Louis Paul Rastouil
| Louis Paul Rastouil | ||||||||
| Biographie | ||||||||
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| Naissance | Bonnieux |
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| Ordination sacerdotale | ||||||||
| Décès | (à 81 ans) Limoges |
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| Évêque de l'Église catholique | ||||||||
| Ordination épiscopale | par Jean Delay |
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| Dernier titre ou fonction | Évêque de Limoges | |||||||
| Évêque de Limoges | ||||||||
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| (en) Notice sur catholic-hierarchy.org | ||||||||
Louis Paul Rastouil est un ecclésiastique catholique français et évêque de Limoges de 1938 à 1966.
Histoire
Louis Paul Rastouil est né à Bonnieux (Vaucluse) le , il est ordonné prêtre en 1908 et est sacré le à Marseille[1],[2].
Il combat et est blessé durant la Première Guerre mondiale[1].
Il devient évêque de Limoges en 1938 et est consacré le de la même année par Jean Delay avec comme co-consécrateurs Maurice Dubourg et Augustin Simeone (de)[1]. Réprouvant les politiques antisémites du Régime de Vichy, qu’il qualifie de « barbares et inhumaines » et surtout « contraires à la doctrine de charité et d’entraide de l’Église catholique » il aura initié à sauver de nombreux juifs, cachés dans des familles, en lien avec l’Organisation de secours aux enfants (OSE). Il refuse d’assister au service funèbre de Philippe Henriot, abattu par la Résistance à Paris, en présence de Pierre Laval ou de Joseph Darnand en la Cathédrale Notre-Dame de Paris ce qui lui vaut d’être arrêté par la Milice française puis retenu en captivité pendant deux semaines. À la suite du massacre d'Oradour-sur-Glane en , il se rend sur place et stigmatise les Nazis, la 2e division SS Das Reich, auteurs de cette tuerie[1]. À la Libération, il figure au premier rang de la tribune officielle à Limoges aux côtés des chefs résistants et est ovationné[3],[4].
Il décède à la suite d'une longue maladie, à Limoges (Haute-Vienne) le [1].
Prises de position
En 1954, il exige la soumission des prêtres ouvriers à la hiérarchie catholique[1], tout en soutenant leur action[5].
En 1960, lors du trouble des esprits concernant la guerre d'Algérie, il enjoignait à ses diocésains de « s'unir autour du pouvoir responsable, même au prix de quelques sacrifices personnels »[1].
Il participe aux travaux du deuxième concile œcuménique du Vatican[2].
Distinctions
Louis Paul Rastouil est fait chevalier de la Légion d'honneur, titulaire de la médaille militaire et de la croix de guerre[1].
Références
- « Mort de Mgr Rastouil évêque de Limoges »
, Le Monde, (consulté le ).
- (en) David M. Cheney, « Bishop Louis-Paul Rastouil † », sur catholic-hierarchy.org.
- ↑ Pasteau 2024.
- ↑ Le Sillon, « Le diocèse de Limoges sous l’Occupation », sur Le Sillon, (consulté le )
- ↑ Daniel Foury, « Histoire Prêtres-ouvriers : la déchirure »
, La Croix, (consulté le ).
Voir aussi
Bibliographie
- Limore Yagil, La France, terre de refuge et de désobéissance civile, 193-1944 : sauvetage des Juifs, Cerf, 2010-2011, trois tomes ; T. III: Implications des milieux catholiques dans le sauvetage des Juifs, plus de 55 évêques étudiés, prêtres et institutions religieuses dans les différents diocèses.
- Philippe Pasteau, 1942-1944, Des figures dans le diocèse de Limoges, Lavauzelle, , 156 p. (ISBN 978-2702517246)
Liens externes
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