Louis-Sébastien Lenormand

Louis-Sébastien Lenormand
Légende : Sébastien Lenormand fait la 1er expérience du parachute - Montpellier (1783) Lenormand ne sauta pas du haut de l'observatoire, il le fit du haut d'un arbre (hauteur un étage), seuls des animaux et des poids furent jetés du haut de la tour de l'observatoire de Montpellier.
Biographie
Naissance
Décès
(à 79 ans)
Castres
Nationalité
Activités
Autres informations
Ordre religieux

Louis-Sébastien Lenormand, né le à Montpellier et décédé le à Castres[1], est un physicien et inventeur français qui fut le premier parachutiste.

Biographie

Jeunesse

Lenormand, fils d'un horloger, est né à Montpellier en 1757. De 1775 à 1780 il étudie la physique et la chimie à Paris auprès de Lavoisier et Berthollet, il s'implique également dans l'étude du salpêtre. Il apprend de l'utilisation du savoir scientifique et mathématique dans la production de la poudre à canon.

Invention du parachute

De retour à Montpellier, il travaille dans la boutique de son père tout en se plongeant dans la communauté intellectuelle de la ville et commence ses expériences de parachutisme, après avoir lu un passage de La Description du Royaume de Siam de Simon de La Loubère, envoyé extraordinaire du roi Louis XIV à la cour du roi Phra Narai à Ayutthaya dans l'actuelle Thaïlande. Dans son récit, La Loubère décrit les acrobaties d'un équilibriste siamois à l'aide d'un parasol et de perches[2].

Avant d'effectuer le saut en public depuis l'observatoire, Lenormand teste son parachute sur des animaux.

Considéré comme le premier homme à avoir expérimenté un parachute (en 1783)[3], il est également connu pour avoir inventé le terme (à partir du grec para, « contre », et de chute)[4]. Le [5], il fit à Montpellier, dans l'enclos des Cordeliers, sa première expérience en s'élançant d'un ormeau, en tenant dans ses mains deux parasols de trente pouces de rayon. Il continua ses expériences en en abandonnant à la pesanteur, sous un parachute, divers animaux et divers poids en forme de cœur, du haut de la tour de l'observatoire de Montpellier devant une foule dans laquelle aurait pu se trouver Joseph Montgolfier[6].

La fonction initialement prévue pour son invention était de sauver les gens lors d'incendies d'immeuble.

Controverse

Selon le conteur local Benoit Ramos reprenant les écrits de l'historien Louis-Henri Escuret (1896-1967), Lenormand n'aurait simplement sauté que du sommet d'un arbre, voire simplement utilisé des poids, sinon des petits animaux attachés à un parasol mais sans aller plus loin. Il indique cependant que le mot a bien été créé par le scientifique montpelliérain[7]. Il s'agirait donc d'un fait très nettement enjolivé par Louis Figuier qui a voulu ainsi « embellir » la vérité en imaginant un « exploit » personnel qui ne serait jamais déroulé et en le décrivant dans son ouvrage Les Merveilles de la science (6 vol., 1867-1869) [8].

C'est André-Jacques Garnerin qui a fait en 1797 le premier saut à haute altitude à l'aide d'un parachute non rigide en s'élançant depuis un ballon au dessus de Paris.

Ordonnation et décès

En 1830, Lenormand retourne vivre à Castres. Il fait reconnaître la nullité de son mariage et entre à la Chartreuse de Saïx à Castres comme moine convers, puis vicaire épiscopal, sous le nom de frère Chrysostome. Il y meurt en 1837[9].

Œuvres

  • Essai sur l’art de la distillation (1811, 2 vol.)
  • Manuel de l’art du dégraisseur (1819)
  • Bibliothèque instructive et morale pour la jeunesse (1824-1826, in-8°)
  • Manuel du chandelier (1827)
  • Louis Sébastien Lenormand, 1830, Encyclopédie-Roret, Nouveau manuel complet du relieur en tous genres, sur Wikisource
  • Manuel de l’horloger (1831)
  • Manuel du fabricant d’étoffes imprimées (1831)
  • Manuel du fabricant de papiers (1833, 2 vol. in-18)

Notes et références

  1. ↑ « Louis-Sébastien Le Normand (1757-1837) - Auteur - Ressources de la Bibliothèque nationale de France », sur data.bnf.fr (consulté le )
  2. ↑ « Le parachute vient-il du Siam? », sur grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-blog.com (consulté le ).
  3. ↑ Notice no PA00103606, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. ↑ Louis Guilbert, La Formation du vocabulaire de l'aviation, Larousse (Mayenne, impr. Floch), (lire en ligne), p. 312
  5. ↑ Annales de chimie ; ou Recueil de mémoires concernant la chimie et les arts qui en dépendent..., Cuchet, Paris, (lire en ligne)
  6. ↑ Arnaud Boularand, « Série de l'été. Ces Montpelliérain(e)s illustres (1/8) : Lenormand, l'inventeur du parachute », sur actu.fr, (consulté le )
  7. ↑ Site radiofrance.fr, podcast "Benoît Ramos raconte le Parachutiste de la Babote".
  8. ↑ Louis-Henri Escuret, « "Louis Figuier et le parachutiste" in Monspeliensis Hippocrates (Revue d'Histoire de la Pharmacie Année 1961 169 pp. 93-94 », sur persee.fr (consulté le ).
  9. ↑ Site francearchives.gouv.fr, fiche sur Louis-Sébastien Lenormand.

Liens externes

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