Les Mouches fantastiques
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| Sujet | |
| Pays |
| Les Mouches fantastiques | |
| Discipline | Magazine littéraire |
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| Langue | français ; anglais |
| Directeur de la publication | Elsa Gidlow ; Roswell George Mills |
| Rédacteur en chef | Elsa Gidlow ; Roswell George Mills |
| Publication | |
| Maison d’édition | (Canada) |
| Période de publication | 1918-1920 |
Les Mouches fantastiques est un magazine clandestin canadien publié entre 1918 et 1920. Basé à Montréal, au Québec, il s'agit de la première publication connue consacrée à la communauté LGBTQ dans l'histoire canadienne et nord-américaine.
Histoire
La revue est née d'un cercle d'écriture local fondé par la poétesse Elsa Gidlow, dont Gidlow et le journaliste Roswell George Mills étaient les principaux contributeurs[1],[2],[3]. Son titre provisoire, avant la parution de son premier numéro, était « Coal from Hades »[1]. Son contenu comprenait de la poésie et des essais sur l'identité et la politique des personnes gaies et lesbiennes, ainsi que des éditoriaux s'opposant à la guerre[1].
Le magazine était largement diffusé bien au-delà de Montréal, au sein des réseaux sociaux gais et lesbiens et de la communauté clandestine des journalistes amateurs[1],[4]. Il recevait du courrier de La Havane, à Cuba; un prêtre épiscopalien du Dakota du Sud quitta les ordres et s’installa à Montréal pour devenir le compagnon de Mills après avoir découvert le magazine; et le magazine fut vivement critiqué dans un essai de 1918 de l’écrivain américain H.P. Lovecraft[1],[5]. Cet essai figure dans Miscellaneous Writings, un recueil posthume de textes courts de Lovecraft, publié en 1995.
Cinq numéros du magazine ont été publiés; sa parution a cessé en 1920 lorsque Mills et Gidlow ont déménagé de Montréal à New York[1]. On ne connaît aujourd’hui que quelques exemplaires de cette publication[1]. L’un d’eux se trouve aux archives de l’Université de Floride du Sud, la bibliothèque de l’Université de l’Iowa possède un exemplaire original des cinq numéros, et les Archives gaies du Québec possèdent une réimpression du dernier numéro[1],[6]. Le catalogue de la Bibliothèque publique de New York mentionne deux numéros :Vol. I, n° 5, , et Vol. II, n° 1, .
Références
- (en) Michael Lyons, « Canada's first gay rag, Almost 70 years before the debut of Xtra, Les Mouches Fantastiques was born in Montreal », Xtra! Toronto's Gay & Lesbian News, no 791, , p. 34 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Gidlow, Elsa, Elsa, I come with my songs: the autobiography of Elsa Gidlow., San Francisco, Booklegger Press, , 82-83 (ISBN 0-912932-12-0, OCLC 11621381, lire en ligne
)
- ↑ « The Improbable Life and Loves of Elsa Gidlow », Kingston Whig-Standard, Kingston,
- ↑ (fr-CA) eh091182, « Elsa Gidlow, Georges Rowell Mills et leur cercle: émergence d’une sous culture homosexuelle dans Les mouches fantastiques. Montréal, 1915-1920 - Revue Histoire, Idées, Sociétés - UQAM », sur Revue Histoire, Idées, Sociétés, (consulté le )
- ↑ Faig, « Lavender Ajays of the Red-Scare Period: 1917–1920 », The Fossil, vol. 102, no 4, , p. 5–17 (lire en ligne)
- ↑ (en) « Les Mouches Fantastiques | ArchivesSpace at the University of Iowa », aspace.lib.uiowa.edu (consulté le )
Pour en savoir plus
- Elsa Gidlow, Elsa: I Come With My Songs, San Francisco, Booklegger Press, (ISBN 0-912932-12-0, OCLC 11621381, lire en ligne
), « Les Mouches Fantastiques »
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