Louis Joseph Scipion Alfred Doncieux
| Préfet de la Loire | |
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| Préfet de Vaucluse | |
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| Préfet de l'Aveyron | |
| Préfet de l'Ardèche | |
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| Préfet |
| Naissance | |
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| Décès |
(à 65 ans) Paris |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Enfant |
Georges Doncieux (d) |
| Distinctions |
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Louis Joseph Scipion Alfred Doncieux, né à Bourgoin-Jallieu le et mort à Paris le , est un homme politique et écrivain français. Il a été procureur sous le Second Empire puis a rempli la fonction de préfet aux débuts de la Troisième République.
Biographie
Début de carrière
Scipion Doncieux accomplit des études de droit à Grenoble et à Paris. Il commence une carrière dans les tribunaux comme substitut de procureur à Saint-Etienne en 1848; il finit par atteindre le poste de conseiller à la Cour impériale de Dijon en 1866. Il occupe cette fonction jusqu'au 4 septembre 1870.
Engagement politique et carrière préfectorale
Jugé fiable par Thiers, il est nommé préfet de l'Ardèche. Il commence alors une carrière préfectorale qui l'emmène dans l'Aveyron, le Vaucluse, puis la Loire.
Résolument légitimiste, il rentre en opposition fréquente et vive avec les républicains dans les départements qu’il administre. Ces tensions s’inscrivent dans le contexte général de domination des monarchistes à l’Assemblée et des critiques de républicains contre le maintien de préfets légitimistes soi-disant pour les ménager.
Sa carrière est interrompue par le succès des républicains aux élections législatives de 1877.
Ambitions littéraires
Scipion Doncieux publie un recueil de ses poèmes de jeunesse, intitulé Le Lotus, en 1850[1]. Il est proche du mouvement du Félibrige auquel il apporte son soutien lorsqu'il est préfet du Vaucluse en cautionnant une rencontre franco-italienne à l'occasion du cinquième centenaire de la mort de Pétrarque. Son discours à cette occasion célèbre l'union des "races latines" contre la "barbarie germanique"[2].
Ses prétentions littéraires lui valent des moqueries de la part de la presse politique. Ainsi Raoul Fauvel le mentionne-t-il dans un poème satirique, "Lettre d'un ex-député à l'un de ses collègues", publié par le journal Le Tintamarre en 1877:
"Dans ma joyeuse fantaisie
Sous le regard calme des cieux
Je débordais de poésie
Ainsi que Scipion Doncieux"[3]
Famille
Scipion Doncieux épouse en 1853 Noémie Gardien. Il en a deux fils, dont Georges (1856-1903), licencié en droit et docteur ès lettres, publiciste.
Décorations
Oeuvres de Scipion Doncieux
- "Réponse de M. Doncieux au toast des félibres", dans Fêtes littéraires et internationales. Cinquième centenaire de la mort de Pétrarque célébré à Vaucluse et à Avignon. Les 18/19/20 juillet 1874, Avignon, Gros et frères, 1874, p. 82[4].
- Le Lotus, Paris, Comon & Cie, 1850[1].
- Napoléon III, cantate, Paris, S. Raçon, 1853[5].
- Le Président Fremyot et la Ligue en Bourgogne, discours prononcé à la rentrée de la Cour impériale de Dijon, le 3 novembre 1865, Dijon, J.-E. Rabutot, 1865[6].
Notes
- Scipion Doncieux, Le lotus, Paris, (lire en ligne)
- ↑ Nicolas Berjoan, « L’idée latine du Félibrige : Enjeux, boires et déboires d’une politique étrangère régionaliste (1870-1890) », Revue d'histoire du XIXe siècle, vol. 42, , p. 121-136 (lire en ligne)
- ↑ « Le Tintamarre : journal de littérature, de musique, de mode et d'industrie, paraissant le dimanche / directeur : Commerson », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ Anonyme, Cinquième centenaire de la mort de Pétrarque, célébré à Vaucluse et à Avignon les 18, 19 et 20 juillet 1874, Avignon, Gros frères, (lire en ligne)
- ↑ Scipion Doncieux, Napoléon III, cantate, par Scipion Doncieux, impr. de S. Raçon, (lire en ligne)
- ↑ Scipion Doncieux, Le Président Fremyot et la Ligue en Bourgogne, par M. Scipion Doncieux ... discours prononcé à la rentrée de la Cour impériale de Dijon, le 3 novembre 1865, J.-E. Rabutot, (lire en ligne)
Liens externes
- Ressource relative à la vie publique :
- Notice sur le site des Archives Nationales: Archives Nationales.
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