Louis Desgouttes

| Naissance | Bourg-en-Bresse (Ain) |
|---|---|
| Nationalité |
française |
| Distinction |
|---|
Louis Joseph Desgouttes (, Bourg-en-Bresse – , Lyon) est un chirurgien français[1], chirurgien des hôpitaux de Lyon[2]. Son nom est attaché à la pince chirurgicale Desgouttes.
Biographie
Louis Desgouttes, né le , est le fils de Louis Desgouttes, négociant en grains, et de Marie Laurence Léontine Cuynat[3]. Il se marie le à Annecy avec Jeanne Marie Fournier (1888‑1968)[1]. Il décède à Lyon à l’âge de 61 ans[4].
Ex-interne des hôpitaux de Lyon[5], ayant notamment été formé auprès du professeur agrégé Maurice Vallas à l’Hôtel-Dieu[6], lauréat des Hôpitaux (Prix Bouchet, chirurgie 1904) et chargé des fonctions d'aide d'anatomie à la Faculté[5].
En 1910, il est nommé chirurgien des hôpitaux de Lyon[7].
À partir de 1911, il est membre du comité de rédaction de Lyon chirurgical , revue médicale fondée à Lyon par René Leriche en 1908[8], et y participe jusqu’en 1936[9]:
En 1914, il est Membre de la Société de chirurgie de Lyon, dont il est secrétaire en 1914[10]. Pendant la Première Guerre mondiale, il est incorporé au 14e corps d'armée à l'hôpital Gama, à Toul[11], en tant que médecin-major de 2e classe et exerce les fonctions de chef de secteur chirurgical[12],[13].
En 1919, dans les Enseignements chirurgicaux de la Grande guerre, le Pr ED. DELORME Médecin Inspecteur général de l'Armée, rend hommage aux contributions du lyon medical[14] : A la fin de 1915, le Lyon chirurgical avait offert une large hospitalité et à MM. -DESGOUTTES et DUPONT qui ont ... enlevé une cinquantaine de projectiles en s'aidant du compas de Hirtz[15].
Le , il est décoré par la Grande Chancellerie de la Légion d’honneur[16]. Sur le document 3, l’en-tête de la lettre du docteur Desgouttes indique : Antiquaille, service de M. Desgouttes ()[16].
Dans Mémoires de l’Académie de chirurgie, Louis Desgouttes est mentionné comme associé en 1923[17]
Une nécrologie publiée dans Lyon chirurgical en 1939 indique que Louis Desgouttes fut un des premiers, en France, à pratiquer la Trépanation du Corps calleux dans le traitement de l'hypertension intracanienne[4].
Dans le Journal de médecine de Paris, n° 34 du , M. René Dumas décrit l’opération "La trépanation du corps calleux" de Desgouttes et Denis, publiée initialement dans le Journal de chirurgie ()[18]:
« À 1 cm 1/2 de la ligne médiane, juste assez en dehors pour éviter le sinus longitudinal supérieur, un peu en arrière de la suture coronale, on fraise un orifice qui permet, après incision de la dure-mère, d’introduire une canule d’argent de 3 mm de diamètre. Cette canule, de courbure calculée, est introduite obliquement en dedans jusqu’à buter contre la faux du cerveau. Redressée, elle descend le long de la faux, guidée par elle jusqu’au corps calleux, c’est-à-dire à environ 6 cm de profondeur. Une légère pression perfore l’organe et la sonde pénètre dans le ventricule latéral. »
En matière de chirurgie médullaire, il pouvait faire état, avec Ricard, au Congrès de Madrid (), de 68 cas de Laminectomie pour compression médullaire[4].
La même source rapporte que ses élèves ont conservé de lui « un souvenir ému et reconnaissant »[19].
Pince Desgouttes

Son nom est attaché à une pince chirurgicale encore utilisée, la pince à disséquer Desgouttes[20].
C'est une pince à neuf griffes peu pénétrantes[21]. Elle permet de saisir, écarter et tenir les tissus mous comme la peau ou les muscles[22].
