Le Serment (film, 1946)
| Titre original |
Клятва Kliatva |
|---|---|
| Réalisation | Mikhaïl Tchiaoureli |
| Scénario |
Piotr Pavlenko Mikhaïl Tchiaoureli |
| Acteurs principaux |
Mikhaïl Guelovani Alexeï Gribov |
| Sociétés de production |
Mosfilm Kartuli Pilmi |
| Pays de production |
|
| Genre | fresque historique, biographie politique |
| Durée | 108 minutes |
| Sortie | 1946 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Le Serment (Клятва, Kliatva), est un film historique et biographique soviétique réalisée par Mikhaïl Tchiaoureli et sortie en 1946. Le film est considéré comme un exemple du réalisme socialiste stalinien.
Synopsis
Au cours d'un hiver rigoureux, à l'aube de la nouvelle année 1924, le bolchevik Stepan Petrov et sa fille Olga traversent les steppes près de Tsaritsyne. Les voyageurs sont rattrapés par une bande de koulaks et Stepan trouve la mort. Avant de mourir, il demande à sa femme Varvara de remettre à Vladimir Ilitch Lénine une lettre relatant les atrocités commises par les koulaks. Varvara et Olga se rendent à pied à Moscou, d'où elles sont envoyées avec d'autres marcheurs à Gorki. Un groupe international (l'Ukrainien Baklan, le Géorgien Gueorgui, l'Ouzbek Ioussoup) arrive à Gorki, où ils apprennent la mort de Lénine et sont profondément attristés. Certains membres du gouvernement (Nikolaï Boukharine et Lev Kamenev) se préparent déjà à revoir tous les plans de Lénine, mais la majorité (Félix Dzerjinski, Anastase Mikoïan, Kliment Vorochilov) se rallient autour de Joseph Staline, qui monte à la tribune de la Place Rouge et jure d'honorer tous les testaments de Lénine, après quoi Varvara Petrova lui remet une lettre.
Lorsque Sergueï Petrov arrive sur la Place Rouge au volant du premier tracteur soviétique, un débat sur l'industrialisation s'engage autour de lui, au cours duquel Staline contredit Boukharine et appelle à respecter le testament de Lénine concernant les « cent mille tracteurs ».
Puis, le fils aîné, Alexandre Petrov, dirige le grand chantier de la Volga, l'usine de tracteurs de Stalingrad. Des ennemis saboteurs provoquent un incendie au cours duquel Olga Petrovna trouve la mort.
Lorsque la Grande Guerre patriotique éclate, Varvara Mikhaïlovna envoie ses enfants défendre la patrie. Le plus jeune prête serment lors du célèbre défilé militaire de novembre à Moscou, l'aîné part avec une colonne de chars directement de l'usine de Stalingrad vers le front suburbain et trouve la mort. Après la guerre, sous les voûtes de la salle Saint-Georges du Kremlin, a lieu la deuxième rencontre entre Petrova et Staline, qui la remercie au nom de la patrie.
Fiche technique
- Titre français : Le Serment[1],[2]
- Titre original russe : Клятва, Kliatva[3]
- Réalisation : Mikhaïl Tchiaoureli
- Scénario : Piotr Pavlenko, Mikhaïl Tchiaoureli
- Photographie : Leonid Kosmatov
- Montage : Loussia Vartikian
- Musique : Andreï Balantchivadze (ru)
- Décors : Leonid Mamaladze
- Production : Leonid Antonov, Mikhaïl Tchiaourelli, Meri Andjaparidze, Victor Tsirgiladze, S. Verkhovsky, P. Bogolyubov
- Société de production : Mosfilm, Kartuli Pilmi
- Pays de production :
Union soviétique - Langue originale : russe
- Format : Noir et blanc
- Durée : 108 minutes
- Genre : fresque historique, biographie politique
- Date de sortie :
Distribution
- Mikhaïl Guelovani : Staline
- Alexeï Gribov : Kliment Vorochilov
- Sergueï Blinnikov (ru) : Balkan
- Nikolaï Bogolioubov : le père et l'ingénieur Popov
- Sofia Guiatsintova : Varvara Petrova
- Tamara Makarova : Ksenia
Accueil critique
« Le métier de critique conduit, pour une fois, hors des salles "élégantes" où des rires distingués accueillent les plaisanteries éculées des comédies légères et un murmure approbateur les grandes manœuvres américaines. La grande salle où se donnent les premières représentations du film Le Serment est remplie d'une foule attentive (...). L'enthousiasme passionné y règne. Lorsque le provocateur de service applaudit bruyamment, tout seul, l'assaut lancé par Hitler contre l'U.R.S.S., l'incident qu'il cherche ne se produit pas. Le film fut autorisé, il y a trois ans, par une censure alors libérale et la préfecture de police voudrait bien démontrer que ce film "trouble l'ordre public" et qu'il doit être retiré de l'écran (...). Pour une toute autre époque, une toute autre société et avec de tous autres moyens, les séquences du Serment peuvent se comparer aux épisodes peints sur les murs de l'église haute à Assise. Même sens de l'expression directe populaire, même goût des formes simplifiées, dépouillées, même sens instinctif de la grandeur qui n'exclut pas le détail amusant ou familier. Mais ces qualités ont toutes chances de déplaire aux délicats amateurs des raffinements érudits et pasticheurs d'Orson Welles ou des pâtisseries douces-amères de Preston Sturges. L'avenir du cinéma n'en est pas moins dans Le Serment bien plus que dans Citizen Kane ou Sullivan, ces subtils ratiocinements du passé. (...) Les fort belles images du Serment se gravent dans les mémoires : elles sont monumentales, très élaborées et fort éloignées du style des "actualités". On peut estimer le scénario un peu fragmenté. Mais il fallait embrasser une immense réalité, vingt-deux ans de vie soviétique et la tâche n'était pas aisée. La réussite est pourtant complète, l'essentiel a toujours été dit et avec une puissance incontestable. »
— Georges Sadoul dans Les Lettres françaises du 8 décembre 1949[2]
Notes et références
- (ru) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en russe intitulé « Клятва (фильм, 1946) » (voir la liste des auteurs).
- ↑ « Le Serment », sur encyclocine.com
- « Le Serment », sur kinoglaz.fr
- ↑ (ru) « Клятва », sur kinopoisk.ru
Liens externes
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