Le Soliloque du roi Léopold
| Le Soliloque du roi Léopold | |
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| Auteur | Mark Twain |
|---|---|
| Pays | |
| Genre | pamphlet |
| Version originale | |
| Langue | Anglais |
| Date de parution | 1905 |
| Nombre de pages | 49 |
Le Soliloque du roi Léopold est un pamphlet de l'auteur américain Mark Twain publié en 1905[1]. Dans une satire politique condamnant sévèrement ses actions, il met en cause le rôle de Léopold II dans l'État indépendant du Congo sous la forme d'un monologue fictif du roi prenant sa propre défense.
Contenu
Dans ce texte, le roi Léopold II s'extasie sur les bienfaits qu'il prétend avoir apportés au peuple de l'État indépendant du Congo, notamment par la religion et l'art. Il affirme être arrivé au Congo avec une piété « débordante », n'avoir jamais souhaité qu'une chose : convertir la population au christianisme et abolir la traite négrière.
Il se défend d'avoir jamais détourné de l'argent public ou d'avoir utilisé les produits de la colonie à des fins personnelles. Il qualifie de totalement mensongères les accusations portées contre lui par les « missionnaires américains indiscrets », les « consuls britanniques intègres » et les « traîtres belges bavards ». Il soutient que critiquer un roi de la sorte est un blasphème : assurément, sous le règne de Dieu, un roi qui n'agirait pas selon sa volonté n'aurait pas bénéficié de son aide.
L'ouvrage mentionne le rapport critique du missionnaire William Henry Sheppard sur le massacre de plus de 80 personnes perpétré en 1899 par des Zappo Zaps envoyés pour collecter les impôts[1].
Léopold affirme que ses détracteurs ne parlent que de ce qui lui est défavorable, comme les impôts injustes qu'il a imposés aux populations du Congo, provoquant la famine et l'extermination de villages entiers, mais passent sous silence le fait qu'il a envoyé des missionnaires dans ces villages pour les convertir au christianisme.
Publication
L'ouvrage est publié en anglais, en français, en allemand et en italien. Deux éditions en allemand sont publiées en Allemagne de l'Est en 1961 et 1967 et une édition supplémentaire est publiée en 2014. Son éditeur américain, la maison d'édition P.R. Warren Company, basée à Boston, fait don de tous ses droits à des sociétés d'aide aux victimes des atrocités commises au Congo.
En riposte, « An Answer to Mark Twain » (« Réponse à Mark Twain »)[2] pamphlet anonyme de 47 pages, illustré de photos lénifiantes, est publié à Bruxelles en 1907 avec les visages de Mark Twain et d'E.D. Morel sur la couverture du livre.
Références
- Mark Twain, King Leopold's Soliloquy: A Defense of His Congo Rule, Boston, Mass., The P. R. Warren Co., (lire en ligne)
- ↑ (en) « An answer to Mark Twain. », donum.uliege.be, (lire en ligne, consulté le )
Annexes
Articles connexes
- Exactions commises dans l'État indépendant du Congo
- Congo Reform Association
- Rapport Brazza
- Rapport Casement
Bibliographie
- Jean-Pierre Orban, Introduction à Mark Twain, Le Soliloque du roi Léopold, Bruxelles, Jacques Antoine Editeur, coll. « Humeurs », (lire en ligne)
- David Van Reybrouck, Congo. Une histoire, Babel, , 864 p. (ISBN 978-2330028589)
- (en) Nora Nunn, « The Unbribable Witness: Image, Word, and Testimony of Crimes against Humanity in Mark Twain’s King Leopold’s Soliloquy (1905) », Genocide Studies and Prevention: An International Journal, vol. 12, (lire en ligne)
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