Louis Jaurès
| Louis Jaurès | |
En 1926. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (3 ans, 11 mois et 30 jours) |
|
| Élection | 11 mai 1924 |
| Circonscription | Seine |
| Législature | XIIIe (Troisième République) |
| Groupe politique | RRRS |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Castres (France) |
| Date de décès | (à 77 ans) |
| Lieu de décès | 6e arrondissement de Paris |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | PRRRS |
| Fratrie | Jean Jaurès |
| Profession | Officier de marine |
Marie Paul Louis Jaurès, né le à Castres (Tarn) et mort le à Paris, est un officier de marine et homme politique français.
Il est en outre le frère cadet de Jean Jaurès (1859-1914).
Biographie
Né le à Castres, Louis Jaurès fait de brillantes études au collège de Castres et entre en 1876 à l'École navale[1], Enseigne de vaisseau en 1881, puis lieutenant de vaisseau en 1885, il participe, en 1888, aux essais du premier sous-marin français, le Gymnote[1].
Capitaine de frégate et commandant du croiseur Galilée, il est envoyé en 1903 au cap Juby pour secourir les marins du yacht la Frasquita abandonnés par l'industriel Jacques Lebaudy[1]. Devenu fou, ce dernier s'était proclamé « Empereur du Sahara » sous le nom de Jacques Ier, puis avait abandonné ces cinq marins qui se retrouvèrent captifs dans une forteresse. Il réussit sa mission : les marins sont libérés, sains et saufs.

Il prend ensuite le commandement de la Gloire. Promu capitaine de vaisseau, il devient le commandant du cuirassé Liberté. Il est mis en cause en 1911 lorsque le Liberté est détruit par une explosion accidentelle en rade de Toulon, violemment attaqué par la presse de droite. Il est acquitté à l'unanimité par le Conseil de guerre.
Pendant la Première Guerre mondiale, il est contre-amiral en 1914, il commanda la division cuirassée des Dardanelles, puis, en 1916 et 1917, la division légère de l'Afrique occidentale française chargée de protéger les transports de troupes australiennes et néo-zélandaises. Vice-amiral en 1917, il est préfet maritime de Cherbourg de 1917 à 1918 et reçoit à ce titre, du président des États-Unis, la Distinguished Service Medal. Membre du Conseil supérieur de la marine, Louis Jaurès est admis en cadre de réserve en 1922[1].
Aux élections législatives de 1924, il se présente dans la 2e circonscription du département de la Seine, sur une liste du cartel des gauches qui, obtenant 50 270 voix eut trois élus : Léon Blum, Maurice Dejeante et Louis Jaurès, devenant ainsi député républicain-socialiste à l'âge de 63 ans[1].
En 1925, il prend la parole aux côtés du président du Conseil, le radical Édouard Herriot pour inaugurer à Castres la statue de Jean Jaurès sur la place éponyme, œuvre de Gabriel Pech[1].
Louis Jaurès est inhumé au cimetière Saint-Roch de Castres[2], près de sa mère.
Décorations
Grand officier de la Légion d'honneur par décret du
Commandeur de la Légion d'honneur par décret du
Officier de la Légion d'honneur par décret du
Chevalier de la Légion d'honneur par décret du
Médaille commémorative de Madagascar
Army Distinguished Service Medal
Ordre de l'Osmaniye
Ordre de Sainte-Anne
Ordre d'Aviz
Références
- « Jean et Louis Jaurès ces enfants de Castres », sur ladepeche.fr, (consulté le )
- ↑ Cimetières de France et d'ailleurs
Voir aussi
Bibliographie
- « Louis Jaurès », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960
- Jean-Baptiste Alba, Amiral Charles Jaurès, homme de courage et de cœur, Éditions du Panthéon, 2017 (ISBN 9782754735087)
- Jean-Baptiste Alba, Amiral Louis Jaurès, le frère presque inconnu, Société culturelle du Pays castrais, 2025 (ISBN 9782904401992)
Liens externes
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