Lionel Ngakane

Lionel Ngakane
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Biographie
Naissance
Décès
(à 75 ans)
Rustenburg
Nationalité
Formation
Activités

Lionel Ngakane ( - ) était un cinéaste et acteur Sud-africain[1]. Il vécut en exil au Royaume-Uni des années 1950 jusqu'en 1994, date à laquelle il retourna en Afrique du Sud après la fin de l'apartheid. Son film de 1965, Jemima et Johnny, inspiré des émeutes raciales de 1958 à Notting Hill à Londres, fut primé aux festivals de Venise et de Rimini. Dans les années 1960 Ngakane fut membre fondateur de la Fédération panafricaine des cinéastes (FEPACI) et du Fespaco[2], le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO)[3].

Biographie

Ngakane est né à Pretoria, en Afrique du Sud[4]. En 1936 sa famille et lui ont déménagé dans le quartier de Sophiatown à Johannesburg[5],[6]. Son père (un enseignant) a créé une auberge avec Alan Paton, auteur du roman de 1948 Cry The Beloved Country[5]. Ngakane a fait ses études à l'université de Fort Hare et à l'université du Witwatersrand, et a travaillé pour les magazines Drum (en) et Zonk de 1948 à 1950[4]. En 1950, il a commencé sa carrière dans le cinéma comme assistant réalisateur et acteur dans la version cinématographique de Cry the Beloved Country (1951)[7], réalisée par Zoltan Korda. Peu de temps après, Ngakane s'est exilé au Royaume-Uni.

En tant qu'acteur, il est apparu dans des films, notamment The Mark of the Hawk (en) en 1957 (avec Eartha Kitt), à la télévision Quatermass and the Pit (en) (1958) et la série d'espionnage Danger Man (Deadline 1962) avec Patrick McGoohan, et sur scène dans Moon on a Rainbow Shawl (en) d'Errol John (en), et la pièce de Wole Soyinka The Lion and the Jewel (en) au Royal Court Theatre en 1966.

Ngakane est retourne en Afrique du Sud après la fin de l’apartheid en 1994.

Il est surtout connu pour son court métrage Jemima and Johnny (1965), inspiré des émeutes raciales de 1958 à Notting Hill à Londres. Ce film a été primé aux festivals de Venise et de Rimini. Il a également réalisé des documentaires sur l'apartheid et le développement de l'Afrique. Il a été président d'honneur de la Fédération panafricaine des cinéastes (FEPACI), organisation qu'il avait fondée en 1967 pour promouvoir le soutien aux cinéastes africains[4].

Il est décédé à Rustenburg en Afrique du Sud, en 2003, à l'âge de 75 ans[3].

Prix et distinctions

En 1997, Ngakane a reçu un doctorat honorifique de l'université du Natal.

En 2003, il a reçu l'Ordre sud-africain d'Ikhamanga en argent pour ses « réalisations exceptionnelles dans le domaine du cinéma et sa contribution au développement de l'industrie cinématographique en Afrique du Sud et sur le continent »[8].

En 2020, Ngakane a été honoré au Festival international du film sud-africain RapidLion[9].

Références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Lionel Ngakane » (voir la liste des auteurs).
  1. (en) « Biography of Lionel Ngakane by Rod Reyna | South African History Online », sur sahistory.org.za (consulté le )
  2. (en-US) Lebogang Selekane, « Lionel Ngakane: A brave spirit and tenacity for the film industry », sur 54 Connect, (consulté le )
  3. (en) Stephen Bourne, « Lionel Ngakane | Pioneering film-maker », The Independent,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  4. (en) « BFI Screenonline: Ngakane, Lionel (1928–2003) Biography », screenonline.org.uk (consulté le )
  5. Reyna, « Biography of Lionel Ngakane », South African History Online (consulté le )
  6. (en) « Lionel Ngakane », sur The Independent, (consulté le )
  7. (en-GB) Keith Shiri, « Lionel Ngakane », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
  8. (en) « The Order of Ikhamanga in Silver : Profile of Dr Lionel Ngakane », sur thepresidency.gov.za, S A National Orders (version du sur Internet Archive)
  9. « Lionel Ngakane will be honored at the RapidLion South African International Film Festival », Newzroom Afrika, (consulté le )

Liens externes

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