Louis Lepetit
| Naissance | |
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| Décès |
(à 95 ans) 6e arrondissement de Paris |
| Nationalité | |
| Formation |
École spéciale militaire de Saint-Cyr ( - École de guerre (à partir d') |
| Activités |
Officier, militaire |
| Période d'activité |
À partir de |
| Unités |
101e régiment d'infanterie de ligne (jusqu'en ) 2e régiment étranger d'infanterie (- 103e régiment d'infanterie (à partir de ) 25e bataillon de chasseurs alpins (jusqu'en ) 88e régiment d'infanterie de ligne (- 131e régiment d'infanterie de ligne (à partir de ) 153e régiment d'infanterie (à partir de ) Grand quartier général (à partir de ) 158e division d'infanterie 4e corps d'armée 7e division d'infanterie 102e régiment d'infanterie |
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| Grades militaires |
Sous-lieutenant (d) (- Lieutenant (- Capitaine (- Chef de bataillon (- Lieutenant-colonel (à partir de ) Général de division |
| Conflits | |
| Distinctions |
Louis Gabriel Lepetit (né à Quimper le et mort à Paris le ) est un général de division français.
Biographie
Enfance et formation
Il est né en à Quimper[1]. Son père, officier, était affecté au 118e Régiment d'Infanterie. Celui-ci fût ensuite muté au 136e Régiment d'Infanterie en garnison à Cherbourg.
Carrière
Il entre à l'École spéciale militaire - Saint-Cyr le (Promotion Jeanne d'Arc[2]). Il en sort Sous-lieutenant le et est affecté au 101e Régiment d'Infanterie où il passera Lieutenant le [3].
Affecté au 2e Régiment Étranger le , puis au 103e Régiment d'Infanterie le [3].
Promu Capitaine le il est muté au 25e Bataillon de Chasseurs à Pied jusqu'à son entrée à l'École de guerre en , il est affecté au 88e Régiment d'Infanterie puis au 131e Régiment d'Infanterie le [3].
Il est stagiaire à l'État-Major du 4e Corps d'Armée à dater du . Nommé Chef d’État-Major de la 7e Division d'Infanterie le , il est promu Chef de Bataillon (Commandant) le [3]
Il rejoint le 153e Régiment d'Infanterie le (citations pour contre-attaques du 1er et )[3],[4],[5].
À cette occasion il participe à la bataille de la somme et notamment à l'offensive du à Maricourt. Le village de Maricourt, dans la Somme, occupait une position stratégique au début de la bataille de la Somme : il marquait la jonction entre l’aile droite de la 4e Armée britannique et l’aile gauche de la 6e Armée française. À l’aube du , premier jour de cette offensive majeure, deux officiers — le lieutenant-colonel Bryan Charles Fairfax, commandant le 17e bataillon du régiment King's Liverpool, et le commandant Lepetit, à la tête du 3e bataillon du 153e Régiment d’Infanterie français — ont coordonné leurs actions lors de reconnaissances conjointes dans le secteur de Maricourt[6].
Cette coopération symbolique et militaire s’est matérialisée lorsque les deux hommes quittèrent ensemble leurs tranchées pour mener la deuxième vague d’assaut à travers le no man’s land, en direction de Montauban-de-Picardie. Leur initiative conjointe, aussi audacieuse que fraternelle, permit de surprendre un ennemi pourtant bien armé, qui se rendit sans opposer de résistance significative[4]
Leur acte de bravoure et l’entente exemplaire entre les troupes françaises et britanniques furent salués par leurs supérieurs : le général Stanley pour la 30e division britannique (89e brigade), et le colonel Coutard pour la 30e division française (89e brigade). Le 3e bataillon du 153e RI fut cité à l’ordre de l’armée, citation reproduite sur la table commémorative installée à Maricourt[6].
C’est pour faire revivre cet épisode de fraternité d’armes que Philippe Drouin, président de la Somme Remembrance Association, a souhaité faire ériger un panneau commémoratif. Ce projet a été rendu possible grâce au soutien de la mairie de Maricourt, notamment de Monsieur Guillemont et de son épouse, qui ont mis à disposition un terrain pour accueillir cette mémoire partagée. L’inauguration s’est faite en présence de l’association 14-18 en Somme et du 10th Essex History Group, venu spécialement d’Angleterre[6].
