Louis Pennisseaut

Louis Pennisseaut
Biographie
Naissance
Décès
(à 47 ans)
Activités
Autres informations
Lieu de détention

Louis Pennisseaut, né à Poitiers le et mort le , est un négociant et un munitionnaire français, actif au Canada à partir de 1747.

Biographie

Louis Pennisseaut (on trouve aussi les graphies : Pénissault, Penisseau, Pennisseault), est le fils de Charles Penissault, avocat au présidial de Poitiers, et de Catherine Bry. Établi au Canada vers 1747, il développe ses affaires à Québec et à Montréal.

Le , il épouse Marie-Marguerite Lemoine dit Monière, fille du marchand Jean-Alexis Lemoine dit Monière, qui lui cède une partie de ses droits commerciaux[1].

En 1754, Pennisseaut s'associe en 1754 à Gratien Drouilhet, receveur général des finances à Paris, et aux frères La Ferté, qui lui envoient des marchandises depuis la France. Il obtient également de son beau-père des droits de traite dans les Pays-d'en-Haut.

À la suite de la nomination de Joseph-Michel Cadet en tant que munitionnaire général des vivres en Nouvelle-France en 1756, Pennisseaut commence à s'intéresser au ravitaillement des troupes de la région de Montréal et des Pays-d'en-Haut. En association avec François Maurin, aide-munitionnaire général, il s'occupe de l'approvisionnement en blé, farine, lard, foin, attelages, bois de chauffage, planches, barils et tonneaux, avirons, perches et casse-tête jusqu'en 1759. Le monopole de la Grande Société du Canada s'étend rapidement à l'ensemble de la colonie ; Maurin et Pennisseaut s'associent à Joseph-Michel Cadet début 1757.

Son épouse devient la maîtresse de l'aide-major Péan puis du chevalier de Lévis. Selon Pennisseaut, Péan dirige les affaires de la Grande Société à Montréal, tandis que l'intendant François Bigot la dirige à Québec, comme auprès de Angélique des Méloizes, épouse de Michel-Jean-Hugues Péan.

Pennisseaut est arrêté pour fraude et emprisonné à la Bastille le , à son retour en France. Le procès se déroule au Châtelet, avec ses coaccusés de l'Affaire du Canada. Le , avec François Maurin, ils sont reconnus coupables et condamnés au bannissement de Paris, à payer une amende et à restituer la somme de 600 000 livres[2]. Sa femme poursuit les affaires Pennisseaut et réussit à obtenir les bonnes grâces du duc de Choiseul, qui, en , sollicite la libération de Pennisseaut, à laquelle le roi consent.

En , il obtient des lettres de réhabilitation le déchargeant de l'amende et de sa peine de bannissement.

Il meurt en 1771 ; sa veuve se remarie avec le marquis de Fresnoy, puis avec un M. de Fontanille.

Notes et références

  1. (en) José E. Igartua, « The Merchants of Montreal at the Conquest: Socio-Economic Profile », Histoire Sociale/Social History, vol. 8, no 16,‎ .
  2. André Côté, « L’affaire du Canada (1761-1763) », Cap-aux-Diamants, no 83,‎ , p. 10–14 (lire en ligne).

Liens externes

  • icône décorative Portail du XVIIIe siècle
  • icône décorative Portail du commerce
  • icône décorative Portail de la Nouvelle-France