Louis Texier-Olivier

Louis Texier-Olivier
Fonctions
Préfet de la Haute-Vienne
-
Préfet des Alpes-de-Haute-Provence
-
Membre du Conseil des Cinq-Cents
-
Procureur-syndic
Reignac-sur-Indre
à partir de
Titre de noblesse
Baron
Biographie
Naissance
Décès
(à 85 ans)
Montgibaud
Nationalité
Activités
Conjoint
Marie-Jeanne Richard
Autres informations
Membre de
Distinction

Louis Texier-Olivier, né à Reignac-sur-Indre (Indre-et-Loire) le et mort à Ortholaras (Lortholary[1]), commune de Montgibaud (Corrèze), le , est un haut fonctionnaire et homme politique français, préfet et député.

Biographie

Famille

Louis Texier-Olivier est le fils de Louis-François Texier-Olivier, seigneur de Rochettes, receveur au château de Reignac, et de Louise-Renée Hubert.

Il épouse Marie-Jeanne Richard, héritière du château de Glénay (Deux-Sèvres), le . Louis Texier-Olivier et Marie-Jeanne Richard se sont rencontrés alors qu'ils étaient tous deux emprisonnés à Tours. Contrainte par un de ses oncles de suivre les armées vendéennes jusqu'à leur défaite au Mans, Marie-Jeanne Richard avait été transférée à Tours pour y être traduite devant la Commission militaire. Elle est acquittée le mais, le , Sénar fait arrêter Madame Texier-Olivier pour y être traduite devant le Tribunal révolutionnaire. Elle est relâchée par un arrêté du Comité de sûreté générale le 16 thermidor an II ()[2],[3].

Carrière

Au début de la Révolution, Louis Texier-Olivier, avocat, est clerc de procureur à Paris[4]. En , il s’installe à Tours et devient « défenseur officieux ».

Procureur-syndic de Reignac en 1791, il est nommé membre du bureau de conciliation près le tribunal de Tours le . Le suivant, membre du directoire du département, il est élu administrateur d’Indre-et-Loire. Il est incarcéré comme suspect en 1793 avec Clément de Ris. Le , Gabriel Jérôme Sénar, à qui il s’oppose, le fait arrêter et emprisonner d'abord à Tours puis à Paris[4]. Lavé des accusations portées contre lui, il reprend ses fonctions le . Il est nommé Commissaire du Pouvoir Exécutif près de l’administration du département d’Indre-et-Loire le [2]. Il fait destituer les administrateurs par le Directeur exécutif et en fait nommer cinq nouveaux plus proches de lui[4].

Il est ensuite élu député aux Conseil des Cinq-Cents, où il siège du au [5],[4].

Il est nommé préfet des Basses-Alpes en 1800, dans la première promotion de préfets. Il quitte ce poste en 1802, pour la préfecture de la Haute-Vienne, où il reste en fonction jusqu’à la fin du Premier Empire[6],[4].

Révoqué à la Restauration, il joue un rôle de premier plan pendant les Cent Jours. Il se retire de la scène politique en 1815[2].

Honneurs

Œuvre

  • Louis Texier-Olivier, Statistique générale de la France : département de la Haute-Vienne, Paris, chez Testu, , 560 p. (lire en ligne)[7] ;

Bibliographie

  • « Louis Texier-Olivier », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • « Liste des préfets des Basses-Alpes », in Chroniques de Haute-Provence Les préfets dans l’histoire de Haute-Provence depuis 1800, Autour d’une exposition réalisée par les Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, (no 340, 2000), p 50-51[8]
  • Dominique Bouguet, « Organisation administrative », dans La Révolution en Touraine de A à Z, Conseil Général d'Indre-et-Loire. Association Messidor, , «L. Tixier Olivier» p.52-53

Notes et références

  1. L'Hortolarie
  2. « Séance du 26 juillet 1945 », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, vol. XXIX,‎ , p.154.
  3. Albert Philippon, La deuxième Commission militaire, Bulletin de la Société archéologique de Touraine, tome XXXIV, 1966, p. 453.
  4. Bouguet 1989, p. 53.
  5. sa fiche sur www.assemblée-nationale.fr
  6. Jacques-Olivier Boudon, « La création du corps préfectoral en l'An VIII », in Revue du Souvenir napoléonien no 428, avril-mai 2000, p 9-15, disponible en ligne, [1], consulté le 8 février 2008
  7. Joseph-Marie Quérard, « Texier-Olivier (Louis) », La France littéraire, ou Dictionnaire bibliographique, t. 9e, chez Firmin Didot frères, libraires, (lire en ligne), p. 387.
  8. en ligne

Liens externes

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