Louis Marie Joseph de Saint-Chamans

Louis Marie Joseph de Saint-Chamans
Fonctions
Préfet
Biographie
Naissance
Décès
Autres noms
Louis Marie de Saint-Chamans
baron de Saint-Chamans
Nationalité
Française
Activité
Famille
Blason.

Louis Marie Joseph de Saint-Chamans, également appelé Louis Marie de Saint-Chamans ou baron de Saint-Chamans, né le et mort le , est un haut fonctionnaire français du XIXe siècle.

Auditeur au Conseil d'État, il est nommé préfet de l'Isère sans être installé dans cette fonction, puis exerce comme préfet de Vaucluse de 1815 à 1817 et comme préfet de la Haute-Garonne de 1817 à 1823, sous la Seconde Restauration[1].

Biographie

Origines familiales

Louis Marie Joseph de Saint-Chamans appartient à la famille de Saint-Chamans, famille de la noblesse française originaire du Bas-Limousin[2].

Selon l’Armorial du Premier Empire d’Albert Révérend, il est le frère d’Auguste Louis Philippe de Saint-Chamans, conseiller d’État et député, et d’Alfred Armand Robert Saint-Chamans, militaire français titré sous l’Empire[3].

Débuts administratifs

Louis Marie Joseph de Saint-Chamans entre dans la carrière administrative sous le Premier Empire. FranceArchives le mentionne comme auditeur au Conseil d’État à partir du 19 janvier 1810[1].

Il est nommé préfet de l'Isère en 1815, mais cette nomination reste sans installation effective[1].

Préfet de Vaucluse

Après la chute du Premier Empire et le retour de la monarchie, il est nommé préfet de Vaucluse sous la Seconde Restauration. La liste des préfets de Vaucluse le donne en fonction du 12 juillet 1815 au 5 février 1817.

Son passage à la préfecture de Vaucluse intervient dans le contexte politique troublé de la sortie des Cent-Jours et de la restauration de l’autorité royale dans les départements du Midi[4].

Préfet de la Haute-Garonne

Louis Marie Joseph de Saint-Chamans est ensuite nommé préfet de la Haute-Garonne. FranceArchives indique sa nomination au 5 février 1817 et son installation au 29 mars 1817[1]. La liste des préfets de la Haute-Garonne le donne en fonction du 29 mars 1817 au 10 novembre 1823.

Pendant son administration toulousaine, il intervient notamment dans les affaires municipales. L’Histoire des institutions religieuses, politiques, judiciaires et littéraires de la ville de Toulouse indique ainsi que Guillaume de Bellegarde, nommé maire de Toulouse par ordonnance royale du 8 mars 1818, est installé le 23 mars suivant par le baron de Saint-Chamans, préfet de la Haute-Garonne[5].

Il est également mentionné dans des travaux historiques relatifs à la vie économique, religieuse ou administrative du Midi sous la Restauration[6].

Titres et distinctions

Dans l’Armorial du Premier Empire, Albert Révérend le désigne comme « Louis-Marie-Joseph baron de Saint-Chamans », auditeur au Conseil d’État, préfet et chevalier de Saint-Louis[3].

Notes et références

  1. « SAINT-CHAMANS, Louis Marie Joseph de », sur FranceArchives (consulté le )
  2. François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse, t. 18, Paris, Schlesinger frères, (lire en ligne), article « Saint-Chamans »
  3. Albert Révérend, Armorial du Premier Empire : titres, majorats et armoiries concédés par Napoléon Ier, t. 4, Paris, Bureau de l’Annuaire de la noblesse, (lire en ligne), p. 199-200
  4. Alexandre Dumas, La Terreur blanche, Michel Lévy frères, (lire en ligne), chapitre consacré aux événements du Midi en 1815
  5. Alexandre Du Mège, Histoire des institutions religieuses, politiques, judiciaires et littéraires de la ville de Toulouse, t. 2, Toulouse, Paya, (lire en ligne), p. 400
  6. Pierre Genevray, « Ouvriers allemands et concurrence allemande dans les manufactures du Midi au début du XIXe siècle », Annales du Midi, vol. 32, no 127,‎ , p. 329-362 (lire en ligne, consulté le )

Voir aussi

Bibliographie

  • François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse, t. 18, Paris, Schlesinger frères, 1863, article « Saint-Chamans ».
  • Albert Révérend, Armorial du Premier Empire : titres, majorats et armoiries concédés par Napoléon Ier, t. 4, Paris, Bureau de l’Annuaire de la noblesse, 1897.
  • Alexandre Du Mège, Histoire des institutions religieuses, politiques, judiciaires et littéraires de la ville de Toulouse, t. 2, Toulouse, Paya, 1846.
  • Pierre Genevray, « Ouvriers allemands et concurrence allemande dans les manufactures du Midi au début du XIXe siècle », Annales du Midi, vol. 32, no 127, 1920, p. 329-362.

Articles connexes

Liens externes

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