Nommé Chef d'État-Major de la 158e Division d'Infanterie le , il rejoint ensuite le GQG le pour être envoyé en mission à l'Armée du Trentin le suivant, il est en mission militaire auprès du Commando Supremo le Général Armando Diaz du au [3]
Promu Lieutenant-Colonel le , il rejoint le l'État-Major du Commandant en chef des Armées Alliées le Maréchal Foch[3],[7]
Qui le nomme ensuite commandant du 102e Régiment d'Infanterie - [3]. Sous son commandement le régiment participe à la seconde bataille de la Marne en Champagne où il récole sa première citation à l'Ordre de l'Armée[8],[9]:
« Du 16 au 30 juillet 1918, sous le commandement du lieutenant-colonel Lepetit, a contre-attaqué l’ennemi pour arrêter son avance, l’a fixé, l’a attaqué énergiquement pour le forcer à la retraite et, le poursuivant pendant 12 kilomètres, a achevé glorieusement sa tâche en enlevant par une brillante manœuvre un village et une position fortement occupés. A fait plus de 150 prisonniers dont 4 officiers, et a capturé un matériel de guerre considérable. »
Toujours sous son commandement ce régiment reçoit, à l'automne 1918 pendant la bataille de l'Aisne, une seconde citation à l'Ordre de l'Armée[8],[9] :
« Très beau régiment qui, sous le commandement énergique et l’habileté manœuvrière du lieutenant-colonel Lepetit, a montré pendant les combats qu’il a livrés du 25 septembre au 20 octobre 1918, dans deux secteurs différents, ses brillantes qualités offensives et son endurance. Le 8 octobre, a réussi à faire un bond de 800 mètres sur un glacis battu par les mitrailleuses ennemies et soumis à de violents tirs d’artillerie. Du 9 au 20 octobre, après avoir travaillé sans relâche dans un terrain très difficile à réduire l’ennemi par la manœuvre, a rompu sa ligne, l’a poursuivi sans trêve pendant 20 kilomètres et, grâce à son initiative, l’a empêché de s’établir entre le canal des Ardennes et l’Aisne, permettant ainsi les opérations de nettoyage de cette région. A fait plus de 100 prisonniers et a capturé un matériel de guerre considérable. »
Après la Première Guerre mondiale, Louis Lepetit poursuit une partie de sa carrière dans l’espace balkanique et méditerranéen. Il est notamment attaché militaire à Belgrade de 1930 à 1934[10]. Il est ensuite nommé commandant de la 31e division d'infanterie à Montpellier du - .

Placé dans le cadre de réserve le , il est néanmoins rappelé au service le , il est employé par le général Weygand à Beyrouth et effectue à l’automne plusieurs missions de contact dans les Balkans, notamment à Belgrade, Bucarest et Athènes[11]. Il fut rappelé en France le et démobilisé le .
Décorations
- Chevalier de la Légion d'Honneur en ,
- Distinguished Service Order (DSO) en
- Officier de la Couronne d'Italie en Aout1917
- Chevalier des saints Maurice et Lazare en
- Croix de Guerre 1914-18
- Officier de la Légion d'Honneur
- Commandeur de la Légion d'Honneur
Campagnes
- Algérie : -
- Madagascar : 1" -
- Algérie : -
- Allemagne (front) : -
- Allemagne (Occupation) : -
Mort
Général de Division du Cadre de Réserve, il meurt le à Paris[1].
Notes et références
- SHDGR_REP_YD
- ↑ Jean Boÿ, « Historique de la 78e promotion de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr (1893-1895), promotion de Jeanne d’Arc » [PDF],
- « Dossier Louis-Gabriel Lepetit sur LEONORE », sur LEONORE, base de données des titulaires de la Légion d'honneur (consulté le )
- « Somme - Offensive du 1er juillet 1916 »
- ↑ « Mémorial des régiments d'infanterie de la grande guerre 153e d'Infanterie »
- « Maricourt l'entente cordiale »
- ↑ « OFFICIERS SUPÉRIEURS DE L'ETAT-MAJOR DE FOCH »
- « Mémorial des régiments d'infanterie de la Grande Guerre (102e d'Infanterie) »
- Anonyme, Historique du 102e régiment d'infanterie, Paris, Librairie Chapelot, p. 1
- ↑ Stanislav Sretenović, « Les attachés militaires français et l’État des Slaves du Sud dans l’entre-deux-guerres »
- ↑ Weygand, Rappelé au Service - Mémoires Tomme 3, Paris, Flammarion, , Chapitre 1
Liens externes
- Archives conservées par : Service historique de la Défense (GR 14 YD 446, FRSHD_PUB_00000355.pdf)
- Ressource relative à la vie publique :
- Portail de l’Armée française