Louis de Visser

| Représentant à la Seconde Chambre des États généraux | |
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| Conseiller municipal La Haye | |
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| Membre des États provinciaux de Zuid-Holland | |
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| Naissance | |
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| Décès |
(à 66 ans) |
| Nationalité | |
| Activité |
| Partis politiques |
Parti social-démocrate des ouvriers ( - Parti communiste des Pays-Bas (à partir du ) |
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| Lieux de détention |
Louis Leonardus Hendrikus « Lou » de Visser ( – ) est un homme politique néerlandais, figure du mouvement communiste aux Pays-Bas. Membre influent du Parti communiste des Pays-Bas, il a joué un rôle central dans la diffusion des idées marxistes et dans l’organisation du mouvement ouvrier au début du XXe siècle[1].
Biographie
Né dans une famille protestante fervente d'origine modeste, de Visser devient ouvrier dès son plus jeune âge et entre en politique en même temps.
De Visser fut l'un des fondateurs du journal De Tribune, organe officiel du nouveau Parti communiste des Pays-Bas (SDP), aile marxiste orthodoxe du Parti social-démocrate des travailleurs des Pays-Bas. En 1909, il démissionna du SDAP et adhéra à l'Association socialiste révolutionnaire (RSV) d'Henriette Roland Holst, qui participait à la Gauche de Zimmerwald. En 1916, la RSV et le SDP fusionnèrent et Visser devint propagandiste du nouveau parti. Ce parti fut rapidement rebaptisé Parti communiste des Pays-Bas. Lors des élections de 1918, il fut arrêté pour avoir mené une manifestation bruyante, mais fut rapidement libéré[2].
De Visser participa au troisième congrès de l'Internationale communiste. Après une crise au sein de la direction du parti concernant la politique syndicale, qui entraîna la démission de plusieurs membres du conseil d'administration, il devint président du PCN en 1925 et membre de la Chambre des représentants. Il fut également membre du conseil municipal de La Haye et des États de Hollande-Méridionale[3].
De Visser fut impliqué dans quelques altercations à la Chambre des représentants, notamment le jour du Prince 1934. Lui et deux membres de son parti furent violemment expulsés de la réunion conjointe du Sénat et de la Chambre des représentants par la police, pour avoir crié « Indies los van Holland » à l'entrée de la reine. Malgré des preuves telles que des vêtements ensanglantés, il fut nié que la police ait fait un usage excessif de la force[4].
En 1935, il fut remplacé par son jeune frère Ko Beuzemaker à la tête du parti, mais fut néanmoins élu membre du Comité exécutif du Komintern. Malgré sa popularité et son respect au sein du PCN, il fut démis de ses fonctions de direction en 1939[2]. Il publia ses mémoires la même année.
En , il fut arrêté par les forces d'occupation allemandes. Il résilia son mandat de député. Il fut incarcéré au camp de concentration de Neuengamme. De Visser fut tué lors du bombardement allié du SS Cap Arcona près de Lübeck, moins d'une semaine avant la capitulation de l'Allemagne[4].
Notes et références
- ↑ (en) John P. Gerber, Anton Pannekoek and the Socialism of Workers' Self Emancipation, 1873-1960, Springer Science & Business Media, (ISBN 978-0-7923-0274-2, lire en ligne)
- « VISSER, Louis Leonardus Hendrikus de | BWSA », socialhistory.org (consulté le )
- ↑ (nl) « L.L.H. (Lou) de Visser », www.parlement.com (consulté le )
- (nl) « Visser, Louis Leonardus Hendrikus de (1878-1945) », resources.huygens.knaw.nl, (consulté le )
Liens externes
- Archives conservées par : Institut international d'histoire sociale (ARCH01564)
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
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