Les Sept mers, partie 2 : Chasteté

Les Sept mers, partie 2 : Chasteté

Titre original 七つの海 後篇 貞操篇
Nanatsu no umi: Kōhen: Teisō hen
Réalisation Hiroshi Shimizu
Scénario Kōgo Noda
d'après un roman de
Kaitarō Hasegawa
Acteurs principaux Jōji Oka
Ureo Egawa
Sachiko Murase
Hideko Takamine
Sociétés de production Shōchiku
Pays de production Drapeau de l'Empire du Japon Empire du Japon
Genre Mélodrame
Durée 67 minutes
Sortie 1932

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Les Sept mers, partie 2 : Chasteté (七つの海 後篇 貞操篇, Nanatsu no umi: Kōhen: Teisō hen) est un film muet japonais de Hiroshi Shimizu, sorti en 1932. C'est la suite du film Les Sept mers, partie 1 : Virginité sorti en décembre de l'année précédente.

Synopsis

Yumie Sone épouse Takehiko Yagihashi, héritier d'une famille riche. Elle veut se venger de la perte de sa virginité, qui l'a obligée à renoncer à son premier amour, Yuzuru, le cousin de Takehiko. Dès la nuit de noces à l'hôtel de Kōshien, elle pose ses conditions — chambres séparées, mille yen de mensualité — et déclare froidement : « C'est parce que tu étais mon ennemi que je t'ai épousé. » Le mariage restera blanc.

S'installant chez les Yagihashi, Yumie les ruine méthodiquement : pourboires fastueux, dons massifs à l'hôpital psychiatrique où sa sœur est internée, bagues de diamant, et prise en charge mensuelle de l'ancienne maîtresse de son mari, Hattori Kumiko. Elle s'arroge l'autorité morale du foyer, jusqu'à prétendre élever la jeune Hisako à la place de la mère Yoriko.

En parallèle, Ayako, qui aime depuis toujours Yuzuru, a retrouvé son père biologique, revenu d'Amérique après plus de dix ans d'errance.

Yuzuru est devenu un célèbre traducteur de littérature française. Son roman autobiographique Les Sept Mers va connaître un triomphe. Mais Yuzuru avoue ne pas pouvoir oublier Yumie, son premier amour.

Un maître-chanteur réclame deux mille yen à Takehiko ; éconduit, il vend le scandale à la presse — « Adultère et immoralité : la famille Yagihashi en pleine débâcle ». Le patriarche répudie Yumie, qui s'en va « de bon cœur » : son œuvre est accomplie.

Apprenant que ce mariage n'était qu'une façade, Yuzuru, d'abord furieux, finit par comprendre. Ichirō, le confident, intercède grâce au journal intime de Yumie en expliquant que celle-ci a toujours aimé Yuzuru.

Ayako s'efface — elle part pour l'Amérique avec son père.

Le film se termine sur un épilogue heureux dans une villa à Kamakura, où Miwako, sortie de l'hôpital, vient se rétablir. Tous les amis sont enfin réunis autour de la petite sœur Momoyo.

Fiche technique

Ces informations proviennent du générique du film, de la base IMDb[1], des archives de la Cinémathèque française[2] et de la base de donnée japonaise NFAJ[3].

Distribution

Selon l'ordre du générique du film

  • Hiroko Kawasaki : Yumie Sone
  • Hideko Takamine : Momoyo Sone, la petite sœur de Yumie
  • Kinuko Wakamizu (ja) : Miwako Sone, la sœur ainée de Yumie
  • Harurō Takeda (ja) : Yūnosuke Yagihashi
  • Utako Suzuki (ja) : Yoriko Yagihashi, son épouse
  • Jōji Oka : Takehiko Yagihashi, l’aîné
  • Ureo Egawa : Yuzuru, son cousin
  • Hiroko Izumi (ja) : Hisako Yagihashi, la sœur cadette de Takehiko
  • Ken'ichi Miyajima (ja) : Kurakichi Ōhira
  • Eiko Takamatsu : Oetsu Ōhira, sa femme
  • Sachiko Murase : Ayako Kirihara, une jeune journaliste
  • Shōichi Nodera (ja) : le père biologique de Ayako
  • Takeshi Sakamoto : Nezu, le directeur de la succursale d'Ōsaka
  • Kumao Inoue : le secrétaire du directeur d'Ōsaka
  • Satoko Date : Yōko Takasugi
  • Jun Arai (ja) : Yamaman
  • Teruko Wakamizu (ja) : Shinako, la fille de Yamaman
  • Ichirō Yūki (ja) : Ichirō Munakata
  • Shōichi Kofujita (ja) : Fujio, employé du magasin
  • Yasuo Nanjō : Tsuji
  • Miyuki Otowa : Kumiko Hattori, la maîtresse de Takehiko

Autour du film

Le film a été projeté à la Cinémathèque française[2] et simultanément à la Maison de la culture du Japon à Paris[4] en 2021.

« D’abord cantonné aux mélodrames bourgeois, [Shimizu] se démarque du reste de la production par la qualité de ses muets. Gagnant davantage de liberté, il se livre à une dénonciation de plus en plus détaillée de certains sujets (mariage forcé, viol) et élabore une plus grande caractérisation de ses personnages féminins. » Clément Rauger[2], Rétrospective "Hiroshi Shimizu, le passager" en 2021.

Notes et références

  1. « Nanatsu no umi. Kôhen: Teisô-hen (1932) », sur www.imdb.com (consulté le )
  2. « Les Sept mers, partie 2 : Chasteté (Hiroshi Shimizu, 1932) - La Cinémathèque française », sur www.cinematheque.fr (consulté le )
  3. « [NFAJ] Seven Seas : Fidelity chapter », sur nfad.nfaj.go.jp (consulté le )
  4. Maison de la culture du Japon à Paris, « Hiroshi Shimizu », sur Maison de la culture du Japon à Paris (consulté le )

Liens externes

  • icône décorative Portail du cinéma japonais
  • icône décorative Portail des années 1930