Luc et Lucette
| Genre | opéra-comique |
|---|---|
| Nbre d'actes | 1 |
| Musique | Jacques Offenbach |
| Livret |
Auguste Pittaud de Forges Eugène Roche |
| Création |
salle Herz |
Personnages
- Luc
- Lucette
Airs
- Le vin, le vin, le vin, le vin (duettino)
- Toc ! toc ! toc ! toc !
Luc et Lucette est un opéra-comique en un acte de Jacques Offenbach sur un livret de Auguste Pittaud de Forges et Eugène Roche, joué pour la première fois le à la salle Herz à Paris[1],[2].
Genèse
À partir du milieu des années 1840, Jacques Offenbach tente de monter ses opéra-comique mais à l'époque, les autorités prennent très au sérieux les privilèges théâtraux qui réservent les œuvres dramatiques musicales originales à un petit groupe d'entre eux, pour l'opéra-comique, c'est l'Opéra-Comique et le Théâtre-Lyrique. La seule possibilité d'Offenbach est de présenter ses œuvres au public lors de concerts ponctuels qu'il organise chaque année. Ainsi, L'Alcôve est créée lors d'un concert à la salle Moreau-Santi[3], le ; Le Trésor à Mathurin, le , dans la salle Herz, et un an plus tard, le , un autre concert a lieu au même endroit, dont le programme se termine par une représentation du nouvel opéra-comique Luc et Lucette[4] .
Description
Le livret de cet opéra en un acte a été écrit par l'ami proche du compositeur, Philippe-Auguste Pittaud de Forges et par l'expérimenté auteur de vaudeville Eugène Roche[4]. Il s'agit d'une œuvre d'un format plus petit que la précédente, pour seulement deux interprètes (L'Alcôve et Pepito ont trois personnages chacun et Le Trésor à Mathurin, quatre). Pour la représentation, il choisit Auguste Alphonse Meillet et Maria Meillet-Meyer du Théâtre-Lyrique[5]. Comme les trois œuvres scéniques précédentes, Luc et Lucette est une comédie lyrique se déroulant dans un décor champêtre. Jules Lovy, dans Le Ménestrel, l'a qualifie d'opérette pastorale[1].
Reprises
Les Meillet chantent ce petit opéra à Vichy durant la saison d'été 1854[6] et Le Figaro mentionne que le Théâtre-Lyrique, le reprendra au répertoire dans quelques jours[7]. Mais cela ne se fait pas, même si Offenbach fonde quelques années plus tard son propre théâtre, le Théâtre des Bouffes-Parisiens, Luc et Lucette ne fait pas partie du répertoire, contrairement à Pepito et Le Trésor à Mathurin qu'il retravaille pour donner Le Mariage aux lanternes. Le livret et la musique de Luc et Lucette ont été récemment retrouvés par le musicologue spécialiste d'Offenbach Jean-Christophe Keck et publiés chez l'éditeur Boosey & Hawkes dans le cadre de l'OEK.
Distribution de la création
| Rôle | Type de voix | Première distribution, 2 mai 1854 |
|---|---|---|
| Luc Gaillard | Baryton | Auguste-Alphonse-Edmond Meillet |
| Lucette Verdoyant | Soprano | Marie-Stéphanie Meyer |
Critiques
« Nous nous abstiendrons de donner l'analyse de cette pièce, dont le fond ne diffère pas beaucoup de celui du Trésor à Mathurin, de Bonsoir Voisin[8], et autres bluettes du même genre. La musique se compose d'agréables morceaux, auxquels M. et Mme Meillet ont imprimé un excellent cachet. On a particulièrement goûté une grande scène comique dans laquelle Meillet fait le récit d'une historiette champêtre, en s'accompagnant du violoncelle, scène que le compositeur a dotée d'une foule d'ingrédients hétérogènes, même du choral de Luther ! Nous citerons encore un joli duettino, les couplets le vin, le vin, une gracieuse romance de Mme Meillet et les couplets dialogues : Toc, toc. M. et Mme Meillet ont enlevé Luc et Lucette avec une verve extraordinaire. »
— Jules Lovy dans Le Ménestrel [1].
Notes et références
- (cs) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en tchèque intitulé « Luc a Lucette » (voir la liste des auteurs).
- « Le Ménestrel », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ Félix Clément, Dictionnaire lyrique, 1867-1880 (lire en ligne)
- ↑ Du nom de son fondateur, le chanteur Théodore François Moreau (dit Moreau-Sainti, après avoir joint son nom à celui du nom de scène de son épouse chanteuse), situé au 18 rue de la Tour-d'Auvergne,
- Yon 2010, p. 122.
- ↑ Yon 2010, p. 123.
- ↑ « Le Ménestrel », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Le Figaro », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ de Ferdinand Poise en 1853
Bibliographie
- Le Ménestrel, Paris, 1833-1940 (lire en ligne), lire en ligne sur Gallica
- Jean-Claude Yon, Jacques Offenbach, Paris, Gallimard, coll. « NRF Biographies », , 816 p. (ISBN 978-2-07-013097-9).
Liens externes
- « Luc et Lucette », sur Au Bon Clos, (consulté le ).
- « Offenbach Livrets inédits | Luc et Lucette (1854) », sur www.jean-christophekeck.com (consulté le ).
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