Liu Bochu

Liu Bochu
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Naissance
Décès
(à 60 ans)
Nom dans la langue maternelle
刘伯刍 (Liu Bochu)
Nom de naissance
劉伯芻 (Liu Bochu)
Autres noms
prénom de courtoisie : Suzhi (素芝)
Nationalité
Activités
Autres activités
Père
Liu Nai, sous-secrétaire du ministère des Armées

Liu Bochu (chinois : 刘伯刍 ; chinois traditionnel : 劉伯芻 ; pinyin : Liú Bóchú ; Wade : Liu Po-ch’u) (758–818), également connu sous le prénom de courtoisie Suzhi (素芝) est le fils de Liu Nai, sous-secrétaire du ministère des Armées. Originaire de Guangping du Mingzhou (actuel comté de Jize, Hebei), il est un haut fonctionnaire et un poète chinois célèbre actif pendant la dynastie Tang. Il pratique la calligraphie dans laquelle il est habile. Il meurt en 818.

Biographie

Liu Bochu a une allure ancienne et élégante, il est versé dans les études. Il réussit les examens impériaux et est élevé au rang de jinshi (lettré accompli). Son caractère ainsi que sa conduite sont rigoureux et prudents[1]. Le gouverneur militaire de Huainan, Du You, le recrute comme assistant administratif. À la dissolution de l’administration du circuit, Liu Bochu se retire en résidence dans la région de Wu[2]. Après un certain temps, sous l’ère Yuanhe (778-820), il reçoit un édit impérial et il est nommé remontrant de droite et sert aussi comme adjoint au ministère des Affaires protocolaires[3]. Puis, à la suite d’une faute administrative, il est dénoncé et rétrogradé comme officier militaire à Qianzhou [4]. Après cela, il occupe divers postes, notamment celui de directeur du Bureau de l’évaluation des mérites, érudit de l’institut Jixian, censeur impérial au sein du gouvernement central[3],[4]. À la suite d’une calomnie contre lui, Liu Bochu a peur et il demande rapidement un poste éloigné, et il est envoyé comme gouverneur de la préfecture de Guo[1],[2]. Puis, il atteint finalement le rang de vice-ministre du ministère des Peines[2]. En 815, il se retire du service officiel avec le titre de « grand conseiller consultant de gauche auprès de l’empereur ». Il meurt chez lui en 818 à l’âge de soixante et un ans[note 1],[2]. Liu Bochu reçoit à titre posthume le titre de « Ministre des Travaux publics ».

* * *
Sūtra mahāyāna de la contemplation du fond de l’esprit et des vies antérieures

Liu Bochu excelle dans la conversation et le rire, et il agit en s’adaptant aux temps, ce qui fait que certains critiques le jugent légèrement défavorablement[1].

Bouddhisme

En 811, l’empereur Xianzong émet un décret ordonnant à Meng Jian, grand conseiller remontrant, Liu Bochu, censeur impérial au sein du gouvernement central, Gui Deng, vice-ministre des Travaux, et Xiao Mian, correcteur des omissions à droite et lettré impérial, de traduire le Sutra de la contemplation du fond de l’esprit du Grand Véhicule (大乘本生心地觀經), aussi connu sous le titre de Sūtra mahāyāna de la contemplation du fond de l’esprit et des vies antérieures. Ils se rendent au temple bouddhique de Lichuan pour faire ce travail[5],[6].

Calligraphie

Liu est habile en calligraphie, il excelle dans le style Bafen (8 traits) (八分)[note 2],[3].

Classification des eaux

En 815, Liu Bochu, occupe la fonction vice-ministre du ministère des Peines. Il est alors une figure importante de la scène politique, ainsi qu’un poète et amateur de thé renommé. Il a dressé une liste « de sept eaux célèbres sous le ciel, et il affirme en avoir goûté une par une, en livrant ainsi une expérience personnelle de dégustation et d’évaluation des eaux.[note 3], [7] »,[8] Liu Bochu est cité dans certains ouvrages sur le thé.

Oeuvres

Liu Bochu est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont

  • Sutra de la contemplation du fond de l’esprit du Grand Véhicule (大乘本生心地觀經), aussi connu sous le titre de Sūtra mahāyāna de la contemplation du fond de l’esprit et des vies antérieures
  • Recueil de Liu Bochu (劉伯芻集)
  • e Code de Yuanhe et les édits impériaux ultérieurs
  • Etc.

Notes et références

Notes

  1. L’âge calculé selon le système moderne doit être distingué de l’âge nominal (虛歲, xūsuì) — système fondé sur l’année entamée — utilisé dans les documents anciens chinois, lequel attribue généralement un an de plus à la personne.
  2. Bafen : en calligraphie chinoise, le bāfēn (八分) est un style ancien de l’écriture cléricale, situé entre l’écriture sigillaire et l’écriture cléricale aboutie.
  3. Traduction libre de : « 曾列举天下七种名水,还说自己都一一品尝过,有亲身实践的品水心得 »

Références

  1. (zh) Zhao Ying (赵瑩), Liu Xu (刘昫) ; Zhang Zhao (张昭), Jia Wei (贾纬), Zhao Xi (赵熙), et autres sous les Jin postérieurs, 舊唐書 (旧唐书) (Ancienne histoire des Tang), vol. rouleau 153, biographie 103, Biographie de Liu Bochu, Shuju,‎ ordonné en 941, achevé en 945 (lire en ligne)
  2. (zh) « 刘伯刍 (劉伯芻) (Liu Bochu) », sur Baike.baidu, Pékin,‎ (consulté le )
  3. (zh) « 刘伯刍 (劉伯芻) (Liu Bochu) », sur Chinese Text Project, Ctext.org (consulté le )
  4. (zh) Ouyang Xiu (欧阳修), Song Qi (宋祁) ; (dynastie Song du Nord), 新唐書 (新唐书) (Nouvelle histoire des Tang), vol. 160, bio de Liu Bochu,‎
  5. (en) Bai Yu (白宇), « On the Jingjiao Text Zhixuan anle jing: Its Date and Use of Imagery : 論景教文本《志玄安樂經》——其作成年代及意象運用 (Étude du texte nestorien « Sūtra de la paix et de la félicité orienté vers le Mystère » — sa date de composition et l’usage de ses images symboliques) », Monumenta Serica, vol. 71, no 1,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. (zh) « 归登 (歸登) (Gui Deng) », sur Chinese Text Project, Ctext.org (consulté le )
  7. (zh) « 刘伯刍 (劉伯芻) (Liu Bochu) », sur Chinese Text Project, Ctext.org (consulté le )
  8. (zh) Ulrich Theobald, « 刘伯刍 (劉伯芻) (Liu Bochu) », Tübingen, Allemagne,‎ (consulté le )
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