Louis de Villefosse

Louis de Villefosse
Fonction
Directeur
Revue maritime
à partir de
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Laurent Antoine Marie Louis Héron de Villefosse
Nationalité
Formation
Activités
Officier de marine, écrivain, journaliste, historien
Famille
Père
Étienne Héron de Villefosse (d)
Conjoint
Autres informations
A travaillé pour
Armes
Grade militaire
Conflits
Distinction

Louis Héron de Villefosse, né le dans le 7e arrondissement de Paris et mort le à Kensington (Londres)[1], est un officier de marine français, devenu journaliste et écrivain.

Biographie

Laurent Antoine Marie Louis Héron de Villefosse naît à Paris (7e arrondissement) en 1900[1], dans un milieu catholique et traditionaliste.

Il entre à l'École navale en 1918[2] puis fait carrière comme officier dans la Marine nationale. Enseigne de vaisseau, il participe au blocus allié basé en Mer Noire qui, en 1920-1921, tente de soutenir l'armée de Piotr Nikolaïevitch Wrangel[3].

En 1936, il épouse à Paris (18e arrondissement) la journaliste Janine Bouissounouse[4]. Le couple partagera idéaux et engagements communistes.

En 1940, il rejoint à Londres les Forces navales françaises libres et en devient sous-chef d'état-major. Le , sous les ordres de l'amiral Émile Muselier, il participe à la libération de l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon, jusqu'alors gouverné par le Régime de Vichy. Le désaccord survenu entre son supérieur et le général de Gaulle instaurera chez Louis de Villefosse une durable réserve à l'égard de ce dernier.

Après la Libération, il entame une carrière de journaliste et d'écrivain. Proche du Parti communiste français, il collabore au quotidien Libération fondé par Emmanuel d'Astier de La Vigerie. Mais à la suite de l'Insurrection de Budapest, il lance une pétition de condamnation puis rompt avec le Comité national des écrivains et le PCF.

Dans ses mémoires publiés en 1962, Louis de Villefosse, qui avait déposé en devant le tribunal militaire en faveur d'Henri Martin regrettera comme « une erreur humiliante » une autre déposition qu'il fit au cours de cette même année 1950, pour affirmer que le régime concentrationnaire n'existait pas en URSS[5]. Il expliquera n'avoir exprimé des doutes que trop tard, en consignant dans un rapport confidentiel que l'organisation de son voyage en URSS de 1952 « a tendu de façon constante et systématique à nous priver de ces contacts humains directs, à nous isoler de ce qui n'était pas officiel, à nous entourer d'un écran de prudence excessive, pour ne pas dire de méfiance », avant de rester un « compagnon de route du PCF » jusqu'en 1956, année où il écrit au Conseil national des écrivains une protestation contre l'intervention des troupes soviétiques en Hongrie[5].

Veuf en 1978, il se remarie avec Nancy Bouvier à Londres (district de Kensington) deux ans plus tard et y meurt fin 1984.

Publications

Participation ouvrage collectif militant

Références

  1. « 7e arrondissement, année 1900, acte de naissance n°384, cote V4E 8663, vue 4/31, avec mentions marginales de mariage et de décès », Archives en ligne de Paris (consulté le )
  2. voir « http://ecole.nav.traditions.free.fr/officiers_heron_laurent.htm »(Archive.orgWikiwixGoogle • Que faire ?).
  3. Louis de Villefosse, « En mer Noire », Europe,‎ .
  4. « Acte de mariage n°2039 », sur archives.paris.fr, Archives de Paris 18e (consulté le ), p. 22/31
  5. Critiques de ses mémoires dans Le Monde du 15 août 1962.

Liens externes

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