Limes de Germanie inférieure
Limes de Germanie inférieure *
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Carte du Limes germanique inférieur | |
| Coordonnées | 51° 39′ 44″ nord, 6° 27′ 14″ est |
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| Pays | |
| Numéro d’identification |
1631 |
| Année d’inscription | (44e session) |
| Type | Culturel |
| Critères | (ii) (iii) (iv) |
| Superficie | 812,75 ha |
| Zone tampon | 7.196,54 ha |
| * Descriptif officiel UNESCO ** Classification UNESCO |
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Le limes de Germanie inférieure désignait l'ancienne frontière entre la province romaine de Germanie inférieure et la partie non conquise de la Germanie supérieure[1],[2]. Il séparait le territoire la rive gauche du Rhin, comprenant la Rhénanie et les Pays-Bas, qui faisaient partie de l'Empire romain, des territoires de la rive droite qui n'étaient pas entièrement sous contrôle romain. Le limes germanique inférieur est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2021[3].
Historique

La construction de cette section du limes remonte en partie à l'empereur Auguste et à son beau-fils et général Nero Claudius Drusus, qui entreprirent de renforcer la frontière naturelle du Rhin à partir de L'abandon des conquêtes sur la rive droite du Rhin en 16 apr. J.-C. fit du Rhin la frontière fixe de l'Empire romain. Sous sa protection, de nombreux domaines (villa rustica) et hameaux (vicus) furent établis. Les noms et les emplacements de certains de ces lieux sont notamment conservés grâce à la Table de Peutinger et à l'Itinéraire d'Antonin[4].
Description
Le tracé du limes débutait près de l'estuaire du Vieux Rhin, sur la mer du Nord. Il suivait ensuite le cours du Rhin et s'achevait au Vinxtbach, à Bad Breisig, à la frontière de la province de Germanie supérieure. Le limes germano-rhétique supérieur commençait alors sur la rive droite du Rhin, au niveau du camp romain de Rheinbrohl (Fort de Rheinbrohl).
Le limes germanique inférieur n'était pas un limes fortifié avec remparts, fossés, palissades, murs et tours de guet, mais une frontière fluviale (en latin : ripa), semblable aux limites du Danube et de l'Euphrate. La ligne du Rhin était gardée par une chaîne de castras pour les troupes auxiliaires.
En 2021, l'UNESCO a inscrit le Limes germanique inférieur au patrimoine mondial, recensant 44 sites (dont certains regroupent plusieurs) répartis le long des 400 km de la vallée du Bas-Rhin[5].
Avec le Limes de Germanie supérieure et de Rhétie, le limes germanique inférieur forme une partie du Limes de Germanie.
Articles connexes
- Germanie inférieure (Basse-Germanie, Germanie seconde), liste des établissements romains en Germanie inférieure, limes Saxoniae (contre Saxons, Abodrites)
- Germanie supérieure (Jura, Alsace et plateau suisse, 83-297), Limes de Germanie supérieure et de Rhétie, Maxima Sequanorum (Séquanaise, en Jura, Alsace et plateau suisse, 297-470)
- Limes de Germanie, frontières de l'Empire romain (patrimoine mondial)
Notes et références
- ↑ « Le limes germanique inférieur », sur holland.com.
- ↑ (de) « Der Niedergermanische Limes », sur bonn.de.
- ↑ (en) « Frontiers of the Roman Empire – The Lower German Limes », sur whc.unesco.org.
- ↑ (de) Tilmann Bechert, Willem J. H. Willems, Die römische Reichsgrenze von der Mosel bis zur Nordseeküste. Stuttgart, 1995 (ISBN 3-8062-1189-2); Margot Klee, Grenzen des Imperiums. Leben am römischen Limes. Konrad Theiss Verlag, Stuttgart, 2006 (ISBN 3-8053-3429-X), p. 33–40.
- ↑ (en) Marinus Polak, Steve Bödecker, Lisa Berger, Marenne Zandstra, Tamar Leene (2021), Frontiers of the Roman Empire – The Lower German Limes: Nomination Text, UNESCO World Heritage Convention.
Bibliographie
Sources primaires
- (la) Otto Seeck, Notitia dignitatum. Accedunt notitia urbis Constantinopolitanae et laterculi provinciarum, Berlin, Weidmann, (réimpr. chez Minerva, Francfort-sur-le-Main, 1962), 379 p. (lire en ligne).
Liens externes
- Ressources relatives à l'architecture :
- Portail de la Rome antique • section Empire romain
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- Portail des Pays-Bas