Depuis 1882, la Maison Lépine à Lyon conçoit et diffuse des instruments chirurgicaux élaborés en collaboration avec les chirurgiens, selon leurs besoins spécifiques[23]. Ces collaborations permettent la mise au point des pinces chirurgicales « à tenon » ou « à doigt », de l'hystérographe de Cotte, des instruments de Bérard, Desgouttes, Pollosson[24], Patel, etc. qui font partie des nouveautés des années 1920- 1930[25].
En 2004, la société Landanger[26] intègre la gamme d'instrumentation du groupe Lépine[27].
Extraits des catalogues Lépine
- Lyon : Lépine, [1925]. Pince du docteur Desgoutte (sans « s »), deux grandeurs.
- Lyon : Lépine, 1950-1955. Pince de Desgouttes (orthographe corrigée, mais sans mention « docteur »).
Décorations
Publications
- 1904 Considérations pratiques sur le traitement des fractures des os longs, par le Dr Louis Desgouttes[28],[29].
- 1909 Traitement des fractures des mâchoires par projectiles de guerre : dans les premiers jours qui suiivent la blessure, par Louis Desgouttes, Eugène Bressot[30].
- 1911 Louis Desgouttes, Grossesse abdominale fissurée simulant une occlusion intestinale[31].
- 1912 Louis Desgouttes, Perforation traumatique de la vésicule biliaire et du duodénum [32].
- 1913 L. Desgouttes et R. Olivier, Rein polykystique. – Néphrectomie. – Guérison maintenue depuis quatre ans et demi[33].
- 1916 Traitement des corps étrangers du poumon, par L. Desgouttes et E. Perrin[34],[13].
- 1916 Extrait de "Presse médicale": Les moignons : Les amputations faites à l'avant par MM. L. Desgouttes et E. Perrin[35].
- 1925 Le Symptôme minimum dans l'appendicite aiguë, par L. Desgouttes, chirurgien des hôpitaux de Lyon[36].
- 1927 Les paralysies tardives du cubital à la suite des fractures du condyle externe de l'humérus , par MM. L. Desgouttes, chirurgien des hôpitaux de Lyon, et R. Denis, interne des hôpitaux[37].
Articles connexes
Notes et références
- archiveshautesavoie, « LOUIS DESGOUTTES /Jeanne Marie Fournier », sur archives.hautesavoie.fr, Annecy,
- ↑ Marrel, Aimée, « Traitement des blessures de la voute palatine », sur gallica, Lyon,
- ↑ adompnier, « LOUIS DESGOUTTES / Léontine CUYNAT », sur geneanet, Bourg-en-Bresse,
- Lyon chirurgical, « Hommage : LOUIS DESGOUTTES », sur gallica, LYON,
- LOUIS DESGOUTTES, « CONSIDERATIONS PRATIQUES SUR LE TRAiMENT DES FRACTURES Des OS LONGS (thèse) », sur gallica, LYON,
- ↑ LOUIS JOSEPH DESGOUTTES, « Introduction », sur gallica,
- ↑ LYON UNIVERSITAIRE , Neuvième Année - N°379, « Rubrique : NOS HOPITAUX », sur bm-lyon, LYON, 29 févier 1910
- ↑ Comité des travaux historiques et scientifiques Institut rattaché à l’École nationale des chartes, « René Leriche », sur cths.fr
- ↑ Société de chirurgie de Lyon., « Lyon chirurgical : TOME V », sur gallica, LYON,
- ↑ Bulletin de la Société de chirurgie de Lyon, « Louis Joseph Desgouttes », sur Bibliothèque numérique de l'université Lyon 1,
- ↑ Lyon chirurgical, « Quelques opérations de repérage des corps étrangers par le compas de Hirtz », sur Gallica
- ↑ France. Ministère de la Guerre, « Annuaire officiel des officiers de l'armée active », sur Google Books, France. Ministère de la Guerre,
