Les Haberges
| Les Haberges | |
Vue aérienne du quartier | |
| Administration | |
|---|---|
| Fonctions urbaines | Zone d'activités et zone résidentielle |
| Géographie | |
| Coordonnées | 47° 38′ nord, 6° 08′ est |
| Superficie | 44 ha = 0,44 km2 |
| Cours d’eau | Durgeon |
| Transport | |
| Bus | Moova lignes 2 4 D1 . |
Les Haberges est un quartier de la ville de Vesoul, principalement aménagé au cours des années 2000 et 2010.
Au Moyen-Âge, les Haberges étaient un hameau situé à proximité du bourg de Vesoul qui fut par la suite intégré à la ville. Alors que la zone n'a compté pendant plusieurs siècles que quelques fermes et habitations, le terrain est classé au début des années 2000 en zone d'aménagement concerté sur plus de 40 hectares en vue de l'urbaniser pour faire face à l'extension et au développement de Vesoul.
Aujourd'hui, le quartier est essentiellement dédié aux établissements hospitaliers et organismes médicaux ainsi qu'aux entreprises du secteur tertiaire (commerces, restaurants, hôtels...).
Géographie
Le quartier des Haberges est situé dans l'ouest de Vesoul, dans le département de la Haute-Saône. Partiellement localisé sur la colline de la Motte, il est encerclé par la rocade de contournement de Vesoul et se trouve au sud de la zone d'activités et l'Espace de la Motte[1]. La rivière du Durgeon se trouve à proximité du quartier à l'ouest. L'altitude moyenne est de 230 mètres.
Administrativement, la zone est comprise dans le canton de Vesoul-1.
Le site est desservi par le réseau de transports en commun Moova : lignes 2 4 D1 .
Histoire des Haberges
Le nom Haberges signifie maison, habitation rustique[2].
Au Moyen Âge, Les Haberges (ou Aberges) est le nom des écuries appartenant au château Castrum Vesulium, situés sur la colline de la Motte. Une tour des remparts du château était nommée Tour des Haberges et correspondait avec les écuries à l'aide d'une poterne. Rapidement quelques maisons (le terrain compte entre 20 et 25 maisons au XVe siècle) sont construites et petit à petit les Haberges est devenu un hameau indépendant du château[3],[4],[5].Au XIVe siècle, le territoire du hameau des Haberges appartient au prieuré Saint-Nicolas de Marteroy, situé à Vesoul[6].
À propos des Haberges, l'historien franc-comtois Louis Gollut écrit[7] :
« Le Château de Vesoul, quoique très fort, ne pouvait contenir du gros bétail dans son pourpris ; bien est vrai, un peu plus bas, sur la descente, il y avait des écuries que l'on appelle les Haberges. »
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En 1479, la cité vésulienne est assiégée ; le château est partiellement démoli et le bourg considérablement affaibli. La vingtaine d'habitations que totalisaient les Haberges est détruite et une seule subsiste après le passage des troupes. En , les fermes des Haberges et le château Castrum Vesulium subissent un nouveau siège et sont détruits par une armée de 4 000 à 5 000 hommes, à la suite de l'invasion de la Franche-Comté[8].
En 1623, le roi Philippe IV d'Espagne, permit à François Cordier d'édifier une grange à l'emplacement des anciennes fermes. Ce bâtiment comportait entre autres trois fenêtres et une porte du XVIIe siècle, deux colonnes entourant la croix de Saint-André, une plaque de cheminée de 1690 et un écu à couronne comtale[2]. En 1635, François Cordier et Guillemette Faivre érigent une haute croix de pierre, qui est toujours présente[2]. Au XVIIIe siècle, l'homme politique Robespierre passa une nuit dormir aux Haberges, lors de son passage dans le département[2].

