Louis Lepetit

Louis-Gabriel Lepetit
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
École spéciale militaire de Saint-Cyr ( - )
École de guerre (à partir d')
Activités
Officier, militaire
Période d'activité
À partir de
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Grades militaires
Conflits
Distinctions

Louis Gabriel Lepetit (né à Quimper le et mort à Paris le ) est un général de division français.

Biographie

Enfance et formation

Il est né en à Quimper[1]. Son père, officier, était affecté au 118e Régiment d'Infanterie. Celui-ci fût ensuite muté au 136e Régiment d'Infanterie en garnison à Cherbourg.

Carrière

Il entre à l'École spéciale militaire - Saint-Cyr le (Promotion Jeanne d'Arc[2]). Il en sort Sous-lieutenant le et est affecté au 101e Régiment d'Infanterie où il passera Lieutenant le [3].

Affecté au 2e Régiment Étranger le , puis au 103e Régiment d'Infanterie le [3].

Promu Capitaine le il est muté au 25e Bataillon de Chasseurs à Pied jusqu'à son entrée à l'École de guerre en , il est affecté au 88e Régiment d'Infanterie puis au 131e Régiment d'Infanterie le [3].

Il est stagiaire à l'État-Major du 4e Corps d'Armée à dater du . Nommé Chef d’État-Major de la 7e Division d'Infanterie le , il est promu Chef de Bataillon (Commandant) le [3]

Il rejoint le 153e Régiment d'Infanterie le (citations pour contre-attaques du 1er et )[3],[4],[5].

À cette occasion il participe à la bataille de la somme et notamment à l'offensive du à Maricourt. Le village de Maricourt, dans la Somme, occupait une position stratégique au début de la bataille de la Somme : il marquait la jonction entre l’aile droite de la 4e Armée britannique et l’aile gauche de la 6e Armée française. À l’aube du , premier jour de cette offensive majeure, deux officiers — le lieutenant-colonel Bryan Charles Fairfax, commandant le 17e bataillon du régiment King's Liverpool, et le commandant Lepetit, à la tête du 3e bataillon du 153e Régiment d’Infanterie français — ont coordonné leurs actions lors de reconnaissances conjointes dans le secteur de Maricourt[6].

Cette coopération symbolique et militaire s’est matérialisée lorsque les deux hommes quittèrent ensemble leurs tranchées pour mener la deuxième vague d’assaut à travers le no man’s land, en direction de Montauban-de-Picardie. Leur initiative conjointe, aussi audacieuse que fraternelle, permit de surprendre un ennemi pourtant bien armé, qui se rendit sans opposer de résistance significative[4]

Leur acte de bravoure et l’entente exemplaire entre les troupes françaises et britanniques furent salués par leurs supérieurs : le général Stanley pour la 30e division britannique (89e brigade), et le colonel Coutard pour la 30e division française (89e brigade). Le 3e bataillon du 153e RI fut cité à l’ordre de l’armée, citation reproduite sur la table commémorative installée à Maricourt[6].

C’est pour faire revivre cet épisode de fraternité d’armes que Philippe Drouin, président de la Somme Remembrance Association, a souhaité faire ériger un panneau commémoratif. Ce projet a été rendu possible grâce au soutien de la mairie de Maricourt, notamment de Monsieur Guillemont et de son épouse, qui ont mis à disposition un terrain pour accueillir cette mémoire partagée. L’inauguration s’est faite en présence de l’association 14-18 en Somme et du 10th Essex History Group, venu spécialement d’Angleterre[6].

