Le Plessis-Lastelle
| Le Plessis-Lastelle | |
L'église Saint-Jean-Baptiste. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Coutances |
| Intercommunalité | Communauté de communes Côte Ouest Centre Manche |
| Maire Mandat |
Daniel Guillard 2020-2026 |
| Code postal | 50250 |
| Code commune | 50405 |
| Démographie | |
| Gentilé | Plessirion |
| Population municipale |
237 hab. (2023 |
| Densité | 16 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 16′ 52″ nord, 1° 25′ 35″ ouest |
| Altitude | Min. 2 m Max. 130 m |
| Superficie | 14,99 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Créances |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
Le Plessis-Lastelle est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 237 habitants[Note 1].
Géographie
La commune est née de la fusion de deux communes, Le Plessis et Lastelle, mais le bourg du Plessis est le lieu-dit Beau-Coudray. Une partie du mont Castre, point de fortification et résistance allemande lors de la bataille des Haies se situe sur la commune.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Mouloir, le cours d'eau 01 de la commune du Plessis-Lastelle[2], le cours d'eau 01 de la Pigaulterie[3], le cours d'eau 01 de la Planquerie[4], le cours d'eau 02 de la commune de Saint-Jores[5], le cours d'eau 03 de la commune du Plessis Lastelle[6], le cours d'eau 08 de la commune du Plessis Lastelle[7], le ruisseau de Briquebost[8], le ruisseau de Issue[9] et divers autres petits cours d'eau[10],[Carte 1].
Le Mouloir, d'une longueur de 10 km, prend sa source dans le bois de Lessay de la commune de Vesly et se jette dans la Sèves à Montsenelle, après avoir traversé quatre communes[11].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : le plan d'eau 1 de la commune de Plessis Lastelle (1 ha)[Carte 1],[12].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[13]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[14]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[15] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[16]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[17],[18].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 935 mm, avec 14,4 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[13]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sainte-Marie-du-Mont à 18 km à vol d'oiseau[19], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 890,0 mm[20],[21]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8,3 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Le Plessis-Lastelle est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[22]. Elle est située hors unité urbaine[23] et hors attraction des villes[24],[25].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (91,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (49,7 %), prairies (17 %), terres arables (16,1 %), zones humides intérieures (9,3 %), forêts (5,2 %), zones urbanisées (2,8 %)[26]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le mot médiéval plessis désignait une clôture faite de bois tressés et par extension un enclos, ou encore l'habitation dans un enclos[27]. Plessis est la forme moderne de l'ancien français plaisseis, qui désigne à l'origine un espace quelconque, jardin, champ ou forêt, entourés de haies tressées ou de palissades[28].
Plessis est attesté sous la forme Plaisiacum sans date et Lastelle sous la forme Astella vers 1280[29].
Le gentilé est Plessirions.
Histoire
Un domaine (manere) est attesté au Plessis dès 1080, dans une charte de Guillaume le Conquérant confirmant les titres de propriété de l'abbaye voisine de Lessay[28], qui y possédait le prieuré Saint-Ermeland[30].
Lors de la Révolution, Jean-Vincent Guillemin († 1796), curé du Plessis et son vicaire, Thomas Charette qui avaient prêté serment à la constitution civile du clergé furent en représailles pris par des Chouans, en même temps que le maire et curé de Saint-Jores, J.F Lefèvre, et fusillés le jeudi saint, . M. Le Houilleur, vicaire de Saint-Jores qui échappa à la mort, devint curé du Plessis[31].
Entre 1794 et 1859, des mines de houille furent exploitées sur la commune, d'où 70 000 tonnes de charbon seront remontées par une vingtaine de puits de mine faisant jusqu'à 100 mètres de profondeur[32],[33]. Le ruisseau, le Mouloir, faisait autrefois tourner plusieurs roues de moulin[28].
En 1944, lors de la Libération la commune fut détruite à 80 %. Les combats durèrent du au [34].
En 1964, Le Plessis (288 habitants en 1962[35]) absorbe Lastelle (79 habitants[36]) à l'ouest de son territoire, la commune prenant alors le nom du Plessis-Lastelle.
Politique et administration
Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[38].
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[40].
