).
↑Recherches de Max Miot, Le Crotoy, archives municipales de la ville du Crotoy, bulletin municipal de 1966, no 2, registres paroissiaux et registres de délibérations du conseil municipal.
↑« Ils ont créé la surprise dimanche : Le Crotoy : C'est une femme de gauche, pour la première fois élue dans un conseil municipal, qui devrait être le futur maire du Crotoy, en baie de Somme. Arrivée en tête au premier tour, Jeanine Bourgau a en effet remporté de 83 voix le 2e tour marqué par une quadrangulaire, devant la liste de la majorité sortante, menée par le premier adjoint, et deux autres listes, également identifiées à droite. Elle succédera ainsi à l'UMP Jean-Louis Wadoux, toujours conseiller général », Le Courrier picard, (lire en ligne).
↑« Derniers vœux pour Jeanine Bourgau au Crotoy », Le Courrier picard, (lire en ligne, consulté le )« Ne se représentant pas au suffrage de mars prochain, elle n'était peut-être pas tenue à la règle,qui dit clairement que « Le maire ne doit pas faire le bilan de tout son mandat ».
↑Johann Rauch, « Municipales au Crotoy, Philippe Evrard : « Du sang neuf et des gens qui connaissent l'investissement municipal » : Philippe Evrard, tête de liste pour les élections municipales de mars prochain au Crotoy livre ses propositions : revitalisation de la ville, maison d'assistantes maternelles », Le Journal d'Abbeville, (lire en ligne, consulté le ).
↑Matthieu Herault, « Philippe Evrard élu nouveau maire du Crotoy : Le successeur de Jeanine Bourgaud devra probablement reporter d'un an le projet de médiathèque », Le Courrier picard, (lire en ligne, consulté le )« Tête de la liste Agir ensemble créditée de 66,41 % des voix, Philippe Evrard a logiquement été élu maire à l'issue de l'installation du conseil organisée exceptionnellement salle Colette en raison de la situation sanitaire : 16 voix favorables et 3 bulletins blancs émanant de l'opposition emmenée par l'acteur crotellois Jean-Michel Noirey (liste J'aime le Crotoy) ».
↑« Le Crotoy : Philippe Evrard plie le match avec 83 % des voix », Le Courrier picard, (lire en ligne, consulté le )« La liste « Ensemble, gardons le cap » s’impose au premier tour au Crotoy, laissant à l’opposition un seul siège au prochain conseil. ».
↑Réélu pour le mandat 2026-2032 : « Mathieu Doyer devient président de l’intercommunalité Ponthieu-Marquenterre », Le Journal d'Abbeville, 23/4/2026 mis à jour le 24/4/2026 (lire en ligne, consulté le )« Au terme de l’élection du Président, de nouveaux vice-présidents ont, à leur tour, été désignés avec différentes délégations attribuées [...] 5ème vice-président : Philippe Evrard, maire du Crotoy, pour la voirie et les ouvrages d’art communautaire ».
« LE CROTOY Le centre conchylicole «fouette» un peu trop fort : Pour tenter de remédier aux mauvaises odeurs et à la présence de bactéries dans les eaux de rejet, du parfum sera diffusé et une étude va être lancée. », Le Courrier picard, (lire en ligne, consulté le ).
↑Charles Baur, Picardie, cœur de France, Paris, Grancher, , 197 p. (ISBN2-7339-0830-8), p. 57.