Liéramont
| Liéramont | |||||
Église Saint-Martin. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Somme | ||||
| Arrondissement | Péronne | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Haute Somme | ||||
| Maire Mandat |
Marie-Odile Duflot 2020-2026 |
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| Code postal | 80240 | ||||
| Code commune | 80475 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
217 hab. (2023 |
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| Densité | 30 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 59′ 41″ nord, 3° 03′ 01″ est | ||||
| Altitude | Min. 113 m Max. 152 m |
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| Superficie | 7,29 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Péronne (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Péronne | ||||
| Législatives | Cinquième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Somme
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | http://www.lieramont.fr | ||||
Liéramont est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.
Géographie
Localisation
Liéramont est un village picard du Vermandois.
À vol d'oiseau[Note 1], la localité est située à 6 km au nord-ouest de Roisel[1], 9 km au sud-ouest de Gouzeaucourt[2], 11 km au nord-est de Péronne[3], 23 km au nord-ouest de Saint-Quentin[4], 24 km au sud-ouest de Cambrai[5], 38 km au sud-est d'Arras[6] et à 55 km au nord-est d'Amiens[7].
Les communes limitrophes sont Aizecourt-le-Bas, Guyencourt-Saulcourt, Heudicourt, Longavesnes, Nurlu, Sorel et Templeux-la-Fosse.
Hydrographie
La nappe phréatique qui alimente les puits en 1899 se trouve alors à une profondeur entre 40 et 60 mètres[8].
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[11] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[12]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 737 mm, avec 11,3 jours de précipitations en janvier et 9,3 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Épehy à 6 km à vol d'oiseau[15], est de 10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 752,8 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,4 °C, atteinte le [Note 4].
Urbanisme
Typologie
Au , Liéramont est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle est située hors unité urbaine[19]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Péronne, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[19]. Cette aire, qui regroupe 52 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[20],[21].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (95,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (95,1 %), zones urbanisées (4,9 %)[22]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Voies de communication et transport
En 2019, la localité est desservie par la ligne d'autocars no 48 (Épehy - Villers-Faucon - Péronne) du réseau interurbain Trans'80 Hauts-de-France[23].
Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Letheranni mons ; Liramons en 1080 ; Leheraumont en 1170 ; Liraumont en 1236 ; Lixramont en 1308 ; Liramon au XIVe siècle ; Liermont en 1564 ; Lierramont en 1564 ; Lieramont en 1567 ; Liramont en 1573 ; Lyramont en 1648 ; Loeramont en 1657[24].
Histoire
Le village a primitivement appartenu aux comtes du Vermandois. Il est ensuite passé aux mains de Hues de Dompierre dit Baudoin[8].
En 1344, Simon de Liéramont est nommé abbé de Ham-en-Artois[25].
Pendant la guerre contre l'Espagne, au XVIe siècle, le village appartient au sieur de Liéramont, gouverneur du Câtelet[8].
En 1750, Hélène Antoinette du Feu de Liéramont, fille des châtelains, épouse le baron d'Hanmer Claibroke[26].
En 1765, M. Marbert (Maubert) cède le village à la famille de Hanmer de Claybrooke[8].
Le château a été démoli par le baron Alexandre de Claybrooke et les biens ont été vendus en partie à des « cultivateurs » locaux[8].
À la fin de l'épopée napoléonienne, les Cosaques ont occupé le village en 1814-1815 et y ont exercé des réquisitions[8].
Depuis le défrichement de 287 ha de bois opéré vers 1850, la commune est considérée à la fin du XIXe siècle comme totalement déboisée[8]. On mentionne qu'à cette époque, les tisseurs locaux émigrent vers Saint-Quentin, à la recherche de meilleurs salaires, ce qui fait baisser la population[8].

Le village est éprouvé pendant la Première Guerre mondiale.
Politique et administration
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[32].
En 2023, la commune comptait 217 habitants[Note 6], en évolution de −4,41 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
Les élèves du primaire se rendent à Heudicourt où une école intercommunale a été créée pour cinq villages : Heudicourt, Fins, Liéramont, Guyencourt-Saulcourt, Sorel). Cet établissement compte 70 élèves à la rentrée scolaire 2023. Il est situé en zone B pour les vacances scolaires, dans l'académie d'Amiens[35].
Activités associatives, culturelles, festives, sportives et touristiques
Ville fleurie : deux fleurs sont attribuées en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[36].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église Saint-Martin.
- Chapelle Notre-Dame-du-Sacré-Cœur. Datant de 1876, l'édifice a été construit en remerciement d'une guérison[37].
-
Monument.
-
Autre vue de l'église.
Personnalités liées à la commune
Notes et références
Notes
- ↑ Du centre du chef-lieu de la commune.
- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
- ↑ « Réseau hydrographique de Liéramont » sur Géoportail (consulté le 25 septembre 2024).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
- ↑ « Orthodromie entre Liéramont et Roisel », sur fr.distance.to (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Liéramont et Gouzeaucourt », sur fr.distance.to (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Liéramont et Péronne », sur fr.distance.to (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Liéramont et Saint-Quentin », sur fr.distance.to (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Liéramont et Cambraifr », sur fr.distance.to (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Liéramont et Arras », sur fr.distance.to (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Liéramont et Amiens », sur fr.distance.to (consulté le )
- Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur, M. Rabache, 1899, Archives départementales de la Somme, Amiens. Lire la notice en ligne sur le site des archives départementales.
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Liéramont et Épehy », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Epehy_sapc », sur la commune d'Épehy - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Epehy_sapc », sur la commune d'Épehy - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune de Liéramont ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Péronne », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l'aire d'attraction d'une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ « Le réseau Trans'80 en ligne ».
- ↑ Jacques Garnier, Dictionnaire topographique de la Somme, t. 1, Paris / Amiens 1867 - 1878, p. 511 (lire en ligne sur DicoTopo) [1].
- ↑ Colligite fragmenta. Deux listes abbatiales revisitées : Ham-en-Artois et Andres par Roger Berger (1079-1352), 2004, sur Revue du Nord, 356-357, Université de Lille.
- ↑ Lire en ligne le Dictionnaire de la noblesse....
- « A la mémoire de Régis Douay », La Voix du Nord, (consulté le ).
- ↑ « Des élections en vue à Liéramont après la démission du maire », Le Courrier picard, (lire en ligne, consulté le ) « Des raisons de santé ont motivé Jean-Luc Duflot, âgé de 61 ans, à démissionner de sa fonction de maire du village de Liéramont (près de Péronne, à l'est de la Somme). Une démission effective depuis un arrêté préfectoral à effet du 1er août » (...) Jean-Luc Duflot avait été élu lors d'élections complémentaires en novembre 2013 après le décès de Régis Douay, dont il était le premier adjoint}.
- ↑ « Véronique Lur aura fait un court mandat », Le Courrier picard, (lire en ligne, consulté le ) « Première adjointe en 2014, Véronique Jur est devenue maire de Liéramont, un village de quelque 220 habitants, le 13 octobre 2017, après la démission de l'édile Jean-Luc Duflot ».
- ↑ « Marie-Odile Duflot succède à Véronique Vue à Liéramont », Le Courrier picard, (lire en ligne, consulté le ) « Exploitante agricole de 48 ans, Marie-Odile Duflot a été élue, après avoir effectué trois mandats de conseillère ».
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ L'école sur le site du ministère de l'Éducation nationale.
- ↑ « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise, .
- ↑ André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 257.
Voir aussi
Articles connexes
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