Leida Laius
| Naissance |
Horoševo (comté de Iambourg (ru), RSFS de Russie, Union soviétique) |
|---|---|
| Nationalité |
soviétique estonienne |
| Décès |
(à 73 ans) Tallinn (Estonie) |
| Profession | réalisatrice, documentariste, scénariste |
Leida Laius (russe : Лейда Рихардовна Лайус, Leïda Rikhardovna Laïous[1]), née le à Horoševo dans le comté de Iambourg (ru) en RSFS de Russie et morte le à Tallinn en Estonie, est une réalisatrice, documentariste et scénariste soviétique et estonienne. Elle compte parmi les cinéastes les plus renommés du cinéma soviétique estonien[2]. En 1995, la Fondation culturelle estonienne lui décerne le prix d'excellence pour l'ensemble de son œuvre, en reconnaissance particulière de sa contribution à l'histoire culturelle de l'Estonie.
Elle s'engage volontairement dans l'Armée rouge pendant la Grande Guerre patriotique et se fait décorer de la médaille « du mérite militaire » ainsi que du prix d'État de l'URSS.
Biographie
Leida Laius était issue d'une famille d'agriculteurs aisés et a grandi à Iambourg, rebaptisée plus tard Kingissepp, près de Saint-Pétersbourg. Sa mère, Armanda, était estonienne et issue d'une famille de la haute bourgeoisie de Narva ; son père était russe. À l'époque stalinienne, à la fin des années 1930, il fut déporté dans un camp de travail en tant que koulak et y fut exécuté dans le cadre de la « Grande opération contre les koulaks »[3].
Leida Laius s'engage volontairement dans l’Armée rouge pendant la Seconde Guerre mondiale et sert comme infirmière à l’hôpital de campagne no 3826 de la 22e armée, destiné aux blessés légers, ainsi que comme bibliothécaire. Elle est membre du Komsomol et sous-officier du service administratif. Pour son service pendant la guerre, elle a reçu en 1944 la médaille « Pour services rendus au combat », en 1945 la médaille pour la victoire sur l'Allemagne ainsi qu'en 1985 l'Ordre de la Guerre patriotique de 2e classe.
Après la libération de l'Estonie en 1944, elle s'installe à Tallinn. De 1945 à 1947, elle travaille comme inspectrice au ministère de l'Industrie alimentaire, de 1947 à 1949 comme fonctionnaire au bureau de l'Association des architectes et de 1950 à 1951 comme inspectrice au département des arts du spectacle du ministère estonien de la Culture[3].
Pendant cette période, elle suit une formation d'actrice à l'Institut estonien du théâtre, qu'elle termine en 1950. De 1951 à 1955, elle fait partie de la troupe du Théâtre dramatique estonien de Tallinn[4]. À partir de 1960, elle travaille chez Tallinnfilm. En 1962, Leida Laius obtint son diplôme de mise en scène à l'Institut national de la cinématographie (alors Institut d'État pan-soviétique de cinématographie), l'école nationale de cinéma de Moscou[3]. Pour son mémoire de fin d'études, Laius présenta le court-métrage Õhtust hommikuni (et) (litt. « Du soir au matin »). La même année, elle est devenue membre de l'Association estonienne du cinéma.
Eva Näripea, directrice des Archives cinématographiques estoniennes, compare les films de Leida Laius aux nouvelles formes narratives du cinéma du dégel[5], la Nouvelle Vague cinématographique du dégel de Khrouchtchev en Union soviétique[6]. Le critique de cinéma estonien Olev Remsu a qualifié le film Libahunt de l’un des dix meilleurs films du cinéma estonien[7].
Les longs métrages de Leida Laius se caractérisent par une grande qualité d'interprétation[2] ; ainsi, Maria Klenskaja remporte le prix de la meilleure actrice pour son rôle de Valentina Saar dans le film Varastatud kohtumine (et) et reçoit le prix de la meilleure actrice lors du Festival pan-soviétique à Kaliningrad en 1989, tandis que Hendrik Toompere (et) est sacré meilleur acteur principal en 1987 pour Jeux d'enfants au Festival international de films de femmes de Créteil (FIFF).
En 1995, un an avant sa mort, elle a reçu le Prix d'excellence pour l'ensemble de son œuvre de la Fondation culturelle estonienne. Ce prix est décerné en reconnaissance particulière de la contribution d'une personne à l'histoire culturelle estonienne[8].
Filmographie
Réalisatrice
- 1962 : Õhtust hommikuni (et) (С вечера до утра) (court métrage)
- 1963 : Mäed kui valged elevandid (Белые слоны)
- 1965 : Mäeküla piimamees (et) (Молочник из Мяэкюла)
- 1968 : Libahunt (Лесная легенда)
- 1973 : Ukuaru (et) (Родник в лесу)
- 1975 : Un humain est né… (Sündis inimene / Родился человек…) [court documentaire, 17 mn]
- 1976 : Enfance (Lapsepõlv / Детство) [moyen métrage documentaire, 31 mn]
- 1978 : Jäljed lumel (Следы на снегу) [documentaire]
- 1979 : Kõrboja peremees (et) (Хозяин Кырбоя)
- 1983 : Les Esprits bienveillants de la ville natale (Голова Кодулинны) [court documentaire, 21 mn]
- 1985 : Jeux d'enfants (Naerata ometi / Игры для детей школьного возраста), coréalisé avec Arvo Iho
- 1988 : A Stolen Meeting (et) (Varastatud kohtumine / Украденное свидание)[9]
Notes et références
- (de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Leida Laius » (voir la liste des auteurs).
- ↑ « Leïda LAIOUS », sur kinoglaz.fr
- (en) « Leida Laius », sur efis.ee
- (et) « Leida Laius », sur efis.ee
- ↑ (en) Peter Rollberg, Historical Dictionary of Russian and Soviet Cinema, Lanham (Maryland), Rowman & Littlefield, (ISBN 978-0-8108-6072-8), p. 393–394
- ↑ (et) « Filmiarhiivi direktor: Laiuse filmipärand on ajas aktuaalsemaks muutunud », sur kultuur.err.ee
- ↑ (de) « Tauwetter und Perestroika: Als das Kino kurz seine Freiheit fand », sur tagesspiegel.de
- ↑ (et) « Retroretsensioon. Hukkumine on paratamatu », sur kultuur.err.ee
- ↑ (et) « Vaba Eestlane = Free Estonian 19 jaanuar 1999 — DIGAR Eesti artiklid », sur dea.digar.ee
- ↑ « A Stolen Meeting », sur lacinetek.com
Liens externes
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