Louis Antoine Carolus

Louis Antoine Carolus
Naissance
Décès
(à 51 ans)
Bruxelles
Nationalité
Activités
Peintre, directeur adjoint, graveur
Lieux de travail
Fratrie
Henri Carolus (d)

Louis Antoine Carolus, né le à Anvers et mort à Bruxelles le , est un peintre et un graveur belge.

Biographie

Le Prétendant hésitant.
Chasseur se reposant.

Famille

Louis Antoine Carolus, né à Anvers le , est le fils de Jean Théodore Joseph Carolus (1780-1817), balancier, et de Jeanne Jacqueline Gallis (1785-1846). Son frère Henri Carolus (1811-1867) est diplomate à Rome et ambassadeur de Belgique près le Saint-Siège, tandis que son frère Théodore Jean Carolus (1817-1885), est religieux de la Congrégation de saint Joseph à la maison d'éducation des Frères à Saint-Fuscien. Louis Antoine Carolus épouse à Saint-Gilles le Jeanne Marie Coffo (née à Anvers le ). L'un de leurs témoins est le peintre Henri Joseph Dillens[1].

Formation

Louis Antoine Carolus étudie à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers, où il bénéficie de l'enseignement de Jacobus Josephus Eeckhout et de Ferdinand de Braekeleer. Ensuite, de 1831 à 1834, il étudie à Paris auprès d'Eugène Lepoittevin. En 1835, il travaille à La Haye et revient l'année suivante en Belgique, où il s'établit à Anvers[2].

Carrière

En 1834, il commence à exposer aux salons triennaux belges : au Salon d'Anvers (1834), puis au Salon de Gand (1835) et au Salon de Bruxelles de 1845, de même qu'à l'Exposition des maîtres vivants à Amsterdam en 1842.

Louis Antoine Carolus quitte Anvers en 1862 et devient directeur adjoint du Musée de la Porte de Hal à Bruxelles[3].

Louis Antoine Carolus, domicilié rue des Minimes no 81, meurt, à l'âge de 51 ans, à l'Hôpital Saint-Pierre de Bruxelles le . Le lendemain, son frère Joseph François Carolus, marchand, meurt à Anvers[3].

Œuvre

Caractéristiques

Homme à la guitare.

Louis Antoine Carolus se consacre à la peinture de genre historique, prisant les scènes d'intérieur, les sujets anecdotiques et les scènes de mœurs[2]. Lorsqu'il expose Le Mari dans l'embarras au Salon de Bruxelles de 1848, le critique Louis Van Rooy écrit : « M. Louis Carolus a beaucoup observé la nature ; nous lui demanderons seulement du goût dans le choix et l'exécution de ses sujets[4] », tandis qu'Adolphe Siret juge « qu'il manque de finesse et devrait laisser à d'autres le soin malheureux de plaire par la reproduction de petites scènes scandaleuses et immorales[5] »

Louis Carolus est également graveur à l'eau forte et sur bois. Il laisse notamment : Souvenir pieux à la mémoire de Jeanne Jacqueline Carolus (1846), Souvenir pieux de J.B. Smekens, Le Paysan au broc, genre C. Bega, Frontispice de l'Antigonus par Van Ryswyck, Diplôme pour la Société Saint-Luc à Anvers (1841), Le Docteur Faustus et Le Récit au cabaret[6].

Expositions

Belgique

Scène dans une taverne.
La Réprimande, conservée au Bowes Museum.

Pays-Bas

Collections

  • Collections royales de Belgique[17] :
    • La Famille heureuse, huile sur toile.
  • Maison des arts de Schaerbeek[17] :
    • M. Kayser Albert, pharmacien dans son laboratoire (1859), huile sur toile, format 50 × 40 cm, inventaire no 105.
  • Bowes Museum[18] :
    • La Réprimande (s.d.), huile sur toile, format 51,9 × 63,1 cm, inventaire no B.M.502.
  • Neue Pinakothek[19] :
    • Mère et fille en conversation au salon (1856), huile sur bois, format 56,3 × 43,9 cm, inventaire no 15779.

Références

  1. « État-civil d'Anvers », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  2. (de) Henry Hymans, « Louis Antoine Carolus », sur archive.org, (consulté le ).
  3. « État-civil de Bruxelles », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  4. Louis Van Rooy et T. Decamps, Revue Salon de Bruxelles de 1848, Bruxelles, D. Raes, , 215 p. (lire en ligne), p. 110.
  5. Adolphe Siret, Exposition nationale de 1848, Bruxelles, Ch. Greuse, , 120 p. (lire en ligne), p. 96.
  6. T. Hippert et J. Linnig, Le peintre-graveur hollandais et belge du XIXe siècle, vol. 1, Bruxelles, Fr-J. Olivier, , 1123 p. (lire en ligne), p. 128-132.
  7. Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, H.P. Vander Hey, , 76 p. (lire en ligne), p. 29.
  8. Académie royale des beaux-arts de Gand, Salon de Gand de 1835 (XVIe), Gand, D.J. Vanderheghen, , 55 p. (lire en ligne), p. 50.
  9. Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, H.P. Vander Hey, , 80 p. (lire en ligne), p. 25.
  10. Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie exposés au Salon de 1845, Bruxelles, Demortier frères, , 136 p. (lire en ligne), p. 45.
  11. Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie exposés au Salon de 1848, Bruxelles, J-B-J De Mortier, , 120 p. (lire en ligne), p. 19.
  12. Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts de 1851, catalogue explicatif, Bruxelles, G. Stapleaux, , 145 p. (lire en ligne), p. 36.
  13. Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, Henri Verbeckt, , 95 p. (lire en ligne), p. 39.
  14. Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, J.P. Van Dieren, , 186 p. (lire en ligne), p. 55.
  15. Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1863, catalogue explicatif, Bruxelles, Charles Lelong, , 150 p. (lire en ligne), p. 33.
  16. (nl) « Louis Antoine Carolus », sur research.rkd.nl, (consulté le ).
  17. « Louis Carolus », sur balat.kikirpa.be, (consulté le ).
  18. « Louis Carolus », sur artuk.org, (consulté le ).
  19. « Louis Carolus », sur sammlung.pinakothek.de, (consulté le ).

Annexes

Articles connexes

Bibliographie

Liens externes

  • icône décorative Portail de l’histoire de l’art
  • icône décorative Portail de la peinture
  • icône décorative Portail de la gravure et de l'estampe
  • icône décorative Portail de la Belgique