Louise Leroy
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| Décès |
(à 89 ans) 16e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
Louise Cécile Leroy |
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| Maître |
Mlle Favre, Claude Spero, Mathilde Delattre, Thérèse Gaudrion |
| Genres artistiques |
Louise Leroy, née le à Quincy-sous-Sénart et morte le à Paris dans le 16e arrondissement, est une peintre de paysages et une artiste décoratrice française.
Biographie
Famille et formation
Louise Cécile Leroy nait en 1879 chez Louis Lehodey, son arrière-grand-père qui est alors maire de Quincy-sous-Sénart[1]. Isidore Leroy, son grand-père paternel, est l'inventeur des premiers papiers peints imprimés mécaniquement, médaille d'or de l'Exposition universelle de 1867. Ses parents, Charles Isidore Leroy et Aline Émeline Brion, sont domiciliés rue Taitbout à Paris (9e)[2]. Son père, devenu propriétaire des usines de papiers peints fondées en 1842, fait construire en 1889 le château éponyme de Quincy-sous-Sénart. Tandis que son frère ainé et sa sœur cadette contractent des mariages avec d'autres familles aisées, Louise reste célibataire. Sa mère décède en 1892.
Elle est élève de Mademoiselle Favre en 1902[3], de Claude Spero en 1907[4], de Mathilde Delattre en 1908 et de Thérèse Gaudrion en 1919[5].
Carrière
Louise Leroy se consacre aux arts appliqués, peint des paysages et s'adonne également à la miniature. Elle expose de 1901 à 1935.
Membre de l'Union des femmes peintres et sculpteurs dès 1901[6] (son père participe avec elle dès 1897 à son banquet annuel[7]), elle y expose de 1902[6] à 1933. En 1911, Guillaume Apollinaire y remarque ses « grandes aquarelles traitées comme des peintures à l'huile »[8].
Elle participe à de nombreuses éditions du Salon des artistes français de 1902 à 1935, avec des objets d'art décoratif (cuir repoussé, soies peintes, etc.), puis, à partir de 1910, également des paysages à l'aquarelle. Elle est Sociétaire en 1911[9], et reçoit deux mentions honorables (l'une en peinture en 1920[10], la seconde en arts appliqués en 1926[11]), ainsi qu'une plaquette de bronze en 1931 (concours de la Société d'encouragement à l'art et à l'industrie)[12].
Elle est à la Société des Aquarellistes à la galerie Brunner en 1912 avec Blanche Odin, Mathilde Delattre, Marie-Thérèse Dethan-Roullet, Camille Carlier, Gabriel d'Apchier, Zabeth, etc., et y présente Couchant, où « l'air circule sous les arbres et jusqu'à l'horizon bordé par la forêt »[13] ; en 1916, elle accroche à la Galerie Brunner au Salon de la miniature, de l'aquarelle et des arts précieux[14].
En province, elle expose des objets de parure au salon de Nancy de 1906[15], et des soies peintes et coussins au salons 1930 et 1931 de la Société des Femmes Artistes à Bordeaux[16],[17],[18].
Son père meurt en 1921, et en 1924 avec son frère et sa sœur elle vend le château familial de Quincy-sous-Sénart[1]. Louise Leroy bénéficie de nombreux domiciles : 22 rue de l'Élysée à Paris (8e) de 1901 à 1923[5], Chenay (Loir-et-Cher) de 1924 à 1931[17], 19 rue St-James à Neuilly-sur-Seine en 1927[19], Montereau dans l'Yonne dans les années 1930, Villa la Marjolaine à Vulaines-sur-Seine (Seine-et-Marne) en 1932, Villa Sylvie à Barbizon (Seine-et-Marne) en 1934 et 1935[20]. Elle séjourne parfois dans les années 1930 chez son amie Mathilde Delattre, au « Hanneton » au Grand Andely ou rue Duperré à Paris[21],[12].
Elle meurt en 1969 à son domicile du 12 avenue Jules-Janin à Paris à l'âge de 89 ans[22].
