Le quattro volte
| Réalisation | Michelangelo Frammartino |
|---|---|
| Scénario | Michelangelo Frammartino |
| Acteurs principaux |
Giuseppe Fuda Bruno Timpano Nazareno Timpano |
| Sociétés de production |
Vivo Film Essential Filmproduktion Invisibile Film Ventura Film Caravan Pass Altamarea Film ZDF Enterprises Arte Radiotelevisione Svizzera |
| Pays de production |
|
| Genre | Fantastique |
| Durée | 88 minutes |
| Sortie | 2010 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Le quattro volte est une coproduction internationale réalisée par Michelangelo Frammartino en 2010.
Synopsis
Dans un vieux village de montagne en Calabre, un berger vit ses ultimes instants de vie. Il meurt entouré par ses chèvres. Au sein du troupeau, naît un chevreau. Mais, un jour celui-ci s'égare, se retrouve seul et grelottant de froid au pied d'un majestueux sapin. C'est cet arbre que choisissent les villageois pour célébrer la fête de la « Pita » : il est scié puis remis aux charbonniers pour monter le cœur de la meule. Il se mêlera au charbon de bois pour chauffer les foyers des villageois. À travers quatre récits enchâssés, le film se veut une ode à la vie et ses quatre règnes : ceux de l'humain, de l'animal, du végétal et du minéral aux correspondances mutuelles intimes et secrètes... Une vision poétique mais très lucide du cosmos à l'échelle de l'homme[1].
Fiche technique
- Titre : Le quattro volte (littéralement « les quatre fois »)
- Réalisation : Michelangelo Frammartino
- Scénario : Michelangelo Frammartino
- Photographie : Andrea Locatelli, couleurs
- Décors : Matthew Broussard
- Costumes : Gabriella Maiolo
- Montage : Benni Atria, Maurizio Grillo
- Son : Paolo Benvenuti, Simone Paolo Olivero
- Production : Marta Donzelli, Gregorio Paonessa, Susanne Marian, Philippe Bober, Gabriella Manfré, Elda Guidinetti, Andres Pfäffli
- Genre : Fantastique
- Durée : 88 minutes
- Tournage dans un village médiéval en Calabre
- Pays de production :
Italie,
Allemagne et
Suisse - Année de réalisation : 2010
- Date de sortie :
- France :
Distribution artistique
- Giuseppe Fuda : le berger
- Bruno Timpano : un charbonnier
- Nazareno Timpano : un autre charbonnier
A propos du film
Comme pour Il dono (2003), sa première réalisation, Michelangelo Frammartino situe son deuxième film dans le cadre d'une Calabre montagnarde et rurale, « en un lieu archaïque où perdurent des traditions ancestrales. » écrit Jean-Luc Douin, Le Monde, 29/12/2010.
Le réalisateur confie à Isabelle Regnier, Le Monde, 29/12/2010 :
Le réalisateur de Le quattro volte précise, plus loin, cette inspiration : « Le cinéma s'inscrit dans cette tradition picturale qui vient de la perspective, et qui a mis l'homme au centre de tout. À ce titre, il a la responsabilité de remettre en cause cette centralité. » Il énonce « l'idée d'une image qui enfante ses personnages, comme dans les quarante cinq secondes de la Sortie des usines Lumière. »
Il affirme une « volonté de décentrer l'humain. Dans mon film, il y a cette idée de l'homme qui devient minéral. (...) Les êtres vivants sont mus par des forces contraires : l'une les pousse à s'imposer, l'autre les conduit à se fondre, en communion avec le tout. C'est l'idée du voyage de l'âme humaine, de son devenir minéral. » (Propos recueillis par I. Regnier)
Michelangelo Frammartino cite Pythagore : « Nous avons en nous quatre vies qui s'emboîtent les unes dans les autres. L'homme est un minéral, car son squelette est constitué de sels, un végétal, car son sang est comme la sève des plantes, un animal, car il est mobile et possède une connaissance du monde extérieur. Il est humain, car il a volonté et raison. »
Jean-Luc Douin ajoute que « Pythagore habita là, en Calabre, y enseigna le sens caché des choses et la présence d'une âme en chaque chose. ». (Le Monde, 29/12/2010) et poursuit : « Se dépeignant comme "un médium entre la matière et la forme", filmant sa cosmogonie, Frammartino aime à rappeler que Pythagore discourait derrière un rideau, une toile qui préfigurait l'écran de cinéma. »
Selon Jean-Baptiste Morain (Les Inrocks, 28/12/2010), Frammartino, en « chamman calabrais », nous conduirait vers un « temps immémorial, à nos racines les plus profondes, avec un regard totalement contemporain. » Mathieu Macheret écrit : « Le quattro volte (...) ne se cantonne pas pour autant à la chronique d'une disparition (...) Il se situe plutôt à un endroit où la communication n'a pas été encore rompue entre l'homme et les puissances telluriques. (...) Ce néo-primitivisme abreuve le cinéma de nouvelles ressources. »
Mathilde Blottière, dans Télérama, du 31/12/2010, écrit :
« Un film qui revit quatre fois, c'est beaucoup. C'est rare ! », conclut Mathieu Macheret.
Notes et références
- ↑ « "Le Quattro Volte" : de l'humain au minéral, l'enchantement du monde », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
Voir aussi
Bibliographie
- Brigitte Poitrenaud-Lamesi, « Les Quatre Fois de Michelangelo Frammartino : Une variation franciscaine », Double jeu, no 13, , p. 117-129 (lire en ligne)
Liens externes
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Portail du cinéma italien
- Portail du cinéma allemand
- Portail de la culture suisse
- Portail de la fantasy et du fantastique
- Portail des années 2010