Le Mari de la reine

André Messager

Le Mari de la reine est une opérette en trois actes de 1889, composée par André Messager sur un livret français d'Ernest Grenet-Dancourt et Octave Pradels[1].

Créée aux Bouffes-Parisiens le , une partition vocale fut publiée l'année suivante, mais l'opérette ne fit pas l'unanimité car jugée « trop travaillée »[1] et fut remplacée début janvier par la reprise d'une autre opérette[2].

Rôles

Rôle Type de voix Première distribution, 18 décembre 1889
(Chef d'orchestre : André Messager)
Mr Patouillard ténor Montrouge
Florestan baryton Albert-Alexandre Piccaluga
Le roi Yacoub ténor Fernand Tauffenberger
Tomba-Kopo basse Pierre Gailhard
Marchand d'esclaves Dupré
Le Nègre Valéry
Justine Patouillard soprano Mily-Meyer
La reine Azella soprano Antonia-Louise Aussourd
Mme Patouillard mezzo-soprano Marguerite Macé-Montrouge
Maëva Mlle Lafontaine
Zetulbe Mlle Demareuil
Sophie Mlle Derieu
Damar Mlle Flore
Isabelli Mlle Marion
Zulma Mlle de Nelsonn
Dinelha Mlle Clément
Djalma Mlle Meryem

Synopsis

Florestan, un jeune artiste, a demandé la main de Justine Patouillard. Les Patouillard, qui tiennent un restaurant au 18 rue Rambuteau, ont refusé son offre. Rejeté et découragé, Florestan part chercher fortune au « Kokistan », muni, pour la forme, d'une mission de Geoffroy Saint-Hilaire, qui désire exhiber à sa fidèle clientèle quelques naturels de ce lointain pays. En deux minutes de conversation, Tomba-Kopo, le premier ministre, renseigne notre compatriote sur la situation. La loi locale oblige la reine à divorcer chaque année et à prendre comme nouvel époux (les anciens peuvent également se réinscrire) celui qui aura su attraper à la course le cerf sacré. N'ayant pas grand-chose d'autre à faire, Florestan se porte candidat parmi ceux qui cherchent à épouser Azella, la jeune souveraine fort acceptable. L'époux sortant, Yacoub - dont Azella s'est parfaitement satisfaite - et Tomba-Kopo lui-même, qui l'a précédé, seront les concurrents les plus sérieux, le premier par la force, le second par la ruse.

C'est dans ce contexte que Monsieur et Madame Patouillard débarquent au Kokistan, escortés de leur fille - inconsolable depuis le départ de son bien-aimé - afin de retrouver Florestan et de le marier à Justine. La joie de Justine de retrouver son Florestan tourne vite au vinaigre lorsqu'elle apprend que son fiancé s'est inscrit sur la liste des prétendants de la reine, et pire encore, qu'il revient victorieux du concours et devient, de par la loi le « mari de la reine ». Cela ne plaît ni à Azella ni à Justine. Pour arranger les choses, il est décidé de mettre la loi de côté afin qu'Azella puisse récupérer Yacoub, et Florestan épouse Justine…[1]

Références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Le mari de la reine » (voir la liste des auteurs).
  1. E. Noel & E. Stoullig, Les Annales du Théâtre et de la Musique, Paris, G Charpentier et Cie, , 447 p. (lire en ligne), p. 237-240.
  2. E. Noel & E. Stoullig, Les Annales du Théâtre et de la Musique, Paris, G Charpentier et Cie, , 545 p. (lire en ligne), p. 343.

Liens externes

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