Principales expositions
Salon de l'Union des femmes peintres et sculpteurs
- 1902 : Vitrine pyrogravure et cuir repoussé et Coffret pyrogravé[23]
- 1903 : Vitrine contenant une garniture de toilette, pyrogravure[24]
- 1905 : Chauve-souris, pendentif ; Libellules, boucle et ceinture, cuir vénitien, et Violettes, maquettes de bouton, bijou
- 1906 : Les anthuriums, boutons ciselés
- 1907 : Pont de la Napoule et Baie de la Napoule, aquarelles, et Les chimères (coffret St-Louis, cuivre repoussé), art décoratif
- 1908 : Effet du soir, Quincy, et Vue de Brie, aquarelles
- 1909 : Lapin, Pins et Mer basse, aquarelles
- 1910 : Sapins, brume d'automne, Sapins, dernier rayon, Pins, au matin, Cyprès au clair de lune, La lande fleurie et Marines au couchant, panneau, aquarelles
- 1911 : L'heure triste, La clairière, Coin de forêt, Solitude, Sous les sapins, couchant, et Sapins, étude, aquarelles[8]
- 1912 : L'heure gaie, L'heure triste, Vers la lumière et La forêt enchantée, aquarelles
- 1913 : Été, Étude de sapins, Soir, Décembre, Coin de Normandie et Coin d'Italie, aquarelles
- 1914 : Printemps, Automne, Été, Les peupliers, La source, et Coin de parc, aquarelles
- 1916 : Terrasse (automne), aquarelle
- 1917 : Sentier dans la forêt, automne et Été, aquarelles
- 1918 : Matin et Soir, peintures
- 1919 : Cyprès, aquarelle
- 1921 : Nymphéas, aquarelle ; Lapins, Dans la forêt, Le vieux pommier et La route, peintures ; et Vitrine, miniature
- 1922 : Le lac, aquarelle et La plaine, La mare, Couchant et Printemps, peintures
- 1924 : L'étang, peinture (reproduit au catalogue) et Vitrine contenant des reliures, des couvre-livres et des étoffes, arts décoratifs
- 1925 : Les chênes, Les pins, Hiver, et Crépuscule, peintures
- 1926 : Pins, Barques, et Les vieux arbres, peintures, et Etoffes peintes et colliers, arts décoratifs
- 1927 : Vitrine contenant des soies peintes, art décoratif
- 1933
Salon des artistes français
- 1902 : Couvre-livre ; cuir repoussé, art décoratif (étude de crabe)[25],[26]
- 1903 : Libellules et feuilles de nénuphar, boucle ciselée, art décoratif[27]
- 1910 : Dernier rayon et Solitude, aquarelles[3]
- 1911 : Coin de forêt, aquarelle[3]
- 1913 : Effet de soleil et Automne, aquarelles[3]
- 1914 : Le vieux mur et Allée verte, aquarelles[3]
- 1920 : Automne, gouache et Ombelles, aquarelle[28]
- 1921 : Dans la forêt et La route, peintures, Herbes hautes, aquarelle et Deux paysages, miniatures sur ivoire[29]
- 1922 : Clair de lune, peinture[30]
- 1923 : Le soir, aquarelle[31]
- 1924 : Les pins, aquarelle, et Un cadre contenant des papiers de garde, arts appliqués[32]
- 1925 : Les pins, gouache[33]
- 1926
- 1927 : L'étang le soir, gouache et Une vitrine contenant quatre soies peintes, arts appliqués[19]
- 1929 : Cinéraires, aquarelle et Bandeau et Oiseaux et fleurs, soies peintes[34]
- 1930 : La barque au clair de lune, peinture et Le panier aux pommes vertes, aquarelle[35]
- 1931 : Fleurs, soie peinte et Vitrine contenant des soies peintes, arts appliqués[36]
- 1932 : deux Carrés de soie peinte, arts appliqués[37]
- 1933 : deux Soies peintes, arts appliqués[38]
- 1934 : deux Soies peintes, arts appliqués[39]
- 1935 : deux Soies peintes, arts appliqués[40]
Références
- « Le Château Leroy », Nouvelles Racines, no 50, 1998, lire en ligne [PDF].
