Les Enfants perdus (conte)
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Les Enfants perdus est un conte de fées français du Cantal (en Auvergne) recueilli par Antoinette Bon et publié en 1887 dans la Revue des traditions populaires[1],[2]. Paul Sébillot le publie sous le titre Les Enfants égarés dans son Littérature orale de l’Auvergne (1898)[3].
Synopsis
Au village de Gargeac, un couple, Jacques et Toinon, était très avare. Leurs enfants, Jean, âgé de douze ans, et sa sœur Jeanette, âgée de huit ans, en souffraient, et finalement, ils décidèrent de les abandonner dans la forêt. La mère les emmena et les laissa là. Ils essayèrent de la retrouver, puis de trouver la sortie. Jean grimpa à un arbre et aperçut une maison blanche et une maison rouge : c'est vers cette dernière qu'ils se dirigèrent. La femme qui s'y trouvait les fit entrer, mais leur dit de faire silence, sinon son mari les dévorerait, car il était le diable.
Elle les cacha, mais son mari les sentit car ils étaient chrétiens. Il battit sa femme et enferma Jean dans la grange pour l'engraisser avant de le manger, obligeant Jeanette à lui apporter à manger. Le Diable était trop gros pour entrer dans la grange, alors il ordonna à Jeanette de lui apporter le bout du doigt de Jean pour vérifier son engraissement ; Jeanette lui apporta une queue de rat, à deux reprises.
La troisième fois, il comprit la ruse et tira Jean hors de là. Il fabriqua un tréteau pour y allonger Jean et le laisser saigner, puis alla se promener. Jeanette et Jean feignirent de ne pas comprendre comment il devait être placé sur le tréteau. La femme du Diable leur montra, et Jean l'attacha et lui trancha la gorge. Ils prirent l'or et l'argent du Diable et s'enfuirent dans sa calèche, mais il les poursuivit.
En chemin, il rencontra diverses personnes – un ouvrier, un berger, un bedeau, des lavandières – et leur demanda s'ils avaient vu les enfants. La première fois, ils le comprirent mal, puis finirent par lui dire que non, à l'exception des lavandières, qui lui racontèrent qu'ils ont traversé la rivière. Le Diable ne pouvant la traverser, l'une d'elles proposa de se couper les cheveux pour qu'il puisse passer, mais, arrivé au milieu, elles laissa tomber sa chevelure et il se noya. Les enfants rentrèrent chez eux et prirent soin de leurs parents, malgré leur méfait.
Analyse
Il s'agit du type Aarne-Thompson 327A[4]. D'autres contes emblématiques de ce type sont Le Petit Poucet de Charles Perrault (1697), paru dans Les Contes de ma mère l'Oye, ainsi que Hansel et Gretel, publié par les frères Grimm dans leurs Contes de l'enfance et du foyer[5].
Références
- ↑ Les Enfants Perdus, Antoinette Bon, dans le numéro du 25 mai 1887 de la Revue des traditions populaires, p. 196 (lire en ligne).
- ↑ Paul Delarue, The Borzoi Book of French Folk-Tales, p 365, Alfred A. Knopf, Inc., New York 1956
- ↑ Paul Sébillot, Les Enfants égarés, dans Littérature orale de l’Auvergne (lire en ligne sous le titre Contes et récits d’Auvergne, p. 24).
- ↑ Heidi Anne Heine, "Tales Similar to Hansel And Gretel « https://web.archive.org/web/20200221221237/http://surlalunefairytales.com/hanselgretel/other.html »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), "
- ↑ Annie Collognat et Marie-Charlotte Delmas, Les Contes de Perrault dans tous leurs états, Éditions Omnibus,
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