Le Jour (Jaubert)

Le Jour
op. 30
Genre Poème chorégraphique
Nb. de mouvements 6
Musique Maurice Jaubert
Texte Jules Supervielle
Langue originale français
Effectif 2 sopranos, 2 mezzo-sopranos, baryton et orchestre
Durée approximative env. 23 min
Dates de composition 1931
Dédicataire Pilar Supervielle
Publication
Éditions Eschig
Création
Salle Pleyel, Paris
Interprètes Solistes (dont Marthe Bréga, Odette Ertaud et Martial Singher)
Orchestre symphonique de Paris
Dir. Pierre Monteux

Le Jour est un « poème chorégraphique » (appellation originale) pour deux sopranos, deux mezzo-sopranos, baryton et orchestre op. 30, composé par Maurice Jaubert en 1931, sur un texte de Jules Supervielle, destiné au ballet, créé la même année dans sa version de concert, puis en 1943 dans sa version chorégraphiée.

Contexte et créations

En 1931, Maurice Jaubert compose Le Jour, nommé poème chorégraphique car conçu comme une musique de ballet, sur un texte de son ami Jules Supervielle[1] (avec lequel il collaborera pour son ultime œuvre, le cycle de mélodies Saisir, écrit en 1940, année de sa mort pour la France, le ).

Dédié à Pilar, épouse de Supervielle, Le Jour est créé en version de concert à la salle Pleyel (Paris) le , par les cinq voix solistes (dont Marthe Bréga, épouse de Jaubert, Odette Ertaud, épouse de Marcel Delannoy et Martial Singher) et l'orchestre symphonique de Paris dirigé par Pierre Monteux[1].

En version de ballet, Le Jour est créé à l'opéra Garnier le (à peine plus de trois ans après la mort de Jaubert), dans une chorégraphie de (et avec) Serge Lifar, la direction musicale étant assurée par Louis Fourestier[1],[2]. Comme le rapporte François Porcile dans sa biographie de Jaubert ci-après référencée, « l'argument du poème se résume en une victoire progressive du jour sur la nuit ».

Parmi les critiques pour le moins contrastées de la création de concert, on peut relever celle du compositeur Pierre-Octave Ferroud (1900-1936, exact contemporain de Jaubert), dans Paris-Soir : « Si le Prix de Rome avait quelque signification, nous parlons sans ironie, voilà qui le mériterait cent fois, plutôt que les rapsodies académiques que l'on "couronne" preque chaque année et qui ne conduisent leurs malheureux auteurs qu'à la déception » (prix pour lequel Jaubert n'a pas concouru)[1].

Le compositeur lui-même écrit à ses parents en , juste après cette création : « Ce qui m'a le plus touché dans le bruit fait autour de cet auditoire, c'est que nombreux sont ceux qui considèrent que c'est là un "son nouveau" dans la musique (...) Les éreintements, étant donné de qui ils viennent, ne peuvent qu'augmenter pour moi cette impression d'avoir, vis-à-vis de moi et de ce que je cherche dans la musique, touché juste »[1].

Aucune version discographique du Jour n'est actuellement disponible.

La partition est publiée aux éditions Eschig[3].

Structure

Le Jour est en six mouvements[1] :

  1. Passacaglia
  2. Scherzo
  3. Aria
  4. Pastorale
  5. Choral
  6. Toccata

Sa durée d'exécution est de vingt-trois minutes environ.

L'œuvre est instrumentée pour 3 flûtes, piccolo, 3 clarinettes, clarinette basse, 3 hautbois, cor anglais, 3 bassons, contrebasson, 4 cors, 3 trompettes, 3 trombones, tuba, percussions, harpe, célesta et cordes, accompagnant les cinq voix solistes. C'est la composition de Jaubert ayant l'effectif orchestral le plus fourni[1].

Notes et références

  1. François Porcile, Maurice Jaubert, Paris, Bleu Nuit éditeur, 2019 (ISBN 978-2358840774) (BNF 45647484), p. 37 à 40.
  2. Le Jour sur le site de la Fondation Serge Lifar.
  3. François Porcile, op. cit., p. 164.

Liens externes

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