Limam El Hadrami (P-601)
| Limam El Hadrami (P-601) | |
| |
| Type | patrouilleur |
|---|---|
| Fonction | militaire |
| Histoire | |
| A servi dans | Marine mauritanienne |
| Chantier naval | Huangpu Wenchong Shipbuilding |
| Fabrication | acier |
| Statut | en service |
| Équipage | |
| Équipage | 40 |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 63,0 m |
| Longueur de flottaison | 60,2 m |
| Maître-bau | 8,20 m |
| Tirant d'eau | 2,4 m |
| Déplacement | 430 tonnes |
| À pleine charge | 474 tonnes |
| Propulsion |
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| Puissance | 8210 ch |
| Vitesse | 20 noeuds |
| Caractéristiques militaires | |
| Armement |
|
| Électronique | radars de navigation et de recherche de surface type 347 |
| Rayon d'action | 3000 milles marins |
| Carrière | |
| Pavillon | |
| Port d'attache | Nouakchott |
| Indicatif | P-601 |
| MMSI | 654001000[1],[2],[3],[4] |
Le Limam El Hadrami (P-601) (en arabe : لمم الحضرمي) est un patrouilleur de la Marine mauritanienne. Il porte le nom de Al-Imam al-Hadrami, un théologien et juriste réputé en Mauritanie descendre du prophète Mohammed. Il aurait apporté une aide décisive aux Almoravides lors de la capture de la place forte d’Azougui dans le cadre de leurs conquêtes en Afrique du Nord[5].
Conception
Le Limam el-Hadrami fait partie des anciennes canonnières de classe Huangpu reconverties en patrouilleurs[5]. Il a une longueur hors tout de 63 mètres[5],[6] (60,2 m à la ligne de flottaison), une largeur de 8,20 m[6], un tirant d'eau de 2,4 m[7], un déplacement de 430 tonnes[6] (474 tonnes à pleine charge[8]).
Sa salle des machines comporte 3 moteurs Diesel MTU 12V4000 M90[6] de 2040 ch à 2100 tours/minute[7] entraînant 3 arbres d'hélice[6] avec des hélices à pas fixe, et de deux groupes électrogènes Caterpillar de 223 KVA[7]. Le navire dispose d’une puissance totale de 8210 ch. La vitesse maximale du navire est de 20 nœuds, son rayon d'action de 3000 milles marins[6]. La capacité du navire en gazole est de 78 tonnes, en huile moteur de 800 litres, en eau douce de 30 tonnes[7].
L’équipement électronique se compose d’un radar de navigation et d’un radar de recherche de surface type 347[6], d’un sondeur, d’un gyrocompas et d’un compas magnétique, d’un traceur, d’un système d'identification automatique (AIS). Pour les transmissions, le navire dispose d’un poste radio VHF JRC NCM 1770, d’un poste radio VHF JRC NCM 2150, et de quatre VHF portatifs[7].
L’armement se compose d’un canon bitube de 37 mm[9] /63 calibres type 76A et de deux affûts doubles de mitrailleuses de 14,5 mm[6]. Cela distingue le Limam el-Hadrami des deux patrouilleurs suivants, qui ont été commandés à la Chine en 2014 et livrés en 2016, le Timbédra (P631) et le Gorgol (P632). Leur armement principal est un canon monotube de 35 mm, adapté de la version chinoise du canon bitube Oerlikon 35 mm[9]. De plus, l’équipage dispose d’armes légères individuelles du type AK-47[7].
Le navire dispose, pour les missions de sauvetage et secours en mer, de :
- un bateau semi-rigide Zodiac d’une capacité de 10 personnes, propulsé par un moteur hors-bord de 40 ch ;
- deux canots de sauvetage gonflables de type Bombard, chacun pouvant accueillir 25 personnes ;
- 4 bouées couronne ;
- 42 gilets de sauvetage[7].
L’équipage est de 42 hommes dont 6 officiers[7].
Historique
Le Limam el-Hadrami a été construit par Huangpu Wenchong Shipbuilding à Guangzhou (Chine)[6], lancé en 2001 et mis en service le [6],[8]. Il a été donné par le gouvernement chinois[8],[10] à la Marine mauritanienne en 2002, dans le cadre d’un don d’équipements divers d’une valeur de 1,7 million d’euros[5].
La marine mauritanienne a été créé en 1966 sous la forme d’une unité de marine, qui est devenue en 1976 l'actuelle Direction de la Marine nationale. Sa mission est de protéger les eaux territoriales du pays, parmi les plus poissonneuses du monde, avec un littoral long de 750 kilomètres. Elle s'occupe, entre autres, de la maitrise des risques liés à l'activité en mer : accidents, naufrages, pollutions, etc. Afin d’être en mesure de remplir ces missions délicates, la marine mauritanienne a consenti des dépenses importantes pour agrandir sa flotte. C’est dans ce cadre que le patrouilleur Limam El Hadrami et les vedettes Oum Tounsi et Megsem Boubacar sont entrés en service[11]. Le Limam el-Hadrami est basé à Nouakchott[5]. Il est utilisé pour la patrouille et la surveillance, ainsi que pour des missions de lutte contre la piraterie, la pêche illégale et la contrebande[8].
Notes et références
- ↑ (en) « LIMAM EL HADRAMI - Other Type (MMSI: 654001000) », sur MyShipTracking (consulté le ).
- ↑ (en-US) « LIMAM EL HADRAMI MMSI:654001000 », sur Vesseljoin (consulté le ).
- ↑ (en) « Limam El Hadrami - Other Ship, MMSI 654001000, Callsign , Flag Mauritania », sur vesseltracker.com (consulté le ).
- ↑ « AIS - LIMAM EL HADRAMI », sur Portmaps.com (consulté le ).
- Fabrice Wolf, « Modernisation de la Marine nationale mauritanienne (2014 – 2019) », sur Meta-Defense.fr, (consulté le ).
- (en-US) Ivan Gogin, « LIMAM EL HADRAMI patrol craft (2002-2016) - Navy of Mauritania (Mauritania) », sur fighting ships of the world, (consulté le ).
- minetoulemine715, « Limam El Hadrami: Eom. Eom », sur Scribd (consulté le ).
- (en) « LIMAM EL HADRAMI (P-601) class offshore patrol vessel », sur Military Periscope (consulté le ).
- (es) Jesús M. Pérez Triana, « Mauritania recibió dos patrulleros construidos en China », sur Flanco Sur, (consulté le ).
- ↑ (en-US) ADF, « Mauritania’s Navy Unveils Five-Year Plan », sur Africa Defense Forum, (consulté le ).
- ↑ « La Marine Nationale », sur ARMEE, (consulté le ).
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