Louis Riel (père)

Louis Riel
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Parentèle

Louis Riel (père), né le et mort le , est un agriculteur, meunier, chef des Métis. Il est le père de Louis Riel fils, également chef des Métis et fondateur de la province du Manitoba.

Bibliographie

Né à Île-à-la-Crosse, Saskatchewan, Riel est le fils aîné de Jean-Baptiste Riel, dit « L'Irlandais », un voyageur et Marguerite Boucher, une Franco-Chipewyan. La famille déménage au Bas-Canada lorsque Louis est enfant. Il fait ses études au Québec, apprenant le cardage de la laine. Il travaille ensuite à la traite des fourrures en entrant à la compagnie de la baie d'Hudson en 1838. Il est stationné à Rainy River, Ontario pendant plusieurs années, où il a une fille nommée Marguerite en 1840. Il quitte la compagnie en 1842 et retourne au Québec avec l'intention d' entrer dans les ordres chez les Oblats de Marie-Immaculée à Saint-Hilaire, mais change d'avis au bout d'un an[1]. Il retourne dans l'Ouest canadien, s'installant dans la Colonie de la rivière Rouge, sur un lot en bord de cours d'eau à Saint-Boniface, Manitoba. Il épouse Julie Lagimodière, fille du voyageur Jean-Baptiste Lagimodière et de Marie-Anne Gaboury en . Ensemble, ils ont onze enfants et, d'après tous les proches, forme une famille pieuse et très unie[2].

Louis Riel est très actif dans la communauté métisse de la rivière Rouge. Riel apparaît comme un leader Métis dans la défense de Guillaume Sayer lors de son procès en . Cet évènement marque la fin du monopole de la compagnie de la baie d'Hudson sur la traite des fourrures. Riel continue par la suite à lutter pour les droits des Métis et son action est décisive pour obtenir une représentation dans le Conseil d'Assiniboine et pour que la langue française soit utilisée devant les tribunaux d'Assiniboia au même titre que l'anglais.

Riel est également un entrepreneur actif dans la colonie de la rivière Rouge. En 1847, il ouvre un petit moulin dans sa ferme avec l'aide du négociant en fourrure John Ballenden, et avec l'espoir de mettre en place un moulin à foulage dans la colonie. Mais Riel connaît peu de succès avec son moulin à foulage. Il tente d'ouvrir et d'exploiter un cardage et un moulin à farine, d'où son surnom de meunier de la Seine, mais avec peu de succès là encore. Enfin, en 1857, Riel tente d'établir une industrie textile dans la colonie, mais l'entreprise échoue[1].

Bien qu'il n'est pas un homme d'affaires prospère, il montre beaucoup de leadership au sein de la communauté métisse. Son fils Louis est probablement influencé considérablement par les actions de son père. Louis fils deviendra le plus célèbre chef Métis et le « père du Manitoba ». Lorsque Louis Riel père meurt le , il est pleuré par la colonie entière.

Notes et références

  1. (en) Goldsborough, Gordon, « Memorable Manitobans: Louis Riel Sr. (1817-1864) », sur Manitoba Historical society, (consulté le )
  2. ↑ Morton, W. L., « RIEL, LOUIS (1817-1864) », Vol. IX (1861–1870) (online ed.), sur Dictionnaire biographique du Canada, University of Toronto Press, (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

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