Louis Jamme
| Louis Jamme | |
Auguste Chauvin, Portrait de Louis Jamme, 1874 (Huile sur toile ; 134 × 90 cm ; photographie de 1955 du KIK-IRPA), Liège, musée de l'Art wallon. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Bourgmestre de Liège | |
| – (7 ans, 7 mois et 17 jours) |
|
| Groupe politique | Unioniste |
| Coalition | Unioniste |
| Prédécesseur | Denis Marie de Mélotte d'Envoz |
| Successeur | Jean-Joseph Tilman |
| Député belge | |
| – (1 an, 2 mois et 26 jours) |
|
| Monarque | Léopold Ier |
| Premier ministre | Félix De Mûelenaere |
| Gouvernement | Gouvernement de Muelenaere |
| Groupe politique | Unioniste |
| Coalition | Unioniste |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Lambert Jean Louis Jamme |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Liège (Belgique) |
| Date de décès | (à 68 ans) |
| Lieu de décès | Liège (Belgique) |
| Sépulture | Cimetière de Robermont |
| Nationalité | Belge |
| Parti politique | Unionisme |
| Profession | Industriel |
|
|
|
![]() |
|
| Bourgmestres de Liège | |
Louis Jamme, né le à Liège où il est mort le , est un industriel belge.
Il prend part à la révolution belge à Liège et essaye de garantir le civisme et la légalité de la situation. Apprécié, il devient le premier bourgmestre de Liège après la révolution belge. Il occupe ce poste de 1830 à 1838. Il est député de la première chambre des réprésentants, de 1831 à 1832. Poste qu'il quitte pour se concentrer sur son rôle de bourgmestre.
Biographie
Lambert Jean Louis Jamme naît le à Liège[1],[2].
Révolution belge
En 1830, lorsque la révolution belge éclate, cet industriel liégeois y participe non pas en tant qu'auteur principal mais en tant que patriote et garant d'un certain ordre[1],[2]. Il souhaite garantir un civisme, « le respect des personnes et des la propriété »[1]. Il participe à de nombreux appels au peuple, en compagnie de Charles Rogier ou d'autres personnalités liégeoises, pour garantir la légalité de la situation et éviter toute violence[3].
Le , il prend la tête d'une compagnie de la garde bourgeoise[2]. Il s'emploie s'emploie, durant de nombreuses semaines à prévenir les excès[3]. Cette garde évolue en garde bourgeoise auxiliaire, et Louis Jamme et Charles Rogier en sont reconnus comme chef[3],[2]. En , Charles Rogier, révolutionnaire ardent, part pour Bruxelles tandis que Louis Jamme reste à Liège[3],[2]. Le , il est nommé chef de la légion de l'Ouest de la garde urbaine liégeoise, qui remplace la garde bourgeoise[3],[2].
La garde hollandaise s'est retirée dans les forts et la garde urbaine assure la sécurité publique, notamment grâce à l'autorité et la personnalité de Louis Jamme[3]. Il empêche notamment un bombardement de la ville par les hollandais en s'opposant à la prise, par la foule, de pièces d'artillerie remisées au palais des princes-évêques[3],[2].
Bourgmestre de Liège et carrière politique
Le , Louis Jamme est élu bourgmestre de Liège[4],[2]. S'il refuse de siéger au Congrès national, il siège l'année suivante, à la première chambre des réprésentants comme député[4]. Il ne siège qu'un an, préférant se concentrer sur son rôle de bourgmestre[4]. Durant son court mandant, il prend part aux discussions budgétaires et marque son soutien au commerce libre[4].
.jpg)
Défenseur de l'enseignement[2], il s'oppose à la réduction du financement des universités d'État durant son mandat de député et comme bourgmestre, promeut l'instruction publique[4]. Peintre amateur, il défend également l'art et en 1835, il maintient l'école de dessin de la ville de Liège, qui se réorganise sous le nom d'Académie des Beaux-arts[4],[5]. Il y voit une émanticipation intellectuelle et artistique des classes ouvrières[2].
Une affection à la moelle épinière entraine un début de paralysie[2]. Ses affaires personnelles, prospères avant sa prise de mandat, souffrent de son occupation politique et il décide de s'en retirer. Il faut un an pour que la démission de Louis Jamme de ses fonctions de bourgmestre ne soit acceptée le [6],[2].
Mort
Louis Jamme passe les dix dernières années de sa vie de manière paisible, éloigné de la vie politique si ce n'est pour les périodes électorales[2]. Il meurt le à Liège[6]. Il est inhumé au cimetière de Robermont où un monument lui est érigé[6]. De nombreuses éloges ont lieu, notamment de l'administration communale ou de la société libre d'émulation[6].
Vie privée
Louis Jamme épouse Marguerite Laguesse et ils ont quatre filles et un garçon[7]. Leur fils, Émile Jamme (nl) embrasse également une vie politique[8]. Leur descendance compte Léon Gérard, bourgmestre de Liège, et Max-Léo Gérard, ministre belge[7].
Hommage
À Liège une rue du quartier d'Outremeuse, la rue Louis Jamme, porte son nom depuis 1863[9].
Décoration
Notes et références
- Duchesne 1889, p. 92.
- « Jamme Louis - Biographie - Unionisme », sur unionisme.be (consulté le )
- Duchesne 1889, p. 93.
- Duchesne 1889, p. 94.
- ↑ Bosmant 1930, p. 74.
- Duchesne 1889, p. 95.
- « Généalogie de Louis JAMME », sur Geneanet (consulté le )
- ↑ « Jamme Emile - Biographie - Unionisme », sur unionisme.be (consulté le )
- ↑ Camille Buffin, Mémoires et documents inédits sur la révolution belge et la campagne de dix-jours, Bruxelles, , 276 p. (lire en ligne [PDF]), p. 66
Voir aussi
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Jules Bosmant, La peinture et la sculpture au Pays de Liège de 1793 à nos jours, Liège, Mawet éditeur, , 316 p. (OCLC 458651068).

- Eugène Duchesne, Biographie nationale de Belgique, t. 10, Bruxelles, Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, , 413 p. (lire en ligne [PDF]), p. 92-96.

Article connexe
Liens externes
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- Portail de Liège
- Portail de la politique belge
.jpg)