- ↑ Archives départementales de l'Essonne, registres d'état civil de Quincy-sur-Sénart, lire en ligne.
- Base salons du musée d'Orsay, lire en ligne.
- Pierre Sanchez, préface de Ch. Beauvalot, Dictionnaire de l'Union des femmes peintres et sculpteurs : répertoire des artistes et liste de leurs œuvres : 1882-1965, Échelle de Jacob, Dijon, 2010.
- Catalogue du salon de la société des artistes français 1921 sur Gallica.
- Annuaire de 1901 de l'Union des Femmes peintres et sculpteurs, Paris, sur Gallica.
- ↑ Journal des femmes artistes no 71, mai 1897.
- L'Intransigeant du 5 février 1911 sur Gallica.
- ↑ Compte-rendu des travaux de la Société des artistes français du 15 juin 1911 sur Gallica.
- ↑ Compte-rendu mensuel des travaux de la Société des artistes français, janvier à septembre 1920, no 215, sur Gallica.
- ↑ La Fronde du 30 mai 1926 sur Gallica.
- « Explication des ouvrages de peinture et dessins, sculpture, architecture et gravure des artistes vivants... », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ Le Petit Journal du 15 février 1912 sur Gallica.
- ↑ The New York Herald Paris du 13 mai 1916 sur Gallica.
- ↑ Journal des artistes du 25 novembre 1906 sur Gallica.
- ↑ Salon créé par Marguerite Jacquelin.
- Catalogue de la 18e exposition de la Société des femmes artistes, Bordeaux 1931, lire en ligne [PDF].
- ↑ Catalogue du salon de 1930 des Femmes Artistes, Bordeaux, en ligne.
- Catalogue du Salon de la société des artistes français 1927 sur Gallica.
- ↑ Annuaire 1935-1936 de la Société amicale des peintres et sculpteurs français sur Gallica.
- ↑ Éric Ledru et Charlotte Girard, « Mathilde Delattre (1871-1950) Peintre des fleurs en chemin vers le Plein air », sur ateliermathildedelattre.com, 2024.
- ↑ Archives d'état civil de Paris, lire en ligne (vue 30/31).
- ↑ Journal des artistes du 20 avril 1902 sur Gallica.
- ↑ La veillée des chaumières du 14 mars 1903 sur Gallica.
- ↑ Revue des industries du livre du 1er juillet 1902 sur Gallica.
- ↑ Catalogue du Salon 1902 sur Gallica.
- ↑ Catalogue du Salon 1903 sur Gallica.
- ↑ Catalogue du Salon 1920 sur Gallica.
- ↑ Catalogue du Salon 1921 sur Gallica.
- ↑ Catalogue du Salon 1922 sur Gallica.
- ↑ Catalogue du Salon 1923 sur Gallica.
- ↑ Catalogue du Salon 1924 sur Gallica.
- ↑ Catalogue du Salon 1925 sur Gallica.
- ↑ Catalogue du Salon de la société des artistes français 1929 sur Gallica.
- ↑ Catalogue du Salon de la société des artistes français 1930.
- ↑ Catalogue du Salon 1931 sur Gallica.
- ↑ Catalogue du Salon 1932 sur Gallica.
- ↑ Catalogue du Salon 1933 sur Gallica.
- ↑ Catalogue du Salon 1934 sur Gallica.
- ↑ Catalogue du Salon 1935 sur Gallica.
Annexes
Bibliographie
- René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains (1910-1930), t. II, Paris, Georges Lang, , 478 p.
- (en) Chris Petteys, Dictionary of Women Artists : An international dictionary of women artists born before 1900, Boston, G.K. Hall, , 851 p. (ISBN 978-0-8161-8456-9, OCLC 11316630, lire en ligne), p. 437.
- (de) Hans Vollmer, Allgemeines Lexikon der bildenden Künstler des XX Jahrhunderts, vol. III (K-P), Leipzig, E.A. Seemann, , 640 p. (lire en ligne), p. 216.
Liens externes
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