- Lyon chirurgical, p. 590., « Desgouttes et Perrin, « Traitement des corps étrangers du poumon » », sur Gallica,
- ↑ Delorme, Edmond (1847-1929), « Les Enseignements chirurgicaux de la Grande guerre Lyon chirurgical », sur Gallica
- ↑ « Les Enseignements chirurgicaux de la Grande guerre,p105 », gallica (consulté le )
- Louis Desgouttes (Dr) (né à Bourg-en-Bresse, Ain), « Grande Chancellerie de la Légion d'honneur », sur leonore archives nationales, Lyon : A. Storck,
- ↑ « Mémoires de l'académie de chirurgie », sur archive org
- ↑ JOURNAL DE MEDECINE DE PARIS. René Dumas-Société des Chirurgiens de Paris., « LE SYNDROME DE HAUTE GRAVITE PRECOCE DANS LES FRACTURES DU CRANE ET SON TRAITEMENT », sur gallica, Paris,
- ↑ Lyon chirurgical, « Hommage : LOUIS DESGOUTTES », sur gallica, LYON,
- ↑ In’Surg – Pince à disséquer Desgouttes
- ↑ Maison Lépine, [1925], « Instruments de chirurgie créés par notre Maison et instruments nouveaux ne figurant pas sur nos précédents catalogues Lyon. », sur Bibliothèques d'Université Paris Cité,
- ↑ medi-as, « Pince à dissection à griffes », sur medi-as
- ↑ Groupe lépine, « Lépine Depuis 1714 », sur Groupe lépine
- ↑ Pollosson, « Pollosson président de Thèse de Desgouttes », sur gallica
- ↑ Caroline Januel – Sylvie Mauris-Demourioux-Printemps 2009, « L’art médical à Lyon Evolution et constitution des savoirs: page33 », sur Groupe lépine
- ↑ landanger, « Histoire landanger », sur landanger.com
- ↑ ugap, « Pince dissecteur Desgouttes », sur ugap
- ↑ Louis Desgouttes (Dr) (né à Bourg-en-Bresse, Ain), « Considérations pratiques sur le traitement des fractures des os longs », sur abebooks, Lyon : A. Storck,
- ↑ Louis Desgouttes (Dr) (né à Bourg-en-Bresse, Ain), « Considérations pratiques sur le traitement des fractures des os longs », sur BNF, Lyon, Lyon : A. Storck,
- ↑ Louis Desgouttes, Eugène Bressot, « Traitement des fractures des mâchoires par projectiles de guerre : dans les premiers jours qui suiivent la blessure », sur worldcat,
- ↑ Lyon chirurgical, p. 644., « Louis Desgouttes « Grossesse abdominale fissurée simulant une occlusion intestinale » », sur gallica,
- ↑ Lyon chirurgical, p. 364., « Louis Desgouttes « Perforation traumatique de la vésicule biliaire et du duodénum » », sur gallica,
- ↑ Lyon chirurgical, p. 415., « L. Desgouttes et R. Olivier « Rein polykystique. – Néphrectomie. – Guérison maintenue depuis quatre ans et demi » », sur gallica,
- ↑ MM. L. Desgouttes et E. Perrin, « Traitement des corps étrangers du poumon », sur sudoc,
- ↑ MM. L. Desgouttes et E. Perrin, « Les moignons : Les amputations faites à l'avant », sur sudoc,
- ↑ Le Symptôme minimum dans l'appendicite aiguë, par L. Desgouttes, chirurgien des hôpitaux de Lyon, « ' Extrait de "la Presse médicale", n° 81 du 10 octobre 1925' », sur BNF, Paris, impr. L. Maretheux,
- ↑ Le Symptôme minimum dans l'appendicite aiguë, par L. Desgouttes, chirurgien des hôpitaux de Lyon, « Les paralysies tardives du cubital à la suite des fractures du condy », sur BNF, Paris (120 boulevard Saint-Germain) : Masson et Cie, éditeurs, 1927,
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