Les Mélèzes

Les Mélèzes
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Géographie
Pays
Province
Région administrative
Territoire hors MRC
Coordonnées
52° 13′ 13″ N, 76° 37′ 14″ O
Carte

Les Mélèzes est un lieu-dit du Nord-du-Québec, au Canada. Ce campement de travailleurs, érigé par la Société de développement de la Baie-James, est construit à proximité du campement Eastmain. Pendant la phase I du Projet Baie-James, il accueille les familles des cadres œuvrant sur le chantier du détournement des rivières Eastmain, Petite Opinaca et Opinaca (EOL) vers la rivière La Grande [1],[2],[3].

Histoire

Le village est fondé par la Société de développement de la Baie-James pour accueillir le personnel qui travaille au détournement EOL (Eastmain, Opinaca et La Grande). Il s'agît alors d'un village privé[1]. La première famille s’installe à la fin du mois de , et le village est capable d’héberger 60 familles[2]. En 1978, une centaine de personnes y réside.

Se trouvant à proximité des campements Eastmain et Petite Opinaca, le village dispose d’un magasin général, d’un centre communautaire, d’un terrain de jeux et d’un bâtiment de service[4] . Le tout est relié grâce à des utilidors (de grosses boîtes en bois) pour protéger les conduites d’eau, d’égout et d’électricité. Le village des Mélèzes est le seul des villages de chantier de la Baie-James à ne pas avoir d’école, car trop peu de personnes y résident[5]. Les cadres ayant des enfants en âge d’aller à l’école doivent s’établir à Radisson.

En l’espace d’un an, entre 1977 et 1978, la population du village a augmenté de 15 %. En effet, le village de 100 personnes a accueilli la naissance de 15 nourrissons[6]. Cela peut notamment s’expliquer par la stabilité et le confort financier des cadres des chantiers, et la proximité de ceux-ci avec leurs familles et donc leurs épouses[5],[6]. Le chantier du détournement EOL est officiellement terminé en . Les familles quittent donc le village.

Notes et références

  1. Réjean Girard, Histoire du Nord-du-Québec, Presses de l'Université Laval, coll. « Collection Les régions du Québec », (ISBN 978-2-7637-9581-2)
  2. Société d'énergie de la Baie-James, EOL et Caniapiscau, d'hier à aujourd'hui, SEBJ, , 107 p. (ISBN 2-550-10736-5)
  3. ↑ « La rivière sort de son lit à LG 3. », Le Lac-St-Jean.,‎ (lire en ligne)
  4. ↑ André Lachance, « Un nouveau village : les Mélèzes », En Grande, vol. IV, no 6,‎ , p. 6
  5. Marie-France Barrette, De Bersimis à La Grande : la vie des travailleurs dans les camps et les villes-ressources durant la construction des grands projets hydro-québécois, Rapport de recherche, Université du Québec à Montréal, 2016, PDF (lire en ligne ).
  6. « Pour cette population de 100 personnes revanche des berceaux », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne)

Bibliographie

  • Jean Désy, François Huot. La Baie-James des uns et des autres — Eeyou Istchee. Production FH, 2009.
  • Réjean Girard. Histoire du Nord-du-Québec. Presses de l'Université Laval, 2012.
  • Société d'énergie de la Baie-James. EOL et Caniapiscau, d'hier à aujourd'hui. SEBJ, 1984.

Annexes

Articles connexes

Liens externes

  • icône décorative Portail du Nord-du-Québec
  • icône décorative Portail de l’électricité et de l’électronique