Lisa Meyerlist
Lisa Meyerlist, née le sous le nom de Liselotte List à Lauterbach (Hesse) et morte le à Lucerne, est une photojournaliste suisse [1].
Biographie
Formation et famille
Liselotte List, que les gens appellent Lisa, grandit dans une famille aisée et musicienne. Elle a l'oreille absolue et joue du piano depuis son enfance[2]. Après avoir débuté une formation de pianiste à Giessen, elle se réoriente dès 1932 vers des études à l'école des arts appliqués de Stuttgart[1]. Elle apprend la photographie en autodidacte avec un appareil photo offert par ses parents[3].
En 1938, elle épouse le peintre Rolf Meyer et le couple s'installe à Lucerne. Pour s'opposer à l'Allemagne nazie, elle s'engage dans le service complémentaire féminin de l'armée suisse, et gagne sa vie en tant que photographe pendant que son mari est engagé dans le service actif[1].
Lisa Meyerlist a deux enfants et vit en Italie durant les années 1950 avec sa famille[1]. Elle divorce en 1955, notamment pour réaliser un reportage en Turquie[2].
Carrière de photojournaliste
Dès 1948, Lisa Meyerlist travaille comme photographe pour le Festival international de musique de Lucerne[1]. Elle prend alors le pseudonyme de Meyerlist, créé en fusionnant ses deux noms de famille[1]. Après son divorce, elle devient l’une des premières femmes de Suisse à exercer le métier de photojournaliste[1].
En tant que photojournaliste, elle voyage dans 82 pays, où elle photographie la jungle, le désert, ou encore la toundra[4]. Selon ses dires, le seul endroit où elle regrette de ne pas être restée est à Rome avec Federico Fellini pour jouer dans La dolce vita comme il le lui avait demandé[4].
Elle photographie au Mexique, au Guatemala, en Asie et en Afrique. Lisa Meyerlist travaille et voyage, entre autres, pour la Neue Zürcher Zeitung[3]. Elle photographie par exemple Arturo Toscanini (1938), Herbert von Karajan (1948), Arthur Rubinstein et Federico Fellini [4].
L'œuvre de la photographe se trouve aux Archives d'État du canton de Lucerne[5]. Elle est visible en ligne sur le site de Memoriav, l'association pour la sauvegarde de la mémoire audiovisuelle suisse[6]. Ses photographies sont reconnues pour leur aspect narratif et la proximité avec la personne photographiée davantage que pour leur technique. Autodidacte, elle s'est elle-même désignée photojournaliste plutôt que photographe[1].
Références
- Barbara Steiner (trad. Laurence Margairaz), « Lisa Meyerlist » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
- Corina Rainer, « Lisa Meyerlist, forte, sauvage et merveilleuse », sur photoagora.ch - plateforme pour la photographie en Suisse, (consulté le )
- Barbara Steiner, « Lisa Meyerlist », sur hommage2021.ch (consulté le )
- (de) Gudrun Sachse, « Die Wilde », Neue Zürcher Zeitung, (lire en ligne)
- ↑ (de) « Fotografin Lisa Meyerlist », sur Archives d'État du canton de Lucerne (consulté le )
- ↑ « "Künstler-Nachlass Lisa Meyerlist" », sur memobase.ch (consulté le )
Liens externes
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- Ressource relative aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
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