Ligue des Aborigènes d'Australie

La Ligue des Aborigènes d'Australie est créée à Melbourne, en Australie, en par William Cooper (en) et d'autres, dont Margaret Tucker, Eric Onus, Anna et Caleb Morgan (en), et Shadrach Livingstone James (en)[1] (fils de Thomas Shadrach James (en) et beau-frère de Cooper[2]). Cooper était secrétaire de la Ligue.
Dans une lettre à l'éditeur du West Australian, Cooper écrivait : « Notre ligue plaide pour un traitement équitable des populations autochtones »[3]. La Ligue militait pour abroger les lois discriminatoires et pour des programmes visant à améliorer la condition des populations autochtones.
L'une des premières initiatives de la Ligue fut de présenter une pétition au roi George V en afin que les Australiens autochtones soient représentés au Parlement australien, parmi d'autres demandes. La pétition a recueilli 1 814 signatures, bien que Cooper ait estimé que de nombreux Aborigènes vivant dans les réserves avaient trop peur pour y apposer leur signature[3].
En , elle s'est jointe à l'Association progressiste des Aborigènes (en) de Nouvelle-Galles du Sud pour organiser une journée de deuil national à Sydney, le jour de la fête nationale australienne (le ), afin d'attirer l'attention sur le traitement réservé aux Aborigènes et de revendiquer la pleine citoyenneté et l'égalité des droits[1]. M. W. Ferguson, secrétaire organisateur de l'Association progressiste des Aborigènes de Nouvelle-Galles du Sud, a déclaré à propos de cette journée de deuil national : « Les Aborigènes ne veulent pas de protection. Nous avons été protégés pendant 150 ans, et regardez où nous en sommes. Des scientifiques nous ont étudiés et ont écrit des livres sur nous comme si nous étions d'étranges curiosités, mais ils ne nous ont pas empêchés de contracter la tuberculose et d'autres maladies qui ont décimé des milliers d'entre nous »[3]. En , la Ligue a également soutenu la grève de masse organisée dans la réserve de Cummeragunja.
Le , à la suite du pogrom de la Nuit de Cristal en Allemagne, une délégation de membres de la Ligue, menée par Cooper, se rendit au consulat allemand de Melbourne avec une pétition protestant contre la « cruelle persécution du peuple juif par le gouvernement nazi d'Allemagne »[3]. Il s'agit de l'une des premières protestations contre les actions des nazis dans le monde[2].
La Ligue fut moins active après la mort de Cooper en , mais fut relancée après la Seconde Guerre mondiale par Douglas Nicholls et par Eric et Bill Onus (en). Dans les années , elle devint la branche victorienne de la Ligue pour la promotion des Aborigènes (en)[1].
Voir aussi
- Association progressiste des Aborigènes (en), Nouvelle-Galles du Sud
- Ligue pour la promotion des Aborigènes d'Australie du Sud (en)
- Jour de deuil (Australie)
- Droits de vote des peuples aborigènes et insulaires du détroit de Torres (en)
Références
- (en) « Australian Aborigines' League » [archive du ], Collaborating for Indigenous Rights, National Museum of Australia (consulté le )
- Andrea James, Interview, A Tamil amongst First Australians (Audio (11 mins)), (consulté le ).
- « Native Regulations », The West Australian, Perth, WA, National Library of Australia, , p. 9 (lire en ligne, consulté le )
Liens externes
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