Louis Royon

Louis Royon
Naissance
Décès
(à 86 ans)
Waulsort
Nationalité
Activités

Louis Royon, né à Ostende le et mort à Waulsort le , est un peintre, illustrateur et officier de marine capitaine de navire belge.

Biographie

Famille

Louis (Louis Eugène Marie Joseph) Royon, né à Ostende le , est le sixième des treize enfants d'Alfred Royon (1850-1934), armateur de pêche, et de Joséphine Kremer (1853-1930). Il épouse à Saint-Josse-ten-Noode, le , Valentine Beernaert (1884-1949), puis il se remarie avec Léonie Tondeur (1897)[1].

Formation

Louis Royon commence ses études au pensionnat de Grammont, puis à Bruges. Il se destine à la carrière maritime et embarque, en 1897, à bord de l'Appolo, un trois-mâts allemand, à destination du Cap Horn. Après ses études à l'école maritime, il devient, en 1900, second lieutenant au long cours, puis, en 1908, il obtient le grade de capitaine[2].

Carrière

Dessinateur autodidacte, Louis Royon commence, peu après 1900, à illustrer des affiches. En 1907, il illustre La Chanson populaire belge de Charles Gheude, avec d'autres artistes[3]. En 1908, il cofonde, sous la direction de Jan De Clerck le Cercle artistique d'Ostende et participe aux salons du groupe jusqu'en 1914. Lorsqu'advient la Première Guerre mondiale, il s'exile à Chatham, en Grande-Bretagne, où il devient officier d'artillerie au long cours, avant de passer la majorité de la guerre au Havre[2].

À partir de 1921, il se consacre exclusivement à son art. En 1930, Louis Royon et Maurice Pauwaert fondent, à l'instigation de Henry De Vos, la Société belge des peintres de la mer qui organise des salons annuels destinés à promouvoir la vie maritime et à diffuser les œuvres des artistes contemporains en rapport avec les thèmes du monde de la mer. Il participe régulièrement aux salons de la société, mais en , en désaccord l'académisme de ses confrères, il démissionne de la société. Il expose désormais dans des galeries bruxelloises jusqu'en 1965[4].

Le , Louis Royon meurt à l'âge de 86 ans à Waulsort[5].

Œuvre

Caractéristiques

Son champ pictural couvre essentiellement les marines. Il est également illustrateur et affichiste. Pour la Red Star Line et la Compagnie maritime belge, il conçoit des affiches, des menus, des horaires,…[6].

Les marines de Louis Royon présentent deux aspects : l'un, romantique montrant de grands voiliers naviguant sur les océans dans des eaux bleues et exotiques ; l'autre, plus réaliste, offre une vision plus fidèle, reflétant sa connaissance exacte de la mer et des opérations militaires. En 1937, lors de la Guerre d'Espagne, il est désigné comme « Chief observer » des ports et de la côte espagnole et reproduit les scènes vues, de manière documentaire, dans certaines de ses œuvres. En 1953, l'association Les Amis de Bruges acquiert un tableau représentant une vue du Zwin au XVe siècle pour son témoignage historique[2].

Réception critique

En , lorsque Louis Royon expose ses œuvres à la Galeries de la Toison d'or à Bruxelles, le critique du quotidien Le Soir écrit :

« Le commandant Royon est un marin intégral […]. Il peint la mer. Il peint des bateaux et il les peint fort bleu, avec autant de sensibilité que de minutie. Je voudrais retenir tout d'abord quelques dessins, d'une délicatesse telle, dans le jeu nuancé des noirs et des blancs, qu'on songe, en les regardant, à des coquilles d'huitres, argentées et lumineuses, comme si des rayons de lune s'y étaient matérialisés. De petits bateaux sur la mer calme, de grands croiseurs de guerre, des voiliers, toutes voiles tendues, des transatlantiques - comme le Baudouinville - se succèdent aux cimaises et invitent le visiteur à un voyage immense et authentique. L'œuvre du commandant Louis Royon a la valeur d'un témoignage incontestable. Ce peintre est un peintre de la mer, un vrai[7]. »

Collections muséales

Le Museum aan de Stroom à Anvers et le Musée d'Art à la mer à Ostende conservent des œuvres de Louis Royon[8].

Références

  1. « État-civil d'Ostende », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  2. Hostyn 1992, p. 13-14.
  3. « AML - OPAC », sur opac.aml-cfwb.be (consulté le )
  4. Rédaction, « Les peintres de la mer », L'Indépendance belge, no 39,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
  5. Rédaction, « Louis Royon », Le Soir, no 255,‎ , p. 6 (lire en ligne, consulté le ).
  6. Rédaction, « Louis Royon », Le Soir,‎ , p. 6 (lire en ligne, consulté le ).
  7. R.D., « Le Commandant Louis Royon », Le Soir, no 351,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
  8. « Louis Royon », sur galeriedupistoletdor.com, (consulté le ).

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • (nl) Norbert Hostyn, « Louis Royon », Het Visserij blad,‎ , p. 13-14.

Liens externes

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