Dans les années 1830, un boulet de 375 grammes et un poids de cuivre portant les armoiries de la France ont été découverts dans le hameau des Haberges par le conseiller de préfecture M. Galmiche. Ces objets de guerre proviennent de l'ancien château de Vesoul[9].
En 1981, le secteur, qui comptait alors seulement quelques fermes et maisons isolées, accueille le premier établissement dédié aux services : la clinique Saint-Martin, centre de soins privé qui était auparavant localisé au centre-ville[10].
En 2005, le cinéma Majestic, qui marque le début de l'urbanisation de la zone d'activités des Haberges, est construit. Par la suite, de multiples services de restauration ont été bâtis sur les terrains contigus au cinéma.
Aujourd'hui, les Haberges est une zone d'activité comprenant de nombreuses entreprises, participant activement à la vie économique de Vesoul.
Équipements et urbanisation
Le quartier se compose de trois secteurs distinctifs : le pôle santé (secteur bleu), la zone d'activités (secteur rouge) et la zone résidentielle (secteur noir).

Pôle santé

Le pôle santé des Haberges, exclusivement consacré aux centres de soins, aux praticiens et aux professionnels de la santé, a été principalement aménagé au cours des années 2000 et 2010. L'établissement le plus important du secteur est le centre hospitalier de Vesoul, principale structure hospitalière du Groupe hospitalier de la Haute-Saône. Inauguré le en remplacement de l'hôpital Paul-Morel, l'hôpital nécessita 78 000 000 d'euros pour sa construction. D'une surface foncière de 50 000 m2 et d'une capacité de plus de 400 lits, c'est le premier hôpital de France chauffé totalement au bois[11].
La clinique Saint-Martin est également située dans le quartier. Fondée en 1957 et implantée aux Haberges depuis 1981, cet établissement chirurgical possède 60 lits et emploie 90 personnes. Il est fréquenté annuellement par plus de 8 000 patients[12].
Le Centre hospitalier spécialisé de Saint-Rémy et Nord Franche-Comté possède une antenne dans la zone.
À ces équipements s'ajoutent deux antennes du SDIS 70, une pharmacie, des magasins de matériel médical, un laboratoire d'analyses médicales, un centre d'imagerie médicale, de multiples cabinets médicaux libéraux et une clinique vétérinaire.
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La clinique Saint-Martin. -
Le centre d'imagerie médicale des Haberges.
Parc d'activités

La principale entreprise de la zone d'activités des Haberges est le multiplexe Majestic - Espace des Lumières. Ouvert depuis le , le Majestic abrite aujourd'hui 1 893 fauteuils répartis dans 10 salles de cinéma ; ces dernières sont toutes équipées de numérisation et d'air climatisé. Totalisant plus de 350 000 entrées par an et géré par le Groupe Majestic Cinemas, il s'agit de l'un des plus grands cinémas de la région[13],[14].
Le cinéma est ceinturé par plusieurs restaurants et chaînes d'hôtels, dont la plupart ont ouvert au cours des années 2010. Les Haberges comptent aussi une antenne de France Travail, ainsi qu'un lycée d'enseignement général et technologique public : le lycée les Haberges mis en service en septembre 1992, possède un atrium central traversé par des couloirs intérieurs sur trois étages, construit rue docteur Jean-George Girard. Totalisant chaque année 950 élèves et étudiants[15], il propose notamment des formations en brevet de technicien supérieur[16],[17]. Le lycée est composé d'un complexe sportif, mis en service un an après, couvrant une surface de 13 000 m2 utilisé par les élèves de l'établissement ainsi que par plusieurs clubs et associations sportives vésuliennes. Il est constitué d'un gymnase multi-sports (futsal, badminton, handball, volley-ball, escalade, musculation), une piste d'athlétisme de 200 mètres dotée d'un revêtement moderne et un mur d'escalade[18],[19].
Zone résidentielle

