Louis Douët d'Arcq

Louis Douët d'Arcq
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Louis-Claude Douët-d'Arcq
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Louis-Claude Douët d'Arcq, né le à Paris et mort dans cette ville le [1], est un archiviste, historien et sigillographe. Il est l'un des principaux médiévistes français du XIXe siècle.

Biographie

Famille

Il est issu d'une famille d'avocats champenois : son père, Nicolas-Antoine II Douët-d'Arcq, fut avocat au Parlement de Paris en 1776, prévôt de la seigneurie de Louvres en 1786 et bailli du chapitre de Notre-Dame de Paris. Louis Douët-d'Arcq a un frère aîné, Antoine-Marie (1787-1881), président honoraire du tribunal de Châlons-en-Champagne. Il passe son enfance à Gonesse, à la campagne, où sa famille réside depuis la Révolution[2].

Il épouse Louise-Estelle Foucaud le à l'église Saint-Étienne-du-Mont à Paris, dans l'ancien 6e arrondissement de Paris, dont il a un fils le , Louis-Eugène, qui meurt prématurément le [3]. Il réside alors avec sa famille au 14 rue des Fossés-Saint-Victor[4].

Carrière

Ancien élève de l'École royale des chartes, où il obtient le diplôme d'archiviste paléographe en 1834, il entre en 1836 à la Bibliothèque impériale où il collabore avec une vingtaine d'archivistes (les « Guizotins ») à l'inventaire du cabinet des manuscrits à la demande de François Guizot, alors ministre de l'Instruction publique, et sous la direction de Jacques-Joseph Champollion-Figeac. Chef de la section historique aux Archives impériales, il constitue une collection de moulages des sceaux conservés dans les fonds des Archives impériales, qui porte aujourd'hui son nom. Il fréquente dans les années 1830 le cercle de la Place Royale où il côtoie entre autres Célestin Nanteuil, Sainte-Beuve, François-Louis Français et Gérard de Nerval, ce qui fit dire à Théophile Gautier en 1843 : « D'Arc se saoule avec la gravité d'un bourgeois. » Son cercle le plus proche est composé des chartistes Francis Wey, Jules Quicherat et Eugène de Stadler, ces deux derniers étant ses témoins de mariage.

Douët-d'Arcq servit très brièvement comme secrétaire de Mathieu de La Redorte, ambassadeur de France en Espagne, à l'été 1840. Il entre l'année suivante aux Archives impériales où il devient chef de la section historique (actuelles séries J à M), succédant à Jules Michelet que Napoléon III avait destitué de ses fonctions le .

Il est aussi l'un des fondateurs, avec Antoine Le Roux de Lincy et quelques jeunes historiens de son temps, de la Société de l'École des chartes et de la revue historique Bibliothèque de l'École des chartes. Membre du comité des travaux historiques et scientifiques de 1865 à 1875, il est fait chevalier de la légion d'honneur le [5].

Il meurt à son domicile du 32, quai de Béthune sur l'Île Saint-Louis, dans le 4e arrondissement de Paris, le , et est inhumé au cimetière de Montmartre le suivant[6].

Œuvres

Comptes de l'Hôtel des rois de France aux XIVe et XVe siècles, 1865 (Paris, BnF).
  • Devis et marchés passés par la ville de Paris pour l'entrée solennelle de Charles IX en 1571, 1848.
  • Comptes de l'Argenterie des rois de France au XIVe siècle, Paris, 1851 ; Nouveau recueil des comptes de l'Argenterie des rois de France, Paris, 1874 (Société de l'histoire de France).
  • Comptes de l'argenterie des rois de France au XIVe siècle, 1851.
  • Inventaire de la Bastille de l'an 1428, 1855.
  • Inventaire de ce qui se trouvait dans le château de Vincennes et dans celui de Beauté en 1420, 1855.
  • La chronique d'Enguerran de Monstrelet : en deux livres, avec pièces justificatives : 1400-1444, 1857-1862.
  • Armorial de France de la fin du quatorzième siècle, 1859.
  • Collection de sceaux, 1863-1868.
  • Choix de pièces inédites relatives au règne de Charles VI : publiées par la Société de l'histoire de France, 1863-1864.
  • Inventaire de la collection des sceaux des Archives de l'Empire, Paris, 3 vol., 1863-1866.
  • Comptes de l'Hôtel des rois de France aux XIVe et XVe siècles, Paris, 1865.
  • Inventaire de la bibliothèque du roi Charles VI, fait au Louvre en 1423, par ordre du régent duc de Bedford, 1867.
  • Des frais d'enterrement à Paris, au XIVe siècle, 1878.
  • Élection contestée d'un abbé de Saint-Pierre de Melun en 1479, 1878.
  • Inventaire de Jeanne de Presles, veuve de Raoul de Presles, fondateur du collège de ce nom, 1347, 1878.
  • Grâce faite à un prisonnier du Châtelet, à l'occasion de la naissance de Charles V, , 1879.
  • Inventaire des meubles de la reine Jeanne de Boulogne, seconde femme du roi Jean (1360), 1879.
  • Inventaire après décès des biens meubles de Me Pierre Cardonnel, chanoine de Notre-Dame de Paris, 1438, 1880.

Notes et références

  1. Acte de décès à Paris 4e, n° 306, vue 11/31.
  2. Henri Bordier, Douët d'Arcq, chef de la section historique aux Archives nationales, 1808-1883, notice biographique et bibliographique, Paris, Picard, (lire en ligne)
  3. Acte de décès dans l'État-Civil du 4e arrondissement de Paris.
  4. Voir l'acte de baptême de Louis-Eugène le 10 mars 1852.
  5. Voir la fiche de sa décoration sur la base Léonore.
  6. Table d'inhumation au cimetière de Montmartre

Liens externes

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