Louise Cruppi

Louise Cruppi
Louise Cruppi.
Biographie
Naissance
Décès
(à 62 ans)
Paris
Pseudonymes
Louise Cruppi, Louise Dartigues
Nationalité
Activités
Conjoint
Enfant
Amélie Cruppi (d)
signature de Louise Cruppi
Signature.

Louise Cruppi, née Amélie Mathilde Louise Crémieux le au Havre et morte le dans le 7e arrondissement de Paris[1], est une écrivaine, musicienne et féministe française.

Biographie

Louise Crémieux naît le au Havre. Ses parents sont Marie-Françoise Rabou, cantatrice et de Gustave Crémieux, négociant. Son grand-père paternel est l'avocat Adolphe Crémieux. Elle épouse, le , le magistrat Jean Cruppi. Le couple donne naissance a trois enfants[2].

Carrière littéraire et engagement féministe

Louise Cruppi est une femme de lettres et une musicienne qui contribue à introduire la musique russe en France[2]. Elle tient salon à son domicile situé rue de l’Université à Paris.

Son premier roman, Avant l'heure, paraît en 1905, et s’inspire des débuts du compositeur Georges Bizet. En 1908, sa pièce, Répudiée, est jouée au Théâtre Antoine. En 1912, elle publie un essai sur les femmes de lettres suédoises, qui s'intitule Les Femmes écrivains aujourd’hui. Son second roman, La Famille Sanarens, est publié par Grasset en 1921. Cruppi devient membre du jury du prix Femina de 1918 jusqu’à sa mort en 1925[3].

En plus de son activité littéraire et musicale, elle s'implique dans de nombreuses causes sociales. Elle fonde des bibliothèques de prêt dans des quartiers défavorisés de Paris, et fait partie du bureau du Conseil national des femmes françaises. Louise Cruppi entretient une correspondance importante (plus de 1 000 lettres) avec Romain Rolland entre 1905 et sa mort en 1925[4].

Postérité

Elle encourage Maurice Ravel à ses débuts, qui lui dédie la mélodie Noël des jouets (1905). En outre, elle joue un rôle déterminant pour convaincre Albert Carré, directeur de l’Opéra-Comique, de représenter en 1911 L’Heure espagnole (1907) dont elle est la dédicataire[5].

Bibliographie (ordre chronologique)

Articles, notices, chapitres d'ouvrages

  • Philippe Rodriguez, « Mme Jean Cruppi. Un prénom, un visage, une vie », Cahiers Maurice Ravel, no 13,‎ , p. 126-148
    Article sur la dédicataire de L’Heure espagnole de Maurice Ravel sur un livret de Franc-Nohain
  • Philippe Rodriguez, « L’Heure espagnole : chronologie critique des sources autour des “auditions privées” entre 1907 et 1911 », Cahiers Maurice Ravel, no 15,‎ , p. 9-25

Correspondances

Notes et références

  1. Archives de Paris 7e, acte de décès no 167, année 1925 (vue 17/31)
  2. Yolande Cohen, « Le Conseil national des femmes françaises (1901-1939) », Archives Juives, vol. 44, no 1,‎ , p. 83-105 (ISSN 0003-9837, DOI 10.3917/aj.441.0083, lire en ligne, consulté le )
  3. Election de nouveaux membres du jury annoncé dans l'Éclair, rubrique Lettres, sciences et arts, le 9 décembre 1917.
  4. Philippe Rodriguez, « Romain Rolland et Louise Cruppi, une correspondance inspirée », Cahier de Breves, 2010, p. 29-31 |url=https://www.association-romainrolland.org/image_articles26/Rodriguez26.pdf
  5. Yolande Cohen, « Le Conseil national des femmes françaises (1901-1939). Ses fondatrices et animatrices juives », Archives Juives no 44, 2011, p. 83–105.

Liens externes

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