Le Roi Arthur et ses preux chevaliers
| Le Roi Arthur et ses preux chevaliers | |
| Auteur | John Steinbeck |
|---|---|
| Pays | États-Unis |
| Genre | Légende arthurienne |
| Nombre de pages | 363 |
| ISBN | 0-374-10085-3 |
Le Roi Arthur et ses preux chevaliers (The Acts of King Arthur and His Noble Knights, 1976) est la réécriture par John Steinbeck de la légende arthurienne, basée sur le manuscrit de Winchester du Morte d'Arthur de Thomas Malory[1]. Il commença son adaptation en .
Style d'écriture
Steinbeck était depuis longtemps un passionné des légendes arthuriennes. L'introduction de sa traduction contient une anecdote sur ses lectures durant son enfance[2]. Son enthousiasme pour le roi Arthur transparaît dans l'œuvre. Le livre resta inachevé à sa mort et s'achève sur la disparition de la chevalerie incarnée par le plus pur des chevaliers arthuriens, Lancelot du Lac[3].
Steinbeck a adopté une approche « vivante » pour sa réécriture de l'œuvre de Malory. Il a suivi la structure de Malory et conservé les titres originaux des chapitres, mais il a exploré les fondements psychologiques des événements et adapté le langage pour qu'il paraisse naturel et accessible à un locuteur anglophone moderne[4]. Dans une lettre[5], il disait :
Malory écrivait ces histoires pour et avec son époque. Quiconque l'écoutait connaissait chaque mot et chaque référence. Rien n'était obscur ; il écrivait dans le langage clair et courant de son temps et de son pays. Mais cela a changé : les mots et les références ne sont plus le domaine commun, car une nouvelle langue a vu le jour. Malory n'a pas écrit ces histoires. Il les a simplement écrites pour son époque et son époque les a comprises… Et dès lors, presque par enchantement, les mots se sont mis à couler de source.
Recherches
D'après les lettres de Steinbeck, il semble avoir travaillé intensément sur le livre de à la fin de 1959 environ, mais n'y être jamais retourné par la suite[6].
De mars à , Steinbeck et son épouse Elaine (en) louèrent un cottage dans le hameau de Discove, à Redlynch (en), près de Bruton dans le Somerset, en Angleterre, pendant que Steinbeck effectuait des recherches pour sa réécriture de la légende arthurienne du roi Arthur et des chevaliers de la Table ronde. Glastonbury Tor était visible depuis le cottage, et Steinbeck visita également le fort (en) de Cadbury Castle, situé à proximité et supposé être le site de la cour du roi Arthur à Camelot. Le manuscrit inachevé fut publié après sa mort en 1976, sous le titre The Acts of King Arthur and His Noble Knights (littéralement : Les Actes du roi Arthur et de ses nobles chevaliers). Les Steinbeck considéraient ce séjour dans le Somerset comme la période la plus heureuse de leur vie commune[1],[3].
Références
- John Steinbeck, The Acts of King Arthur and His Noble Knights, ed. Chase Horton (New York: Farrar, Straus and Giroux, 1976), Introduction by John Steinbeck, pp. xiii–xiv; see also Appendix, letter dated July 7, 1958, p. 318.
- ↑ John Steinbeck, The Acts of King Arthur and His Noble Knights, ed. Chase Horton (New York: Farrar, Straus and Giroux, 1976), p. XI.
- John Steinbeck, The Acts of King Arthur and His Noble Knights, ed. Chase Horton (New York: Farrar, Straus and Giroux, 1976), Chase Horton, Appendix, p. 296.
- ↑ John Steinbeck, The Acts of King Arthur and His Noble Knights, ed. Chase Horton (New York: Farrar, Straus and Giroux, 1976), Chase Horton, Appendix, lettre daté du 7 juillet 1958, p. 318.
- ↑ John Steinbeck, The Acts of King Arthur and His Noble Knights, ed. Chase Horton (New York: Farrar, Straus and Giroux, 1976), Appendix, lettre datée du 27 mars 1959, p. 330.
- ↑ John Steinbeck, The Acts of King Arthur and His Noble Knights, ed. Chase Horton (New York: Farrar, Straus and Giroux, 1976), Appendix, pp. 297, 362–64, et note de Chase Horton, p. 296.
Pour en savoir plus
- Hodges, Laura F. « Les personnages des actes : répétition et variation symboliques ». Steinbeck Quarterly 12.01–02 (hiver/printemps 1979) : 20–27.
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