Louis-Chrysostome Michel

Louis-Chrysostome Michel
Illustration.
Fonctions
Député français

(2 ans, 6 mois et 19 jours)
Élection 13 mai 1849
Circonscription Cher
Législature Assemblée nationale législative

(1 an, 2 mois et 29 jours)
Élection 4 novembre 1837
Circonscription Deux-Sèvres
Législature Chambre des députés
Biographie
Nom de naissance Louis Chrysostome Michel
Date de naissance
Lieu de naissance Pourrières
Date de décès [1] (à 55 ans)
Lieu de décès Montpellier
Sépulture Cimetière des Capucins
Parti politique Opposition dynastique (1830-1848)
Montagne (1848-1852)
Profession Avocat

Louis-Chrysostome Michel, dit Michel de Bourges, né à Pourrières (Var) en 1797 et mort à Montpellier en 1853, est un avocat et homme politique français.

Biographie

Né le (9 Brumaire an VI), il est le fils de Jean Baptiste Michel, fervant républicain, assassiné par des royalistes 6 mois avant sa naissance, le 31 Mars 1797[2].

Reçu avocat en 1826, il s'installa à Bourges, où il se fit bientôt remarquer par ses qualités professionnelles, ses talents d'orateur et ses ardentes convictions républicaines. Son nom fut rapidement mêlé aux procès politiques les plus retentissants de la monarchie de Juillet. Il fut élu député de Niort en 1837, et siégea jusqu'en 1839. Il fut à nouveau élu sous la Seconde république, en 1849, et siégea alors sur les bancs de la Montagne.

Son premier procès célèbre fut celui en 1831 de Godefroy Cavaignac et de neuf artilleurs de la garde nationale accusés d'avoir signés l'acte d'association contre le retour des princes de la maison de Bourbon de la branche aînée[3].

À la suite de la manifestation du 15 mai 1848, il fut l'un des avocats des accusés traduits devant la Haute Cour de justice de Bourges (mars-) ; il défend également des responsables de la journée du 13 juin 1849 ayant à répondre de leurs actes devant la Haute Cour de Versailles (octobre-), et les responsables du complot de Lyon devant le conseil de guerre. Politiquement, le nom de Michel de Bourges reste attaché au fameux discours qu'il prononça devant l'Assemblée nationale le , dans lequel il repoussait l'idée d'un possible coup d'État de la part du président de la République Louis-Napoléon Bonaparte, et rassurait les députés en affirmant qu'ils étaient protégés par une « sentinelle invisible », le Peuple.

Quand, deux semaines plus tard, éclata le coup d'État du 2 décembre 1851, il ne fut pas proscrit. Il se retira à Montpellier, où il mourut obscurément moins de deux ans plus tard.

Il est enterré au cimetière des Capucins, à Bourges.

Histoire littéraire

Dans l'histoire littéraire, Michel de Bourges est connu pour avoir été, de 1835 à 1837, l'amant de George Sand, dont il défendait les intérêts comme avocat.

Il est le sujet de la partie VI de son ouvrage Les lettres d'un voyageur intitulée A Everard qui n'est autre que Michel de Bourges.

Notes et références

  1. Relevé généalogique sur Geneanet
  2. Archives départementales du Var, registre de l'état civil de Pourrières, vue 84/397.
  3. Olivier Pinard, Le barreau au XIXe siècle, Paris, Pagnerre, , p. 256 Michel de Bourges

Annexes

Bibliographie

Liens externes

  • icône décorative Portail de la France au XIXe siècle
  • icône décorative Portail de la politique française
  • icône décorative Portail des Deux-Sèvres
  • icône décorative Portail du Cher