Les Hogues
| Les Hogues | |
La mairie. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Eure |
| Arrondissement | Les Andelys |
| Intercommunalité | Communauté de communes Lyons Andelle |
| Maire Mandat |
Aline Bachelet 2020-2026 |
| Code postal | 27910 |
| Code commune | 27338 |
| Démographie | |
| Gentilé | Hoguais |
| Population municipale |
674 hab. (2023 |
| Densité | 57 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 25′ 38″ nord, 1° 23′ 50″ est |
| Altitude | Min. 50 m Max. 179 m |
| Superficie | 11,81 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Rouen (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Romilly-sur-Andelle |
| Législatives | Cinquième circonscription |
| Localisation | |
Les Hogues sont une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.
Géographie
Localisation
Les Hogues sont un village situé sur une colline dominant la vallée de l'Andelle.
Les communes limitrophes sont Lyons-la-Forêt, Perriers-sur-Andelle et Perruel.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[2],[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[5] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[6]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 826 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Boos à 15 km à vol d'oiseau[9], est de 10,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 847,5 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,1 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Les Hogues sont catégorisés commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rouen, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[13]. Cette aire, qui regroupe 317 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[14],[15].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (58,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (58,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (49,6 %), terres arables (31,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (8,8 %), zones urbanisées (6,7 %), prairies (3,1 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Il s'agit d'un nom de lieu issu de l'appellatif normand hogue « colline, colline boisée », lui-même du vieux norrois haugr « tas, élévation, colline », que l'on retrouve fréquemment dans cette province[17], mais qui n'a pas, ailleurs, abouti à la création d'une commune.
Le sens de « collines boisées » correspond bien au site des Hogues[17], bien qu'on ne puisse pas exclure une référence aux buttes situées sur le territoire de la commune. Le mot hogue (ou hougue « élévation, butte, tertre » en Cotentin, cf. Saint-Vaast-la-Hougue) a survécu tardivement en dialecte normand et faisait encore sens plus récemment dans le nord Cotentin sous la forme houguet. Dans les marais de la Dives, il a pris spécifiquement le sens de « tas de sel ».
Histoire
Différents talus autour du village laissent penser à la présence d'un oppidum à l'époque gauloise[18]. Autrefois, une chapelle dédiée à sainte Honorine appartenait, au XIIe siècle, au prieuré Saint-Laurent-en-Lyons, et qui est à l'origine du village. Les Hogues étaient à l'époque une dépendance du Tronquay, dont elle s'est séparée en 1787 à cause de l'éloignement.
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[20].
En 2023, la commune comptait 674 habitants[Note 5], en évolution de +4,98 % par rapport à 2017 (Eure : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
- Église Saint-Mathurin. C'est une église orientée de plan cruciforme. Établie sur les vestiges d'une ancienne chapelle édifiée en 1550, elle en conserve ses soubassements en grès. Le reste de l'édifice est en brique industrielle: la nef et le chœur (1852), le transept (1882), le porche (début XIXe siècle).
- Colombier octogonal en brique (XVIIe siècle).
- Portail de l'ancien manoir de Beaunay.
Galerie

-
Église Saint-Mathurin.
-
Portail de l'ancien manoir de Beaunay.
-
Colombier de Beaunay.
Personnalités liées à la commune
- Dominique Venner y vécut.
Voir aussi
Notes et références
Notes
- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
- ↑ « Réseau hydrographique des Hogues » sur Géoportail (consulté le 14 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
- ↑ « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
- ↑ « Fiche communale des Hogues », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Les Hogues et Boos », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Rouen-Boos », sur la commune de Boos - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Rouen-Boos », sur la commune de Boos - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Rouen », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 127-129.
- ↑ Selon une plaque apposée sur l'église des Hogues.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
Bibliographie
- Daniel Delattre, Emmanuel Delattre, L'Eure, les 675 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 296 p. (OCLC 52820568)
- Commission régionale de Haute-Normandie. Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Eure, canton: Lyons-la-Forêt. Paris: Imprimerie Nationale, 1976. 372 pages.
- P Duchemin. Notice historique sur Le Tronquay et Les Hogues. Gisors: Imprimerie Echo républicain, 1890. In-16, 120 pages.
Liens externes
- Portail de l’Eure
- Portail des communes de France
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.




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