Nommé Chef d'État-Major de la 158e Division d'Infanterie le , il rejoint ensuite le GQG le pour être envoyé en mission à l'Armée du Trentin le suivant, il est en mission militaire auprès du Commando Supremo le Général Armando Diaz du au [3]

Promu Lieutenant-Colonel le , il rejoint le l'État-Major du Commandant en chef des Armées Alliées le Maréchal Foch[3],[7]

Qui le nomme ensuite commandant du 102e Régiment d'Infanterie - [3]. Sous son commandement le régiment participe à la seconde bataille de la Marne en Champagne où il récole sa première citation à l'Ordre de l'Armée[8],[9]:

« Du 16 au 30 juillet 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel Lepetit, a contre-attaqué l’ennemi pour arrêter son avance, l’a fixé, l’a attaqué énergiquement pour le forcer à la retraite et, le poursuivant pendant 12 kilomètres, a achevé glorieusement sa tâche en enlevant par une brillante manœuvre un village et une position fortement occupés. A fait plus de 150 prisonniers dont 4 officiers, et a capturé un matériel de guerre considérable. »

Toujours sous son commandement ce régiment reçoit, à l'automne 1918 pendant la bataille de l'Aisne, une seconde citation à l'Ordre de l'Armée[8],[9] :

« Très beau régiment qui, sous le commandement énergique et l’habileté manœuvrière du lieutenant-colonel Lepetit, a montré pendant les combats qu’il a livrés du 25 septembre au 20 octobre 1918, dans deux secteurs différents, ses brillantes qualités offensives et son endurance. Le 8 octobre, a réussi à faire un bond de 800 mètres sur un glacis battu par les mitrailleuses ennemies et soumis à de violents tirs d’artillerie. Du 9 au 20 octobre, après avoir travaillé sans relâche dans un terrain très difficile à réduire l’ennemi par la manœuvre, a rompu sa ligne, l’a poursuivi sans trêve pendant 20 kilomètres et, grâce à son initiative, l’a empêché de s’établir entre le canal des Ardennes et l’Aisne, permettant ainsi les opérations de nettoyage de cette région. A fait plus de 100 prisonniers et a capturé un matériel de guerre considérable. »

Après la Première Guerre mondiale, Louis Lepetit poursuit une partie de sa carrière dans l’espace balkanique et méditerranéen. Il est notamment attaché militaire à Belgrade de 1930 à 1934[10]. Il est ensuite nommé commandant de la 31e division d'infanterie à Montpellier du - .

Photo dédicacée par le Lieutenant-Colonel Fairfax au Commandant Lepetit

Placé dans le cadre de réserve le , il est néanmoins rappelé au service le , il est employé par le général Weygand à Beyrouth et effectue à l’automne plusieurs missions de contact dans les Balkans, notamment à Belgrade, Bucarest et Athènes[11]. Il fut rappelé en France le et démobilisé le .

Décorations

Campagnes

  • Algérie : -
  • Madagascar : 1" -
  • Algérie : -
  • Allemagne (front) : -
  • Allemagne (Occupation) : -

Mort

Général de Division du Cadre de Réserve, il meurt le à Paris[1].

Notes et références

  1. SHDGR_REP_YD
  2. Jean Boÿ, « Historique de la 78e promotion de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr (1893-1895), promotion de Jeanne d’Arc » [PDF],
  3. « Dossier Louis-Gabriel Lepetit sur LEONORE », sur LEONORE, base de données des titulaires de la Légion d'honneur (consulté le )
  4. « Somme - Offensive du 1er juillet 1916 »
  5. « Mémorial des régiments d'infanterie de la grande guerre 153e d'Infanterie »
  6. « Maricourt l'entente cordiale »
  7. « OFFICIERS SUPÉRIEURS DE L'ETAT-MAJOR DE FOCH »
  8. « Mémorial des régiments d'infanterie de la Grande Guerre (102e d'Infanterie) »
  9. Anonyme, Historique du 102e régiment d'infanterie, Paris, Librairie Chapelot, p. 1
  10. Stanislav Sretenović, « Les attachés militaires français et l’État des Slaves du Sud dans l’entre-deux-guerres »
  11. Weygand, Rappelé au Service - Mémoires Tomme 3, Paris, Flammarion, , Chapitre 1

Liens externes

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