En 2023, la commune comptait 237 habitants[Note 4], en évolution de +0,42 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
La commune se situe dans la zone géographique des appellations d'origine protégée (AOP) Beurre d'Isigny et Crème d'Isigny[43].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église Saint-Sébastien du Plessis (à Beau-Coudray). La nouvelle église, terminée en 1853-1854, et reconstruite en 1958, par l'architecte parisien Jean Michalon, après sa destruction durant l'été 1944, abrite une Vierge à l'Enfant du XIVe ou du XVe classée au titre objet aux monuments historiques[44]. Au chevet, à voir un très bel if. L'église primitive, sous le vocable de saint Quirin, trop vétuste et trop excentrée qui situait au lieu-dit la Butte avant d'être déplacée vers le centre du bourg fut détruite en 1857[28].
- Église Saint-Jean-Baptiste de Lastelle et son clocher à toiture en bâtière, dont les fonts baptismaux du XIIe siècle et une statue de saint Jean-Baptiste du XIIIe ou du XIVe siècle sont classés au titre objet[45].
- Chapelle Sainte-Anne-la-Sèche (XVIIIe siècle). Elle abrite une éducation de la Vierge (XVIIe), dernier vestige du prieuré Saint-Ermeland[31].
- Calvaire des gueux attribué au XIVe siècle.
- Château de la Mine.
- Vestiges du château à motte du Plessis, aménagé en point d'observation des marais. En 1046, il était la possession de Grimoult du Plessis[34].
- Deux lavoirs.
Pour mémoire : il y eut sur le territoire communal jusqu'à sept moulins à eaux et deux à vent.
Activité et manifestations
Personnalités liées à la commune
Pour approfondir
Bibliographie
- Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 171.
- René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 351.
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Résumé statistique du Plessis-Lastelle sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
Notes
- ↑ Population municipale 2023.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
- « Réseau hydrographique du Plessis-Lastelle » sur Géoportail (consulté le 13 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
- Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2014 (site de l'IGN, téléchargement du 1er mars 2015)
- ↑ « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 01 de la commune du Plessis-Lastelle ».
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 01 de la Pigaulterie ».
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 01 de la Planquerie ».
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 02 de la commune de Saint-Jores ».
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 03 de la commune du Plessis Lastelle ».
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 08 de la commune du Plessis Lastelle ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau de Briquebost ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau de Issue ».
- ↑ « Fiche communale du Plessis-Lastelle », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « Le Mouloir »
- ↑ « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Le Plessis-Lastelle et Sainte-Marie-du-Mont », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Ste Marie du Mo », sur la commune de Sainte-Marie-du-Mont - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Ste Marie du Mo », sur la commune de Sainte-Marie-du-Mont - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, A. et J. Picard, , p. 177.
- Stéphane William Gondoin, « Balades aux portes des marais du Cotentin : Les petits trésor du Plessis-Lastelle », Patrimoine normand, no 119, octobre-novembre-décembre 2021, p. 93 (ISSN 1271-6006).
- ↑ François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, A. et J. Picard, , p. 145.
- ↑ Bernard Beck (photogr. Bernard Pagnon), Quand les Normands bâtissaient les églises : 15 siècles de vie des hommes, d'histoire et d'architecture religieuse dans la Manche, Coutances, Éditions OCEP, , 204 p. (ISBN 2-7134-0053-8), p. 35.
- Gautier 2014, p. 351.
- ↑ Philippe Bernouis, « La mine de charbon de Littry, hier et aujourd’hui » [archive du ], (consulté le ).
- ↑ « Quand on exploitait le charbon du Plessis », sur Ouest France, (consulté le ).
- Delattre, 2002, p. 171.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Lastelle », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le )..
- ↑ « Le Plessis-Lastelle (50250) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- Réélection 2020 : « Municipales au Plessis-Lastelle. Daniel Guillard entame un second mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Lastelle », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le )..
- ↑ AOP Beurre d'Isigny et Crème d'Isigny.
- ↑ « Statue : Vierge à l'Enfant », notice no PM50000833, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ « Fonts baptismaux », notice no PM50001419, et « statue : Saint Jean-Baptiste », notice no PM50000834, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
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