À partir des années 2000, quelques habitations sont sorties de terre dans le quartier, entre la zone d'activités et les premiers flancs de la Motte.
7 mai 2026 : fermeture du lycée des Haberges pour fragilités structurelles
Le , filmé sur les lieux le président de la république française en fonction Emmanuel Macron déjeune à la cantine du lycée des Haberges, pendant une visite en Haute-Saône[20]. Seulement trois mois plus tard, le en plein après-midi avant un vendredi férié, l'établissement regroupant 950 lycéens et étudiants, doit fermer ses portes instantanément sans qu'aucun élèves et enseignants puissent récupérer leurs affaires dans leurs casiers. Cette décision du préfet fait suite à une expertise rendu juste avant, une surveillance rapprochée avait été mise en place depuis février 2025, avec une vérification toutes les 30 minutes du dispositif technique[21]. Les élèves sont dispatchés le dans cinq établissement de la ville de Vesoul (quatre lycées et un collège) pour la fin de l'année scolaire avec des plannings amoindris[22] et des enseignants qui doivent jongler sur les différents sites.
Une nouvelle expertise plus poussée sur le bâtiment a été demandée car plusieurs hypothèses sont désormais évoquées pour expliquer cette fragilité structurelle, des fissures avaient déjà été observées en 2014 à différents endroits[23] :
- Implantation sur un sol de marnes argilo-calcaires
- Effets importants du changement climatique sur les sols
- Activité sismique
- Défauts initiaux de conception
Voir aussi
Bibliographie
- René Faivre, Notice sur la ville de Vesoul : les Haberges, Aigrevaux : vieilles maisons de Vesoul ; Histoire du château de Frotey-lès-Vesoul : des sires de Faucogney à "La Porteuse de pain" en 1978
Articles connexes
Notes et références
- ↑ « Localisation », sur simplanter.fr (consulté le ).
- « Histoire de Vesoul : Les Haberges », sur racinescomtoises.net (consulté le ).
- ↑ Alfred Gevrey (dir.), Histoire de Vesoul : Partie 1, t. 1, Vesoul, Alain Suchaux, , 112 p. (ISBN 9781275910942, lire en ligne), p. 91
- ↑ Louis Suchaux, Annuaire du département de la Haute-Saône, Préfecture, , 509 p. (lire en ligne), p. 329
- ↑ Loys Gollut, Les mémoires historiques de la République Séquanoise et des princes de la Franche-Comté de Bourgogne, , 2039 p. (lire en ligne), p. 1439
- ↑ Louis Suchaux, La Haute-Saône: dictionnaire historique, topographique et statistique des communes du département, Alain Suchaux, , 412 p. (ISBN 1271698773, lire en ligne), p. 344
- ↑ René Faivre, Notice sur la ville de Vesoul : les Haberges, Aigrevaux : vieilles maisons de Vesoul ; Histoire du château de Frotey-lès-Vesoul : des sires de Faucogney à "La Porteuse de pain", 1978, 84 p., page 15
- ↑ [PDF]« 1595 : Quand Henri IV ravageait la Franche-Comté... », sur le site du centre de documentation du laboratoire ThéMA (consulté le ).
- ↑ Commission d'archéologie de la Haute-Saône, Mémoires de la Commission d'archéologie, Volumes 1 à 2, Vesoul, Louis Suchaux, , 221 p. (lire en ligne), p. 165.
- ↑ « Du sang neuf à la clinique Saint-Martin », sur le site de l'Est Républicain (consulté le ).
- ↑ « Centre Hospitalier Intercommunal - Vesoul », sur caue-observatoire.fr (consulté le ).
- ↑ « Clinique Saint-Martin » [archive du ], sur le site de la clinique Saint-Martin (consulté le ).
- ↑ « Majestic - Espace des Lumières »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur vesoul.fr (consulté le ).
- ↑ « Cinéma Majestic - Espace des Lumières », sur ot-vesoul.fr (consulté le ).
- ↑ « 950 élèves des Haberges n’ont plus de lycée », sur estrepublicain.fr (consulté en ).
- ↑ « Présentation du lycée Les Haberges », sur haberges.fr (consulté le ).
- ↑ « Lycée Les Haberges », sur education.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « Fiche du complexe sportif des Haberges », sur res.sports.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « Gymnase des Haberges »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur vesoul.fr (consulté le ).
- ↑ « Téléphones à l’école, agriculture en souffrance : revivez la visite d’Emmanuel Macron en Haute-Saône », sur estrepublicain.fr (consulté en ).
- ↑ « Vesoul : décrit comme une" structure récente", le lycée risque de s'effondrer », sur batirama.com (consulté en ).
- ↑ « « On n’est pas dans notre élément » : des lycéens « arrachés » des Haberges ont intégré leur nouveau lycée », sur estrepublicain.fr (consulté en ).
- ↑ « Des fissures sur les murs : à quelques semaines du bac, 950 élèves à Vesoul en distanciel », sur lefigaro.fr (consulté en ).
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